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Meurtres, pillages,…/ Quand la justice frappera
Publié le jeudi 10 mars 2011   |  Nord-Sud


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© Reuters par DR
The body of a dead man lies on the ground after a clash between soldiers and supporters of Ivorian presidential claiment Alassane Ouattara in the Abobo area of Abidjan February 23, 2011. Gunfire and explosions shook Abobo, an area of Abidjan that supports Ouattara, on Tuesday, and at least three soldiers died in clashes with protesters calling on his rival to step down. A commander at army headquarters who could not be named said three soldiers were confirmed killed in the clashes, but thought there were up to five dead. The military rarely gives civilian casualties, but previous clampdowns have left a trail of dead.


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Les nombreuses mises en garde n’ont pas freiné la folie meurtrière qui s’est abattue sur la Côte d’Ivoire. Quand sonnera l’heure de rendre compte, beaucoup de bourreaux se retrouveront seuls face à leurs crimes.

Les crimes et autres massacres qui endeuillent la Côte d’Ivoire depuis le second tour de la présidentielle seront poursuivis. En dépêchant son ministre de la Justice auprès de la Commission des droits de l’homme de l’Onu à Génève, la semaine dernière, le président Alassane Ouattara démontre l’importance qu’il accorde à la question. « Plus de 1000 personnes tuées. Plus de 3000 blessés, plus de 200 disparus (…) La Cour pénale internationale (ndlr, Cpi) va sanctionner », a commenté Me Ahoussou Jeannot, interrogé par Onuci-Fm.

« Nous collectons des informations, nous analysons des informations, et nous serons prêts à agir dans un très court délai », a précisé le 5 mars la procureure adjointe de la CPI. Fatou Bensouda s’exprimait 48 heures après le massacre, à l’arme lourde, de 7 femmes par des miliciens pro-Gbagbo, dans la commune d’Abobo.
Certes, les Ivoiriens se sont habitués à l’impunité dont jouissent depuis 2000 les auteurs des graves crimes contre l’humanité qui ont endeuillé le pays.

Mais, la CPI est une réalité que ne devrait ignorer aucun actuel ou potentiel criminel de la crise post-électorale. Elle est le symbole d’une justice internationale parfois lente, mais déjà aux trousses des génocidaires et autres criminels.

L’actualité en donne un exemple clair avec le procès Taylor qui se déroule à La Haye, dans une relative indifférence. C’est hier que devait commencer la plaidoirie des avocats de l’ex-président du Libéria devant la Cour spéciale pour la Sierra Leone. Ensuite, Charles Taylor devra attendre 4 à 6 mois le verdict le concernant. Il est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Le Kenya aussi a les yeux tournés vers La Haye où la Cour pénale internationale (CPI) a délivré mardi des citations à comparaître le 7 avril prochain à l’endroit de six hauts responsables du pays. Ils sont soupçonnés de crimes contre l’humanité lors des violences postélectorales de la fin 2007.
Quelque 1200 personnes avaient été tuées et plus de 300 000, déplacées au cours de violences pendant et après la réélection contestée du président Mwai Kibaki, le 27 décembre 2007, face à son adversaire Raila Odinga, actuel Premier ministre d’un gouvernement de coalition. La citation à comparaître concerne aussi bien des proches du président que ceux du Premier ministre. Parmi eux,
Mohammed Hussein Ali, 55 ans, chef de la police à l’époque des faits ; William Ruto, 43 ans, suspendu de son poste de ministre de l’Enseignement supérieur pour corruption ; Henry Kosgey, 63 ans, ancien ministre de l’Industrialisation ; Joshua Arap Sang, présentateur pour Kass FM, une radio en langue vernaculaire kalenjin.

Comment passer sous silence la République démocratique du Congo. Calixte Mbarushimana, secrétaire exécutif des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), a comparu en première audience le 28 janvier dernier devant la chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI). Arrêté en France en octobre 2010 et transféré à La Haye le 25 janvier dernier, il doit répondre de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis en 2009 dans l’est de la RD Congo.
Il est en effet soupçonné d’avoir perpétré ou d’être l’instigateur de meurtres, tortures, viols, actes inhumains et persécutions ainsi que d’attaques contre la population civile, destructions de biens, meurtres, tortures, viols et traitements inhumains.

Il faut enfin noter que le procès de Jean-Pierre Bemba a commencé le 22 novembre 2010. Le leader du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC), candidat malheureux à la présidentielle, est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003.
Tous ces exemples doivent ouvrir les yeux à ceux qui commanditent les nombreux crimes qui ensanglantent la Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010. Comme le démontrent les cas ci-dessus cités, la CPI peut poursuivre les exécutants, les commanditaires ou toux ceux qui encouragent les crimes, les destructions de biens privés, etc.

Quand viendra le moment de rendre compte, chacun sera seul face à ses juges. Comme Taylor, Bemba, et autres qui s’n fichaient.

Kesy B. Jacob


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