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Société

Sanctions contre le pouvoir illégitime de Gbagbo - La pharmacie de l’Etat se vide
Publié le mardi 22 mars 2011   |  Nord-Sud




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Après avoir nié l’évidence et vendu de faux espoirs à ses partisans en se déclarant capable d’éviter des ruptures, le clan Gbagbo semble désormais résigné à dire la vérité sur la pénurie de médicaments.


Les téléspectateurs qui regardent encore la télévision bleue, ont dû suivre, samedi soir, lors du journal de 20 heures, une série de reportages très alarmistes sur la pénurie de produits pharmaceutiques. La parole a été donnée à des malades, notamment des dialysés du Centre hospitalier universitaire(Chu) de Treichville, et des personnels-soignants du même hôpital. Ceux-ci ont dépeint un sombre tableau des conséquences du manque de médicaments. Les insuffisants rénaux sont les premières victimes. Depuis le mois de janvier, ils meurent par dizaines faute de consommables pour les dialyses.
Par ailleurs, l’intervention de la directrice de la Pharmacie de la santé publique(Psp), toujours à Treichville, a montré l’ampleur de cette pénurie qui ne se limite pas à l’absence des intrants de la dialyse. La Psp est chargée d’approvisionner les hôpitaux publics en divers produits, surtout les médicaments de première nécessité que sont les antipaludiques et les antibiotiques.

Des hôpitaux
sans médicaments
Aujourd’hui, la Psp dispose d’à peine 40% de stock. « Nous sommes à plus de 60% de rupture(…). Nous aurions voulu servir au maximum les formations sanitaires qui sont pour certaines très éloignées, et qui ne comptent que sur la Psp qui est le seul fournisseur à leur livrer des médicaments moins chers. Mais malheureusement, nous sommes pris à la gorge… », avoue Dr Duncan Rachelle. La quasi-totalité des produits pharmaceutiques utilisés en Côte d’Ivoire est importée. L’Europe est le fournisseur principal et les chargements arrivent ici généralement par voie maritime, et seulement dans 20% des cas, par voie aérienne. Cela dit, les difficultés actuelles d’approvisionnement ne sont pas dues qu’à l’absence des bateaux européens dans les ports ivoiriens. « Nous travaillons à 80% avec des fournisseurs étrangers. Il s’agit de faire des transferts d’argent. Le blocage au niveau des transferts et des banques nous empêche de remplir notre mission. On ne peut pas faire de transferts. On ne peut pas payer les fournisseurs. On se retrouve, en plus de l’embargo, dans une autre situation (de difficulté) de paiement des fournisseurs», a ajouté la directrice. L’indisponibilité des médicaments essentiels et des dispositifs médicaux, annonce le reporter, aura pour conséquence, à très court terme, entre autres, l’arrêt de certaines interventions chirurgicales et la mauvaise prise en charge médicale de certaines pathologies. Des thèses qui prennent le contre-pied des sorties récentes de la ministre de la Santé et de la lutte contre le sida dans le gouvernement illégitime d’Aké N’Gbo. Devant une presse acquise à la cause Lmp, Christine Adjobi avait minimisé les conséquences de l’arrêt des importations, et proclamé l’existence de stocks pouvant permettre au système sanitaire de tenir encore pendant des mois. Elle avait aussi promis la recherche de nouveaux partenaires pour combler l’absence européenne. Mais à écouter les gérémiades de son clan sur les antennes de la ‘’télé Lmp’’, on se rend compte que les usurpateurs du pouvoir sont loin d’avoir trouvé une solution au problème sanitaire qu’ils ont créé à leur pays.


Cissé Sindou


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