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Sidiki Konaté répond au général Philippe Mangou : “Si tu veux attaquer l’Onuci, fais le courageusement”
Publié le samedi 22 janvier 2011   |  Nord-Sud


2ème
© Abidjan.net par Prisca
Mardi 23 novembre 2010. Abidjan. Hôtel du Golf, à Cocody Riviera. Les délégués FN se concertent par rapport à la situation qui prévaut à la veille du 2ème tour de l`élection présidentielle. Photo: le ministre Sidiki Konaté


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Dans cette contribution, l’ancien ministre de l’Artisanat, Sidiki Konaté, répond au chef d’état-major, Philippe Mangou qui s’en est pris, jeudi dernier, au Premier ministre, Guillaume Soro. Au général Mangou Philippe ‘‘chef d’état major ?!’’ du clan Gbagbo.

Mon général, il parait que jeudi à 20 h sur LMP TV (que je ne regarde pas heureusement) tu as répondu à Soro Guillaume Premier ministre du président Alassane Ouattara élu démocratiquement par les Ivoiriens et reconnu aussi comme tel par la très sérieuse communauté internationale.

Tu aurais été tout simplement pathétique voire ridicule encore une fois, selon ces témoins !
Pour nous, Forces Nouvelles et collaborateurs du Premier ministre Guillaume Soro qui avons eu l’occasion de te tutoyer par moments, nous savons plus que les spectateurs ton état d’âme réel aujourd’hui, au-delà de ta fausse sérénité affichée sur les antennes de LMP TV !

Mon général, tu es un homme traqué, partagé et même tiraillé entre tes choix d’assumer à la fois ton pacte sanctifié avec M. Gbagbo Laurent (ancien président) et ta mission régalienne à laquelle tu as longtemps failli.

Plusieurs fois, tu as répété à huis clos au Premier ministre Soro, ton sentiment réel sur le comportement souvent anti-étatique, tribaliste, infantilisant et inquisitoire de l’ex-président M. Gbagbo à ton égard. Nous n’en dirons pas plus pour l’instant.

Mon général, tu as été un acteur déterminant dans la sécurisation des élections sur toute l’étendue du territoire avec le général Bakayoko et les généraux des Forces Impartiales. A ce titre, tu sais au fond de toi, devant ton Dieu, que les élections se sont très bien passées au Nord sans aucune hostilité contre les FDSCI, ni contre les électeurs de quelque bord. Tu as le rapport du CCI et de tes forces. Nous te mettons au défi de produire l’original non retouché de ce rapport dont tu as remis copie au Premier Ministre avec le commentaire qui l’a suivi du genre ‘’M. le Premier ministre, ce n’est pas chez vous que nous avons eu des problèmes, c’est malheureusement dans les régions du président Gbagbo. C’est dans la région de Gagnoa, Issia que mes forces sont à rude épreuve pour éviter un chaos social...’’ !

Sachant la vérité, tu as laissé la mouvance pro-Gbagbo distiller le mensonge sur imaginaires incidents sécuritaires au Nord afin d’entériner l’annulation des votes de plusieurs centaines de milliers de citoyens ivoiriens. Ce silence coupable est à ton actif. Tu as choisi de mentir alors que ton Dieu et tes étoiles te recommandent d’être dans la vérité et du côté de la défense des citoyens menacés moralement ou physiquement.

Mon général, avant l’élection du deuxième tour, lorsque M. Gbagbo voulait introduire le couvre-feu, tu as participé avec le Premier Mministre Guillaume Soro, à une réunion de débat sur l’opportunité du couvre-feu deux jours avant des élections, dont rien n’annonçait qu’elles se dérouleraient dans la violence. Même l’Irak a organisé des élections sans couvre-feu. Tu as presque contredit le candidat président d’alors en rejoignant la thèse du Premier ministre Soro qui ne voyait aucunément l’opportunité du couvre feu, deux jours avant l’élection. Juste après, tu t’es rétracté pour défendre un couvre-feu dont tu n’étais aucunément convaincu de l’opportunité mais que tu as laissé s’imposer pour préparer le coup d’état électoral de l’ex-chef d’Etat Gbagbo. Au fond de toi et devant ton Dieu, tu sais très bien que le couvre-feu annonçait le coup d’Etat électoral. Tu as encore décidé de te taire alors que tu sais la vérité sur la préparation du coup d’Etat contre l’élection.

