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Allah-Kouadio Remi (ministre de la Production animale et des Ressources halieutiques) :/ “La présence du président Bédié au Golf est un acte de courage”
Publié le mardi 4 janvier 2011   |  Le Nouveau Réveil




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Allah Kouadio Remi, ministre de la Production animale et des ressources halieutiques, était sur Radio " Côte d'Ivoire : La voix du Rassemblement ", lundi 03 janvier 2011. Dans l'interview qu'il a accordée à cette radio, il a fait un tour d'horizon sur les différentes voies de sortie de la crise post-électorale. Il n'a pas omis de dire que le départ de Laurent Gbagbo était plus qu'imminent.
Un mois après la proclamation par la Cei et la certification des résultats de la présidentielle par l'Onuci, le président élu et reconnu n'a toujours pas accès à la présidence de la République. Quelle analyse faites-vous de cette situation ?
C'est une situation qui est regrettable pour la Côte d'Ivoire, pour l'Afrique et pour le monde entier. Les élections se sont déroulées, tout le monde a suivi ces élections. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'aujourd'hui M. Laurent Gbagbo parle d'acharnement de la communauté internationale par rapport à une crise interne à un pays. Mais ce qu'il semble oublier, c'est que l'histoire de la crise a fait que c'est la communauté internationale qui est pratiquement maître d'ouvrage. Même si formellement on a dit que le Premier ministre était maître d'ouvrage et que la Cei était maître d'œuvre, mais quand on regarde l'histoire de cette crise, la communauté internationale est impliquée depuis le début jusqu'à aujourd'hui si bien que tous les accords qui ont été passés, tout le processus réalisé, toutes les difficultés qui viennent ont été suivis au jour le jour par cette même communauté internationale qui nous a aidés. Donc, aujourd'hui, la chance de la Côte d'Ivoire est que nous ne sommes pas en train de faire un plaidoyer les uns les autres. Ceux mêmes qui sont arbitres, en tout cas, qui se proclament comme tels au nom de la communauté internationale, sont eux-mêmes au fait de tout ce qui s'est passé du début jusqu'à la fin. A partir de là, il est difficile que la communauté internationale puisse prendre une autre position. Alors par rapport au fait que le président Alassane Dramane Ouattara n'a pas encore pu accéder au pouvoir dans toute sa plénitude parce qu'il est déjà président de la République, je dis qu'il faut que nous fassions en sorte que de telles choses ne se reproduisent plus. Il faut que nous fassions en sorte que l'alternance démocratique soit une réalité dans notre pays. Il faut que nous fassions en sorte que les institutions préservent la Côte d'Ivoire de ce genre de situation qui ne nous honore pas. Alors aujourd'hui, où est-ce que nous en sommes ? Je trouve tout simplement que, malgré cette situation qui ne nous honore pas, le président de la République et son gouvernement ne sont pas restés les bras croisés. Nous avons travaillé pour sortir autant que faire se peut pacifiquement de cette situation. Donc petit-à-petit, alors que le 05 décembre, M. Gbagbo avait 100% de pouvoir, en tout cas aujourd'hui, une bonne partie du pouvoir, même si nous sommes encore au Golf, revient au gouvernement légal de M. Alassane Dramane Ouattara. Voilà, donc au jour d'aujourd'hui l'analyse que nous faisons de cette situation. Et les perspectives sont que, inéluctablement, nous nous retrouverons au palais. C'est une question de jour, peut-être de semaines. Ce qui est certain, c'est qu'il ne peut plus avoir de retour en arrière. La situation telle qu'elle se présente aujourd'hui ne peut aboutir qu'au départ de M. Laurent Gbagbo, de gré ou de force.

Le Rhdp a initié une série d'actions à travers tout le pays. Quel bilan faites-vous de toutes ces actions qui ont été menées ?
