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Politique

Appel à la révolution du Premier ministre : Pourquoi les Ivoiriens doivent vaincre la terreur
Publié le jeudi 17 fevrier 2011   |  Le Patriote


Marche
© Reuters
Marche sur la RTI du camp Ouattara. Jeudi 16 décembre 2010 Abidjan


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Instaurer la psychose pour bâillonner, à outrance, le peuple. C’est le mode de vie que Laurent Gbagbo impose aux Ivoiriens. Depuis qu’il s’entête à confisquer le pouvoir, suite à la victoire de Alassane Ouattara qui l’a battu, à la régulière, dans les urnes le 28 novembre dernier par un score sans appel de 54,1%, Gbagbo impose une vie intenable aux ivoiriens. C’est la psychose totale au
sein des populations. Face donc à cette situation, devenue insoutenable, par la faute de Gbagbo et ses partisans, les Ivoiriens ne veulent plus rester spectateurs et laisser voir leur pays plonger dans l’abîme de la misère et de la destruction. Les Ivoiriens, outrés de constater que la Côte d’Ivoire soit devenue, par la faute des refondateurs, un pays quelconque, sont plus que
déterminés à vaincre la terreur. Ils entendent venir à bout de la dictature rampante que Gbagbo et ses partisans veulent leur imposer.

Depuis la marche pacifique du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le 16 décembre dernier, les mercenaires, recrutés à coups de millions, appuyés par des miliciens et des membres de la Garde républicaine, triés sur le volet tribal, continuent d’endeuiller des familles. Aujourd’hui, le décompte macabre fait état de plus de 500 morts et il ne se passe pas un seul jour sans qu’un Ivoirien ne soit soustrait de son domicile pour être froidement et sauvagement abattu.

Outre ces crimes de sang, qui traumatisent plus d’un Ivoirien, des crimes économiques tels que le braquage de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le hold-up dans des banques commerciales, ne finissent pas de plomber le système financier et bancaire. Et c’est le peuple, hélas, qui boit le calice de la souffrance jusqu’à la lie. Au fil des jours, les établissements
bancaires ferment. Cela se ressent dans les ménages. Eux qui n’arrivaient pas déjà à assurer deux repas, par jour, pratiquent désormais "la mort subite", c’est-à-dire un seul et unique repas journalier, pour les plus chanceux.

Par-dessus tout, le panel des chefs d’Etat de l’Union africaine, considéré comme la dernière bouée de sauvetage, pour que Gbagbo quitte le pouvoir de façon pacifique, ne promet pas l’issue heureuse que les Ivoiriens appellent de tous leurs vœux: la rétrocession du pouvoir, par Laurent Gbagbo, à Alassane Ouattara, le vrai ayant droit. Déjà, des voix s’élèvent, dans le camp de l’ancien chef de l’Etat, pour dire que « Gbagbo ne quittera pas le pouvoir ». Et lui-même
le disait dimanche dernier dans un lieu de culte à Cocody: « Si les Ivoiriens veulent un avenir pour leurs enfants, il faut qu’ils soutiennent mon pouvoir…»

A égrener le chapelet de meurtres, de destructions de biens publics et privés et bien d’autres actions répréhensibles, commises par Gbagbo et ses partisans, les Ivoiriens sont aujourd’hui plus que remontés contre l’homme.

Son obstination à détruire la Côte d’Ivoire, avant son départ, fâche plus d’un et le peuple, peu à peu, finit par vaincre la peur et la souffrance pour prendre son destin en main. Car, des pays tels que la Tunisie, l’Egypte et bien d’autres, las de subir les despotes à la tête du pays, ont fini par prendre leurs responsabilités et mettre en déroute ces ennemis du peuple qui respirent
aujourd’hui, l’air de la liberté. La Côte d’Ivoire y parviendra incessamment. A coup sûr.

Jean- Antoine Doudou


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