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Onu : Ban Ki-moon et Choï dans la tourmente
Publié le jeudi 3 mars 2011   |  Le Temps


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Pris à leur propre piège dans la crise ivoirienne, Ban Ki-moon et son compatriote Choï vivent des moments difficiles.

Avant le dernier sommet de l’Ua, le monde entier sûrement surpris, a vu Ban Ki-moon couler les larmes d’un voleur démasqué. « Faire le recomptage des voix serait une grave injustice». S’est-il permis de dire. C’est avec lui qu’on apprend que dans une situation de crise, la recherche de la vérité est « une grave injustice ». En réalité, c’était le point de départ de la tourmente que le Secrétaire général de l’Onu et son représentant en Côte d’Ivoire allaient vivre. En décembre dernier, après la proclamation des résultats de la présidentielle par le Conseil constitutionnel, l’Onu appuyée par la France a imaginé les scénarii les plus tragiques en Côte d’Ivoire. Le Nigeria a été de ce fait, mis en avant pour déclarer la guerre à la Côte d’Ivoire. Au prétexte de sauver la démocratie par la force. Evidemment, ils ont réussi à tromper une bonne partie de l’opinion internationale qui voit toujours l’Afrique à travers le prisme des Républiques bananières. C’est alors que l’Amérique, le Canada et bien d’autres pays occidentaux ont marché dans les combines de la France. Il a fallu que le dossier ivoirien tombe dans les mains de l’Ua pour que la forfaiture de l’Onu et la France se dévoile au grand jour. Aujourd’hui à l’Onu, Sarkozy et Ban Ki-moon se trouvent dans une marge de manœuvres très réduite. Toute décision sur la Côte d’Ivoire au Conseil de sécurité de cette organisation est passée au peigne fin à leur grand désarroi. Dérouté par l’ampleur que prend au fil des jours, cette crise, Ban Ki-moon tente le tout pour le tout pour mettre les Institutions ivoiriennes à genoux. Pour lui, les rebelles peuvent se réarmer et s’organiser. Ça ne le gêne pas, outre mesure. Ce sont d’ailleurs ses forces basées en Côte d’Ivoire et l’armée française qui leur livrent l’arsenal nécessaire pour faire la guerre contre la Côte d’Ivoire. Mais dans son entendement, il n’est pas question que l’Etat ivoirien équipe les Fds. C’est pourquoi, le lundi dernier, il a réuni le Conseil de sécurité pour une affaire inventée de toutes pièces. Ban Ki-moon accuse le Bélarus d’avoir livré des hélicoptères de guerre à la Côte d’Ivoire. Là, il en a eu pour son compte. Les diplomates en poste au siège de l’Onu lui ont fait une bonne leçon. « En accusant le Bélarus d’avoir envoyé trois hélicoptères à Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, le Secrétaire général Ban Ki-moon a fait une erreur. Plusieurs diplomates sont repartis déçus devant l’absence de preuves. Je ne sais pas où il prend ses informations ». Fait remarquer City Inter Press, l’agence interne de l’Onu qui rapporte les propos d’un diplomate qui a participé à la réunion. Cela s’appelle subir un camouflet. Le constat qui se dégage est que Ban Ki-moon dirige cette Organisation mondiale sur la base de rumeurs. Le congrès américain a donc toutes les raisons de s’en prendre à ce Coréen qui dirige manifestement l’Organisation avec des méthodes pas du tout recommandables. A savoir la corruption, les passe-droits et le clientélisme. Autre camouflet de Ban Ki-moon, la sortie de cet autre diplomate nigérian dont le pays est pourtant activé pour livrer une guerre contre le peuple ivoirien. « On nous demande de livrer une guerre contre quelqu’un qui n’est pas un seigneur de guerre comme l’Afrique en compte. On veut faire la guerre à un peuple pour avoir respecté ses propres lois. Ce sera une première dans le monde. Nous attendons qu’ils écrivent cette résolution. Nous verrons comment ils vont l’écrire ». S’est livré à la presse américaine, ce diplomate nigérian en poste à l’Onu. Visiblement, dans la maison de verre de New-York, l’étau se resserre autour de cet homme qui a décidé de se mettre à genoux, devant les visées néo-colonialistes de la France en Côte d’Ivoire. Et sur le terrain abidjanais, son frère Choï après avoir perdu les pédales, multiplie les sorties de route. Il fait donc tomber son statut de diplomate pour se muer en véritable opposant au régime en place. « J’irai jusqu’au bout», ose-t-il devant la presse. On croirait un Ouattara parler. Mais c’est bien Choï. Evidemment, sur les lignes de front, ses hommes ont remplacé les rebelles qui manquent cruellement à Ouattara. Il veut par tous les moyens, rendre son crime parfait, avant les conclusions du panel de l’Ua. Histoire de mettre l’Union africaine devant le fait accompli. Malheureusement pour lui, la Côte d’Ivoire n’est pas à genoux. Et il a en face de lui, un peuple et une armée debout. Pris de panique devant la détermination quasi collective, Choï s’adonne à tous les actes de banditisme qui avilissent totalement l’Onu en Côte d’Ivoire. L’Onuci se met à fond dans l’assassinat de civils et de soldats de l’armée ivoirienne. A Daloa, un policier a été tué à bout portant au camp de l’Onuci, alors qu’il avait conclu une médiation. Ce n’est d’ailleurs pas tout.

Depuis hier, les Forces onusiennes peuvent être considérées comme des bandes de braqueurs. Dans la commune d’Abobo, ils se sont mis à braquer des stations d’essence pour s’approvisionner en carburant. Comme la commune d’Abobo vit au point mort, l’Onuci accompagne les bandes de pillards.

Elle n’a trouvé mieux que de s’approvisionner comme des bandits en braquant une station–service. Les contingents ghanéen et béninois ont vu juste. En décidant de quitter l’Onuci. Bien d’autres pays commencent à suivre. Parce que ce qui se passe en Côte d’Ivoire, est une première dans l’histoire. Et dépasse tout entendement.

Guéhi Brence
gb08301660@yahoo.fr


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