Ce bilan est révélateur du choix du peuple. Voilà un président de la République qui est enfermé dans un hôtel avec son gouvernement et avec certains responsables des partis qui l'ont soutenu. Et je crois que les mots d'ordre sont donnés au téléphone. Malgré cela, nous constatons que tout le pays se trouve paralysé en quelques heures voire en quelques jours. Même Abidjan où les partisans de l'ancien président semblent en nombre relativement important même s'ils ne sont pas majoritaires, a été bloqué. Avant-hier, le Rhdp décide de suspendre ce mot d'ordre, voyez qu'automatiquement la vie a repris. C'est donc dire que le président Alassane Dramane Ouattara est le choix du peuple, de la majorité des Ivoiriens. Cette démonstration seule suffit.

Il y a un mois que le président Alassane Dramane Ouattara a été déclaré élu par la Commission électorale indépendante (Cei). Depuis, le président Ouattara et son gouvernement sont retranchés à l'hôtel du Golf. Mais en un mois, la diplomatie a été très active. En peu de temps, le président Ouattara a réussi l'exploit de rallier le monde entier à sa cause. Comment expliquez-vous cet exploit ?
Cela s'explique d'abord par le fait que la cause du président Ouattara est juste. Deuxièmement, au début de mon propos, je vous ai dit que depuis plusieurs années, tous les chanceliers qui sont ici sont au fait de tous les développements du processus électoral. Sachez tout simplement que les élections en Côte d'Ivoire, en général, et le processus de vote, en particulier, devraient inspirer d'autres pays. En ce sens qu'en Côte d'Ivoire, le dépouillement est public. On ne transporte pas les urnes pour être dépouillées. Ce qui veut dire que toutes les institutions, toutes les personnes privées, qui veulent s'en donnez les moyens, peuvent connaître les résultats au même titre que les acteurs de ce processus de vote. Ici, en Côte d'Ivoire, la loi prévoit qu'à la fermeture du bureau de vote, les électeurs qui ont voté doivent tous revenir pour que, devant tout le monde, les portes et les fenêtres étant ouvertes, on fasse le décompte des voix contenues dans les urnes. A partir de là, sachez tout simplement que toutes les institutions qui étaient ici, qui ont financé ce processus, qui l'ont suivi, se sont donné les moyens d'avoir les résultats par eux-mêmes avant d'encourir aux structures qui étaient proposées à cela. Et comme toutes ces choses-là concordent, voilà pourquoi la cause du président Alassane Dramane Ouattara a été facilement entendue. Avant même qu'il n'ait à se plaindre, ceux-mêmes qui devraient prendre un certain nombre de dispositions pour connaître la vérité la connaissaient déjà. C'est ce qui explique que la communauté internationale se soit mobilisée aussi rapidement. Ensuite, il y a des enjeux. Voyez-vous, le monde évolue. Nous ne sommes plus en 1990-1995. Tout le monde s'accorde à dire que le retard de l'Afrique sur le reste du monde est la mal-gouvernance, l'absence de démocratie, l'absence d'alternance démocratique. A partir de là, le monde entier estime qu'il faille faire des efforts importants pour que cela ne soit plus en Afrique et le cas de la Côte d'Ivoire est un peu devenu comme un projet pilote, un cas d'école où on ne doit pas échouer. A partir de là, accepter que quelqu'un qui a été véritablement battu par les urnes et cela est corroboré par tous les recoupements que les uns et les autres font, que ce soit des institutions nationales comme des institutions multilatérales, laisser donc prospérer une telle forfaiture et un tel comportement serait un mauvais exemple à donner. Ce, d'autant qu'en 2011, l'Afrique attend 22 élections. Et tout le monde espère que le processus démocratique soit une réalité dans ces 22 élections. Il ne faut donc pas laisser prospérer ce mauvais exemple que nous donne l'ancien président Laurent Gbagbo. Et je pense que c'est pour cela, pour faire œuvre utile, tous les pays et toutes les organisations internationales se sont mobilisés. Dernièrement, on a eu la position de l'Organisation de la conférence islamique qui a reconnu la victoire de M. Alassane Ouattara. Or, habituellement, cette structure, lorsqu'il y a des élections, ne donnait pas son point de vue. Mais l'enjeu est devenu international, mondial et tout le monde veut faire en sorte que force reste à la volonté du peuple de Côte d'Ivoire pour servir d'exemple en 2011 à tous les autres pays africains vont à des élections.