Mon général, tu prétends défendre les institutions. Lesquelles au juste ? Celles issues du coup d’Etat électoral de ton auto-proclamé M. Gbagbo? Mais y a-t-il surprise à ça puisque tu es toi-même un auteur de ce putsch contre le peuple, donc contre la souveraineté. Nous avons encore les images de ton acte d’allégeance au candidat Gbagbo avant la proclamation des résultats, sans oublier tes coups de pouce pendant la campagne. Ta position d’arbitre et de gardien de la Constitution a été donc pervertie. Pourquoi faire allégeance à un candidat contre un autre ? C’était en fait l’annonce du côté où tu feras basculer l’armée quelque soit le résultat. Ce que tu as réussi pour le moment à quelques degrés. Donc tu es conscient que tu as trahi tes étoiles et tes serments d’officier de l’armée du peuple. Tu as trahi ton Dieu.

Mon Général, à part la mouvance présidentielle de M. Gbagbo que tu sers sans conviction à cause de ton pacte sanctifié, aucun Ivoirien ni aucun membre de la majorité de l’armée ne te prend au sérieux. Chacun ricane de tes bouffonneries de star de télévision. C’est toi qui es chaque jour en train de bavarder alors qu’on voit rarement les autres chefs d’état-major des armées de la sous-région plus de deux fois à la télévision par an. Qu’il est loin ce temps où l’armée était la grande muette ! Cela démontre que tu as fini par te laisser prendre en otage par le jeu machiavélique des politiques du clan Gbagbo au lieu de servir l’armée et le peuple. On dit là-bas que Mangou c’est les étoiles et le ‘’mangement’’ et il est au garde-à-vous !

Mon général, le Premier ministre Soro en tant que le seul arbitre des élections de 2010, en toute connaissance de cause, a contacté toute la hiérarchie militaire pour expliquer la sincérité de l’élection du président de la République SEM Alassane Ouattara. C’est son rôle de loyauté vis-à-vis des institutions de ce pays car il est l’arbitre dont la partialité n’a pu être mise à l’épreuve durant la conduite de tout ce processus. C’est le témoignage devant l’histoire pour ne pas que demain on l’accuse de n’avoir rien dit. Tu n’es pas le seul officier supérieur à avoir eu droit aux coups de fil transparents du Premier ministre Soro. En ton for intérieur et devant ton Dieu, tu sais bien que c’est le président Alassane Ouattara qui a gagné cette élection démocratique et bien organisée dans l’ensemble. Même dans tes casernes, c’est le président Alassane qui a su convaincre l’armée. Mais tu ne peux pas suivre la vérité. Tu n’en as ni la capacité morale ni intellectuelle ni physique puisque tu es lié pieds poings dans ton pacte sanctifié avec M. Gbagbo depuis le soir où tu as juré en larmes lui rester fidèle désormais. Nous n’en dirons pas plus pour l’heure !

Mon général, sous haute surveillance militaire du général Dogbo Blé et de son pendant civil Blé Goudé, tu passes le plus clair de ton temps à convaincre les nombreux sceptiques des casernes que ton candidat M. Gbagbo se sortira d’affaire comme en 2002. Tu annonces partout que ton candidat a des alliés puissants qui n’ont pas encore parlé et qui vont changer bientôt le cours de l’histoire. Tu sais bien que tu te mens et que tu mens à des troupes qui ont longtemps compris que tu es dans le faux. On n’est plus en 2002 contre une rébellion légitime des Forces Nouvelles. On est en 2011 dans un scenario très simple et précis : ton candidat a perdu les élections et il s’accroche par de faux arguments et par une partie de l’armée au fauteuil qu’il a démocratiquement perdu. L’imposture peut durer encore quelques jours, mais elle ne passera pas ! La page sera tournée au prix de ce que tu veux !

Mon général, tu perds tous les combats que tu as engagés malgré tes grades. A Yamoussoukro en 2004, tu sais bien que tu dois la vie sauve que grâce à tes supplications face à la Licorne avec la bénédiction d’un prêtre sérieux qui passait par-là. Malgré tes larmes bizarres que tu as versées devant le peuple, tu sais très bien que tu as demandé pardon à la Licorne pour qu’elle ne tue pas.

