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30 mois passés en prison pour rien mais
Publié le samedi 8 janvier 2011   |  L'intelligent d'Abidjan




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Mis en prison depuis le 16 juin 2008, Amouzou, Tapé Do et autres ont enfin obtenu la liberté provisoire, depuis hier vendredi. Une liberté qu’on aurait pu leur accorder un peu tôt. Quand on sait que les avocats des anciens dirigeants des structures de la filière café-cacao, ont vu les demandes de la liberté provisoire de leurs clients rejetées à plusieurs reprises. Ce qui a été obtenu, hier, aurait pu et l’être quelques mois même après l’incarcération des ex-barons des structures de la filière café-cacao. Qu’est-ce qu’ils ont pu donner comme nouvelles garanties au juge en charge du dossier pour être libérés si rapidement ? A notre connaissance, rien. Car les garanties de leurs logements, présence sur le territoire ivoirien et de leurs biens ne sont pas des faits nouveaux. Ces preuves avaient été présentées par les avocats des détenus, à chaque fois qu’ils ont demandé la liberté provisoire de leurs clients. Si cela n’a pas été accepté depuis lors, il n’y a que le doyen des juges d’instruction seul qui peut répondre à cette interrogation. Après trente (30) mois passés en prison, Amouzou, Tapé Do, Angeline Kili, Jean Claude Bayou, Théophile Kouassi, Tano Kassi, Digbeu Toh Lambert et autres ont retrouvé depuis hier leurs familles. Ce qu’on aurait dû leur permettre un peu tôt. Trente (30) mois passés en prison, on pourrait dire, pour rien. Même si le président du tribunal peut revendiquer la même indépendance que le Juge d’instruction, qui n’a pas voulu reconduire, la détention provisoire, il faut signaler que la justice ivoirienne a pu rendre un jugement d’opportunité, qui a tenu compte de la présente situation sociopolitique. D’autre part, le parquet n’a pas fait appel, car il s’est rendu compte, (lui qui exécute les instructions de la chancellerie, de l’exécutif et à l’opportunité des poursuites), que Laurent Gbagbo et son régime n’avaient plus aucune raison, ni aucun bénéfice politique de maintenir en prison les prévenus. Pour certains observateurs les détenus ont donc plus ou moins bénéficié, de la crise postélectorale, et de la guéguerre Gbagbo-Ouattara. Il était temps ! Gbagbo qui a suffisamment montré que les dirigeants de la filière ne pouvant pas le déstabiliser, a dû lâcher du lest… Vivement que le procès se poursuive afin de connaître la vérité sur une enquête qui étonne quelque peu.
Charles Kouasssi et Huberson Digbeu



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