Monsieur le ministre, la diplomatie est importante, mais elle a aussi des limites. Ne craignez-vous pas un pourrissement de la situation ? Est-ce que le blocage que nous observons devrait perdurer ?
Pourrissement de la situation ? C'est une possibilité, mais qui est minime (…) Lorsque vous ne pouvez pas nommer d'ambassadeur à l'extérieur et que tous les ambassadeurs que vous avez nommés sont rappelés et qu'ils sont remplacés par les ambassadeurs nommés par Alassane Dramane Ouattara, lorsqu'au niveau financier, les structures internationales, multilatérales telles que le Fmi affirment qu'elles composeront avec le gouvernement Ouattara (…) La banque mondiale affirme qu'elle ne composera qu'avec le gouvernement Ouattara, mais surtout tout prèts de nous, l'Union monétaire ouest-africaine (Uemoa) vient de donner la signature et les instruments de gestion au gouvernement de Ouattara. Aujourd'hui, le monde est devenu un village planétaire. Personne ne peut être dans une bulle. Et dans le cas précis de la Côte d'Ivoire, nous sommes dans une union monétaire. Certains ont voulu nous comparer au Zimbabwe que M. Mugabe a pu tenir parce qu'il avait sa monnaie propre. Mais, nous ne sommes pas dans ce cas. L'un dans l'autre, je ne vois pas comment, raisonnablement un gouvernement factice même s'il occupe les locaux du palais pourront gérer la Côte d'Ivoire à partir de là. Donc, ce pourrissement n'aura même pas le temps de se faire qu'eux-mêmes se rendront compte qu'ils sont incapables de gérer la Côte d'Ivoire. On nous parle de payer les fonctionnaires. Bien sûr, ça peut se faire une fois. Je serai d'ailleurs étonné qu'en janvier, on arrive à le faire, encore moins en février. Mais, je voudrais faire observer qu'en fait, les fonctionnaires ne représentent que 110.000 personnes en Côte d'Ivoire sur 20 millions de personnes. Et pendant tout ce temps-là, l'économie est en chute libre. Le secteur privé qui est mis en difficulté depuis le délestage. Ces difficultés ont été accentuées par le couvre-feu. Et aujourd'hui, vous avez les opérations "pays mort". Mais ces millions de personnes, comment est-ce qu'elles arriveront à vivre avec la présence de M. Laurent Gbagbo et son gouvernement factice ? Donc, d'une manière ou d'une autre, le bouchon sautera. Voilà pourquoi, je pense que s'il devrait avoir pourrissement, ce pourrissement ne sera pas de longue durée et que très rapidement, ils pourront partir. Mais également, vous savez que la Cedeao s'est réunie, ces derniers temps. Aujourd'hui, il faut reconnaitre que c'est une institution qui, dans son histoire, a eu à intervenir dans plusieurs pays justement, dans le cadre de la solidarité africaine pour faire en sorte que la démocratie prospère en Afrique.

Justement parlant de la Cedeao, elle entreprend une mission ce lundi 03 janvier après une première mission dont on disait qu'elle était celle de la dernière chance. N'est-ce pas une autre médiation qui s'ouvre ?