Ton Dieu est témoin de cet événement. Aujourd’hui, tu rejoues au dur contre l’Onuci, la Licorne, les USA, la France et le reste au monde. Tu n’as même pas une armée et tu défies ton armée, les Forces Nouvelles et le reste du monde dont les premières puissances militaires du monde. Là encore tu te mens à toi, tu mens au clan avec qui tu as signé un pacte sanctifié, tu mens aux jeunes recrues, tu mens à ton armée. Tu sais très bien pourquoi jusque-là on a privilégié l’option politique : c’est pour épargner des milliers de vie et pour préserver la Côte d’Ivoire. Car en quelques heures de combat, tu sais bien que ton petit groupe de soldats LMP sera anéanti. Tu sais de quoi je parle ! Mais comme tu appelles de tous tes vœux au combat acharné, ne te presse plus.

Bientôt tu seras servi ! Les survivants diront où est passé le général Mangou et son armée. Dieu et le peuple de Côte d’Ivoire sont témoins.

Mon général, si tu veux attaquer l’Onuci, fais le courageusement sans te cacher derrière de soi-disant soldats des Forces Nouvelles qui infiltreraient le sud via les cars estampillés Onuci. Ce sont vraiment des scenarii dignes du général Mangou. Pourquoi les Forces Nouvelles se donneraient toutes ces peines pour infiltrer le sud. Nous avons signé un accord de paix et nous nous en tenons à cet accord. Heureusement que la majorité de l’armée au sud comprend que la situation actuelle de putsch électoral n’est pas une guerre entre les deux armées.

En temps opportun, quand le top départ va être donné, tu verras la plus grosse surprise de ta vie. Tu verras que la majorité des Forces au sud a déjà compris ta mascarade depuis longtemps et qu’elle a déjà basculé sans que tu le saches, toi et les putschistes que tu défends. Ce jour-là, il sera tard. Ce jour approche à grands pas ! Et au fond de toi, tu sais que tu es laminé, encerclé et que tu es dans la plus grande impasse de ta vie. Tu sais bien que tu ne vis plus depuis que tu as refusé la main tendue du Premier ministre Soro. On sait que si tu avais une seule possibilité de te mouvoir, tu te refugierais aujourd’hui là où tu sais que tu aurais dû être, c’est-à-dire dans la légalité républicaine et internationale auprès du président élu démocratiquement par les Ivoiriens, le docteur Alassane Ouattara. On le perçoit dans ton regard perdu !

Mon général, le sort de la Côte d’Ivoire est jeté. Les bavardages et les bandages de muscles sont finis. Toi tu sais en vérité ce qui se prépare contre toi et nous aussi on sait tes maigres capacités.

Tu as perdu d’avance ! Mais de grâce, n’entraine plus de jeunes soldats ou officiers naïfs dans ton train de la mort inutilement. Tu as encore le temps de décréter un cessez-le-feu en demandant à Gbagbo de partir si tu en es encore capable! Tu as encore la possibilité de soigner ton âme agitée de soutien du putsch contre le peuple. Tu as encore le temps de stopper le chiffre macabre de la mort que tu donnes chaque jour aux Ivoiriens au sud ! Ton armée composée d’une partie de policiers, gendarmes, militaires, et de miliciens, mercenaires et escadrons de la mort, sème à tout vent la mort et la désolation dans la partie sud du pays alors que rien ne justifie ces atrocités contre le peuple sans armes.

Mon général, tu peux encore continuer pour quelques jours de jouer le héros ! Mais toi aussi tu n’es pas immortel et intouchable ni tes maîtres !

Une chose est sûre pour nous Forces Nouvelles : l’imposture de M. Gbagbo ne passera pas et nous ne sommes prêts comme l’a souligné notre secrétaire général à engager ce combat ! Et les Forces Nouvelles ne reculeront pas ! L’histoire ne retiendra pas de nous, que nous avons abdiqué face à la forfaiture et au brigandage d’un candidat mauvais perdant et de son groupe! Dieu est notre témoin !

Alors bonne parade encore dans une Côte d’Ivoire qui te vomira bientôt !

Le ministre Sidiki KONATE,
Secrétaire National à l’Organisation et à la mobilisation des Forces nouvelles.


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