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Calme à Abidjan après des incidents contre l`ONU, un médiateur attendu
Publié le vendredi 14 janvier 2011   |  AFP


Tourisme
© Reuters par DR
Photo : le pont Félix Houphouët-Boigny et le Plateau, centre d`affaires


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ABIDJAN - Le calme régnait vendredi à Abidjan au lendemain d`attaques visant la force de l`ONU, alors qu`une nouvelle médiation africaine est attendue dimanche pour tenter de dénouer la grave crise qui oppose Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

"Le Premier ministre doit se rendre dimanche en Côte d`Ivoire", a déclaré
son porte-parole Dennis Onyango, pour une seconde mission après un voyage
infructueux début janvier à Abidjan.

"Cela été vraiment très calme cette nuit", a déclaré à l`AFP sous couvert
d`anonymat un chauffeur de taxi, habitant du quartier d`Abobo, sous couvre-feu
depuis mercredi et jusqu`à samedi matin, comme le proche quartier d`Anyama
(nord d`Abidjan).

La nuit précédente avait aussi été calme à Abobo, fief de M. Ouattara,
reconnu président légitime par la communauté internationale face à M. Gbagbo
après la présidentielle contestée du 28 novembre. Le quartier a été le théatre
d`affrontements violents en début de semaine entre des hommes armés non
identifiés et les Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales au chef
d`Etat sortant.

Au moins 11 personnes avaient été tuées, dont sept membres des forces de
l`ordre, certains attaqués au lance-roquettes RPG7.

"Nous effectuons des patrouilles très prudentes" dans le quartier, a
déclaré à l`AFP une source policière.

"Cela a été une grande surprise pour les FDS de trouver des citoyens plus
armés qu`eux. On sait que des rebelles sont infiltrés à Abobo. Il y a des
opérations en cours pour les identifier et les désarmer", a déclaré à l`AFP
Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement Gbagbo.

"Si les résultats ne sont pas atteints" d`ici la fin du couvre-feu nocturne
fixée à samedi matin, ce dernier sera "prolongé", a-t-il ajouté, sans indiquer
si des armes avaient été saisies ou non.

M. Don Mello a par ailleurs dénoncé les "accusations gratuites" formulées
par la force de l`ONU en Côte d`Ivoire (Onuci), qui a accusé "les forces
civiles et militaires du camp du président Gbagbo" d`avoir incendié ou
endommagé cinq véhicules de l`ONU jeudi à Abidjan.

"Il faut avoir un minimum de preuves avant d`accuser. Est-ce que les
visages (des auteurs des faits) sont estampillés Gbagbo ? Il n`y a vraiment
aucune preuve", a jugé le porte-parole.

Vendredi, l`Onuci a indiqué à l`AFP avoir fait une patrouille dans la nuit
à Abobo, sans "incident".

Le regain de tension de ces derniers jours démontre la persistance de la
crise dans laquelle la Côte d`Ivoire est plongée depuis l`élection du 28
novembre, une crise marquée selon l`ONU depuis mi-décembre par 247 morts, dont
des victimes de violences interethniques sans lien direct avec l`affrontement
politique.

Pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise, le Premier ministre
kényan Raila Odinga, envoyé par l`Union africaine, est attendu dimanche à
Abidjan pour une nouvelle médiation.

"C`est une bonne initiative. Il est bon que des personnes viennent,
écoutent, voient et que l`on puisse échanger pour trouver une solution", a
estimé le porte-parole du gouvernement Gbagbo.

Pour son homologue du camp Ouattara, Patrick Achi, la venue de M. Odinga se
réalise "dans la droite ligne des missions (africaines) précédentes qui
consistent à dire: +nous demandons au président sortant Gbagbo d`accepter le
verdict des urnes et de quitter le pouvoir pacifiquement+".

M. Gbagbo est sous la menace d`une opération militaire, en préparation au
niveau de la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao),
s`il ne cède pas le pouvoir à M. Ouattara. La Cédéao a envoyé une délégation
dans les pays membres permanents du Conseil de sécurité de l`ONU.

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