Ce n'est pas une autre médiation qui s'ouvre. Ce qu'il faut savoir, c'est que les trois chefs d'Etat qui sont arrivés ont clairement dit à M. Gbagbo qu'ils étaient venus lui dire de partir pacifiquement. En le quittant, ils lui ont dit qu'ils allaient demander au président Ouattara quelles sont les propositions qu'il avait à faire afin que son départ puisse se faire dans des conditions acceptables. Voici un peu les échanges qu'il y a eu. Bien sûr, il y a quelques déclarations malheureuses du ministre des Affaires étrangères d'un des pays qui sont arrivés ici. Mais cela n'empêche que les chefs d'état-major des pays membres de la Cedeao se sont réunis et ont continué à travailler jusqu'à aujourd'hui. J'ai même lu au niveau d'une dépêche de l'Afp une déclaration du chef d'état-major du Nigéria. Ceci pour vous dire que la pression se fait de plus en plus forte, on a vu un pays comme l'Angleterre qui s'est proposé à envoyer des troupes, pourvu que le mandat soit onusien. Les enjeux sont tellement grands que personne n'a envie de revenir dans une autre médiation. Il ne s'agit pas d'une crise politique, il s'agit d'élections qui ont été faites dont on connaît les résultats. En Côte d'Ivoire, le dépouillement est public. Les procès-verbaux, qui sont établis dans chaque bureau de vote, sont des documents électoraux de base pour connaître le choix des uns et des autres, le suffrage exprimé. Les procès-verbaux étant immédiatement signés par les uns et les autres, il est clair que ce sont des pièces qui sont d'une grande importance et qui permettent à chacun de se faire une idée de qui a gagné et qui n'a pas gagné. Donc, ce débat n'a pas lieu. Il y a longtemps qu'en Côte d'Ivoire, tout le monde sait que le peuple ivoirien a porté son choix sur le président Alassane Ouattara. Donc il n'est pas question de revenir là-dessus. Vous verrez que ce lundi 03 janvier quand les représentants de la Cedeao viendront à Abidjan, il ne sera pas question de médiation, il s'agira de demander à Laurent Gbagbo vous partez ou vous ne partez pas. Entre-temps, toutes les dispositions internes ou externes à la Côte d'Ivoire ont été prises pour savoir de quoi il retourne véritablement.

Vous avez écouté le message à la nation de l'ancien chef d'Etat qui demande au président Ouattara et à son gouvernement de quitter l'hôtel du Golf. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
J'ai plusieurs observations à faire. Ce n'est pas la prmeière fois qu'il demande aux personnalités qui sont à l'hôtel du Golf de rentrer chez elles. Si tant est que nous pouvons entrer, qui veut le plus fait le moins. La situation aurait pu être rétablie devant le Golf. On aurait pu recevoir les visites et tout ce que nous voulons. Mais vous voyez bien, le blocus est de plus en plus serré et de plus en plus sévère. Personne ne passe, personne n'entre c'est toujours le même langage auquel nous avons été habitués. A moins que Laurent Gbagbo ne contrôle plus les soldats qui sont à sa disposition et qui sont à sa solde. Ceci étant, la présence des personnalités au Golf répond à une question de sécurité. Notamment le président Alassane Ouattara qui est le cauchemar du président sortant. Mais également de toutes les personnes qui travaillent avec le président Alassane Ouattara. Concernant le président Bédié, je peux vous dire que s'il est là aujourd'hui, ce n'est pas tant parce qu'il craint pour sa sécurité. Vu l'âge du président Bédié, alors bien qu'il ait pris part aux élections, il a pris acte de ce qui s'est passé et s'étant retiré à Daoukro, je vois mal Gbagbo et son clan, même s'ils nous ont habitués à des choses étonnantes et inattendues, s'en prendre au Président Bédié. Je ne vois pas en quoi cela l'avantagerait parce que ce n'est pas le Président Bédié qui est visé, c'est une autre personne qui est visée. Mais le Président Bédié, je crois qu'en venant là, a voulu, en tant que personnalité la plus expérimentée, du gotha politique, et également aussi en tant que doyen, a voulu nous donner quelques leçons. D'abord il est venu ici pour témoigner la vérité. Pour dire aux Ivoiriens, voici où se trouve la vérité. Il n'était pas obligé de venir ici. Deuxièmement, il est venu ici parce que vous voyez lorsqu'il était lui-même aux affaires, il parlait de démocratie apaisée. Il veut, par ce symbole-là, peser dans la balance de sorte que le suffrage qui s'est exprimé démocratiquement devienne une réalité. Evidemment, c'est une forme de solidarité et de soutien, et un acte de courage. Parce que vous conviendrez avec moi qu'il est plus en danger ici qu'à Daoukro. Et pourtant depuis plus d'un mois, il est là, il ne se plaint pas. Et il dit que tant que ce problème ne sera pas résolu, il ne bougera pas d'ici pour bien montrer aux Ivoiriens où se trouve la vérité, où se trouve la légalité et où se trouve l'intérêt de la Côte d'Ivoire. C'est un homme de devoir et je crois que nous, la nouvelle génération, devons regarder cela avec beaucoup d'attention et lui rendre l'hommage qu'il mérite et faire en sorte que nous aussi lorsque le moment se présentera, nous puissions faire preuve de courage en faveur de la vérité et en faveur de la démocratie.

