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Politique

Affrontements intercommunautaires : Lakota bascule dans la violence aveugle
Publié le jeudi 13 janvier 2011   |  Le Patriote




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Plusieurs morts et de nombreux blessés. C’est le bilan des affrontements qui ont eu lieu hier à Lakota entre différentes communautés. Selon différentes sources recoupées, tout serait parti d’une dispute d’un groupe de jeunes qui ne voulaient plus que les transporteurs exercent dans le village d’Akabrégoua. Selon des témoins joints au téléphone, des jeunes sont venus hier dans la matinée pour réitérer leur exigence à certains transporteurs venus prendre des passagers dans le village. Une rixe a éclaté entre eux et les syndicalistes transporteurs venus de Lakota pour prêter main forte à leurs collègues au corridor du village. Devant la détermination des transporteurs, des renforts sont ramenés du village. Des jeunes armés de machette et de fusils repoussent les transporteurs qui vont alerter leurs collègues restés à Lakota. C’est sur ces entrefaites que Mme Djénébou Traoré en provenance de Gagnoa fait son entrée à Lakota. Elle est interpellée à un barrage situé à Akabrégoua par des jeunes qui s’interrogent. Elle ne savait pas que par ses réponses, elle venait de sceller son sort. Dame Djénébou Traoré est sauvagement battue jusqu’à mort par ces jeunes. La nouvelle arrive dans la ville. La communauté dont elle est issue est dans l’émoi. Des affrontements éclatent entre deux communautés. Des jeunes pénètrent dans les quartiers. Un commerçant peulh du nom de Diallo Sow Aboubacar est tué dans sa boutique. Soumaïla Konaté, un jeune mécanicien, est également tué dans les affrontements. En outre, on dénombre cinq blessés par balle et six blessés à l’arme blanche. En représailles, d’autres jeunes font une descente dans le village d’Akabrégoua. Des cases et des maisons sont incendiées. Certaines sources parlent d’au moins six personnes tuées. Les affrontements gagnent les quartiers Dakouri et Sans Loi. Des maquis et des véhicules sont incendiés. Les populations fuient en masse leurs lieux d’habitation pour se réfugier dans les villages environnants. La Compagnie républicaine de sécurité de Divo est appelée en renfort pour sécuriser la ville. Les éléments de la CRS se positionnent entre les quartiers Malinké et Dida. Le calme revient dans la cité des Eléphants. Mais un calme précaire. Les autorités policières essayent d’entamer une médiation. Elle tourne court. Dans la ville, l’atmosphère est tendue. Au moment où nous mettions sous presse, les différentes communautés se regardaient encore en chiens de faïence. Vivement que la paix revienne dans la cité des Eléphants.

Jean-Claude Coulibaly


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