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Après les assassinats du samedi dernier à Adjamé - Abobo accueille Williamsville
Publié le mardi 22 mars 2011   |  Nord-Sud




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Les chiens de guerre de Gbagbo continuent de tuer les populations. Samedi dernier, un commando composé de cinq individus a massacré toute une famille au quartier jouxtant la pharmacie « Aimess » à Williamsville. Un maître talibé répondant au nom de Cissé Alassane a été froidement tué avec trois de ses élèves. Avant le carnage, raconte un rescapé de la boucherie, qui a gardé l’anonymat, le commando dirigé par un élément de la Compagnie républicaine de sécurité(Crs1) a dépouillé l’infortuné maître talibé de la somme de 200 mille Fcfa. Le lendemain des faits, un calme apparent régnait dans ce quartier de la commune d’Adjamé. Les résidents en ont profité pour fuir la zone. Par milliers, ils ont pris le chemin de l’exode vers la commune d’Abobo. Baluchons sur la tête, Koné Drissa et sa famille fuient les combats. « J’ai des parents à Abobo. Donc, je vais là-bas pour être plus en sécurité », nous confie-t-il brièvement avant de porter son benjamin à califourchon. Selon les personnes interrogées, elles estiment que Bagdad City (Abobo) contrôlé par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire(Frci) est une zone sécurisée. «On préfère se refugier là-bas. Les dernières tueries commises par les étudiants de la Fesci et les policiers de la Crs n’invitent pas à la sérénité. Aujourd’hui, les forces dites loyales sont devenues des rebelles et des assassins. Nous sommes en sécurité dans la partie contrôlée par les Forces républicaines », argumente Konan Fabrice, en compagnie d’un groupe de femmes et d’enfants en route pour Abobo. Hier matin, d’autres personnes ont quitté Williamsville pour se mettre à l’abri dans la commune de maire Adama Toungara. Si certains résidents prennent la direction d’autres communes où il n’y a pas encore d’affrontements entre soldats pro-Gbagbo et insurgés, d’autres ont choisi de quitter carrément la capitale économique. Comme c’est le cas de Koné Salimata et sa famille. « On se rend à Bouaké. Là-bas nous sommes plus en sécurité », nous lance l’institutrice de 35 ans en ajoutant qu’Abidjan est devenu un champ de bataille et d’insécurité. «C’est l’inverse. Les zones contrôlées par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire sont sécurisées. A contrario les villes occupées par les forces de défense et de sécurité sont des nids de bandits et de criminels », observe Coulibaly Cédric, un habitant de Williamsville rencontré à la gare routière d’Adjamé. Il rejoint sa famille à Ferkessédougou.

Bahi K.


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