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Politique

Côte d`Ivoire: les médiateurs attendus à Abidjan, crainte de guerre civile
Publié le vendredi 4 mars 2011   |  AFP




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ABIDJAN - Le panel de chefs d`Etat africains chargé de dénouer la crise ivoirienne était attendu vendredi à Abidjan, après une réunion à Nouakchott, au moment où une flambée de violences fait craindre une guerre civile.

Signe de l`aggravation de la situation, le Haut commissariat de l`ONU pour
les réfugiés (HCR) a annoncé avoir suspendu ses opérations dans l`ouest
ivoirien.

Dans cette région s`affrontent depuis plusieurs jours forces armées loyales
au président sortant Laurent Gbagbo, soutenues par des miliciens, à
l`ex-rébellion du nord alliée à Alassane Ouattara, reconnu président élu par
la communauté internationale après le scrutin de novembre.

Les cinq présidents africains - Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Jacob
Zuma (Afrique du Sud), Jakaya Kikwete (Tanzanie), Idriss Deby Itno (Tchad) et
Blaise Compaoré (Burkina Faso) - devaient échanger "pendant deux heures à
Nouakchott avant de prendre leur avion pour Abidjan", selon une source
diplomatique mauritanienne.

Ils y étaient venus une première fois le 20 février pour étudier des
propositions de sortie de crise, avant que quatre d`entre eux ne se rendent à
Abidjan pour des entretiens avec Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.
Récusé par le camp Gbagbo qui l`accuse d`avoir pris parti pour M. Ouattara,
Blaise Compaoré n`avait pas fait le déplacement à Abidjan, officiellement pour
"raisons de sécurité".
Il ne viendra pas non plus cette fois. "Il est exclu que le président
Compaoré parte à Abidjan, même si les autres chefs d`Etat décident d`aller
donner les conclusions de leur concertation", a indiqué à l`AFP la présidence
burkinabè, sans fournir d`explication.

Mis en place par l`UA fin janvier, le panel avait initialement jusqu`à fin
février pour élaborer des solutions "contraignantes". Mais ce délai a été
repoussé d`un mois, illustrant les divisions et les difficultés du quintette.

Avant même la venue des médiateurs, l`un d`eux, Idriss Deby Itno, a appelé
les rivaux ivoiriens à "un arrêt immédiat des affrontements en observant un
cessez-le-feu".

Car la situation dans le pays se dégrade chaque jour, faisant craindre au
Conseil de sécurité de l`ONU une "résurgence de la guerre civile" après les
combats de 2002-2003 qui avaient coupé le pays en deux.

Cinquante personnes ont été tuées dans des violences entre le 24 février et
le 3 mars, portant à au moins 365 le nombre de tués depuis fin 2010, selon la
force de l`ONU dans le pays, l`Onuci.

Ce bilan ne prenait pas en compte la mort d`au moins six femmes, tuées par
balles lors d`une manifestation à Abidjan par les Forces de défense et de
sécurité (FDS) de Laurent Gbagbo, selon des témoins.
La presse pro-Gbagbo attribuait vendredi les tirs aux insurgés qu`ont
affrontés la semaine dernière les FDS dans le quartier d`Abobo (nord), et qui
sont selon elle des ex-rebelles des Forces nouvelles (FN) infiltrés.

La France souhaite de son côté que le Conseil des droits de l`homme des
Nations unies se saisisse des violences en Côte d`Ivoire et qu`une "commission
d`enquête crédible et impartiale sous l`égide de l`ONU" soit mise en place, a
annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères.

Sur le plan humanitaire, la situation est également préoccupante.

L`insécurité a poussé "plus de 200.000 personnes" hors d`Abobo et, dans
l`ouest, plus de 70.000 habitants ont fui le pays, principalement vers le
Liberia voisin, selon l`ONU.

Les Nations unies se sont aussi inquiétées que le nord tenu par les FN soit
privé d`électricité et souvent d`eau depuis le début de la semaine.

Cela "met en danger la vie des populations, en particulier des enfants, des
femmes enceintes ou allaitantes", selon une porte-parole du bureau de
coordination des Affaires humanitaires, Elisabeth Byrs, qui a dénoncé "un acte
inhumain".

Le gouvernement Gbagbo a invoqué la nécessité de gérer le "potentiel
électrique actuel en fonction de ses priorités et de ses besoins", et fait
valoir que les coupures ne visaient pas toujours cette zone.

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