54% des Ivoiriens ont porté leur choix sur la personne du président Alassane Ouattara, il sont impatients qu'il mette en œuvre sa politique pour améliorer un tant soit peu leur quotidien. Qu'est-ce que vous pouvez leur dire pour conclure cet entretien ?
Je peux leur dire qu'ils ont bien fait de porter leur choix sur le président Ouattara parce qu'il a un projet pour la Côte d'Ivoire. Pour accomplir ce projet, il saura s'entourer de personnes qui feront de leur mieux pour que ce projet soit une réalité. Le président Alassane Ouattara et son gouvernement arrivent pour dire aux Ivoiriens, surtout aux jeunes et femmes qu'il faut qu'on se mette au travail. Que les Ivoiriens ne désespèrent pas. Il est vrai que Gbagbo et son clan ont abîmé suffisamment la Côte d'Ivoire au point même que je me demande pourquoi ils veulent encore un autre mandat, et pourquoi faire ? Après ce que nous avons vu pendant ses dix ans. Regardez l'état dans lequel se trouve Abidjan. On a vu Abidjan, il y a 15 ans, aujourd'hui, Abidjan est sale. La lagune est totalement bouchée, les ordures ne se ramassent pas depuis des années. Lorsqu'on est à la tête d'un pays et on est incapable de faire ce travail de base, comment peut-on réclamer encore un autre mandat ? Vous allez voir que c'est une affaire qui, au bout de quelques mois, maximum un an, sera réglée avec le président Alassane Ouattara. C'est tout simplement qu'il faut s'entourer de personnes qui sont capables de faire le travail et d'avoir la volonté de faire ce travail. Je vous assure que la déconfiture de la Côte d'Ivoire peut s'avérer une chance demain parce que tout est à refaire, tout est à reconstruire. C'est donc des emplois, c'est donc du travail qui attend les Ivoiriens. Nous leur demandons donc de patienter, de prendre leur mal en patience. Nous sommes là, nous faisons tout pour que, malgré le désir de violence, du président sortant, les Ivoiriens souffrent le moins possible de cette transition. D'une manière ou d'une autre, nous arriverons à avoir les mesures réelles du pouvoir et nous pourrons nous mettre au service des Ivoiriens et avec leur concours et leur désir de sortir la Côte d'Ivoire de cette difficile situation. Nous pensons que nous pouvons ensemble réussir avec eux. Le président Alassane Ouattara vient pour tous les Ivoiriens. Bien sûr, lorsqu'on fait un vote, chacun vote pour qui il veut mais une fois le vote terminé, que tous les Ivoiriens se rassurent, le président Alassane vient pour eux tous pour faire en sorte qu'ils puissent retrouver leur dignité, qu'ils puissent avoir du travail, pour que leurs enfants puissent aller à l'école, pour qu'ils puissent se soigner, etc. Mais surtout que la Côte d'Ivoire sorte de cette situation honteuse et qu'elle retrouve la place qu'elle n'aurait pas dû perdre dans le concert des nations. Nous leur disons beaucoup de courage, beaucoup de patience. Soyez persévérants, le président Alassane Ouattara viendra pour occuper les leviers du pouvoir et faire en sorte que la Côte d'Ivoire s'en sorte. Bonne et heureuse année 2011 et nous espérons que dans un an, nous reparlerons de ces choses parce qu'elles seront des souvenirs.
Propos recueillis par
Jean Prisca et
François Konan


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