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Économie

Départ de Gbagbo : Il faut sécuriser les commerces - Attention au pillage !
Publié le jeudi 31 mars 2011   |  Ivoire-Presse


Grandes
© Autre presse par DR
Grandes surface: le supermarché Orca Déco, sur le Bd VGE à Abidjan


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La libération des villes de l’intérieur donne un avant-goût de ce que vivra l’économie nationale le jour du départ de Koudou Gbagbo. Dans un premier temps, les soldats, miliciens et mercenaires de Gbagbo pratiquent quelque chose qui ressemble à la tactique de la terre brûlée : ne laisser que des cendres sur leurs traces. Sauf que ces misérables ne cherchent pas à se replier, mais plutôt à détruire tout sur leur passage. Par pure jalousie et méchanceté, incapables qu’ils ont été de fabriquer une seule brique en une décennie. Mais le danger peut aussi venir d’ailleurs.

Comme ils l’ont si bien démontré à Danané, Zouan-Hounien, et autre Duékoué, ou encore plus près de nous à Abobo, les guerriers « frayalistes » de Gbagbo s’adonnent au pillage des commerces et des résidences dans leur fuite. Les mercenaires libériens ont ainsi pillé et incendié de nombreux biens avant de prendre la destination de leur pays natal. Pareil pour les étudiants maudits et autres miliciens qui peuplent les résidences universitaires, et qui ont pillé les résidences de nombreuses personnalités pour ensuite aller brader à 10.000 FCFA le congélateur dans les bas-fonds de Cocody. Bien mal acquis ne profite jamais, dit-on. Incapables d’avoir pu produire une quelconque richesse en une décennie passée aux affaires, les refondateurs poussent leurs jeunes patriotes à aller saccager, piller et incendier les biens des honnêtes gens. Depuis que le glas a sonné pour leur Mentor, ces médiocres s’en donnent à cœur joie, pour le malheur des vaillantes populations ivoiriennes.

Toutefois, les scènes qu’il nous a été donné de voir, notamment à Abobo et à Daloa, devraient nous faire réfléchir. En effet, le lendemain de la libération du camp commando d’Abobo des mercenaires Guinéens, une foule incontrôlable de badauds a pris possession des lieux, pillant tout ce qu’ils pouvaient trouver. Malgré l’opposition des éléments du « commando invisible » qui tiraient des rafales d’armes automatiques en l’air, les gens ont pillé ce qui restait des biens des mercenaires, mais aussi tout ce qui appartenait aux familles des gendarmes qui habitaient ce camp et qui avaient été contraints de s’en aller pour sauver leurs têtes. Pour leur décharge, les abobolais diront qu’ils sont privés de tout depuis des mois par la faute de ces irresponsables, mais quand même…

Plus grave, à Daloa, la joie populaire à été l’occasion pour des malfrats de casser des commerces et en piller le contenu. Comme quoi, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Encore que l’on pourrait se demander en quoi le malheur des opérateurs économiques pourrait faire le bonheur des consommateurs, leurs parents.

La libération d’Abidjan n’est plus qu’une question d’heures. Mais si les mêmes scènes de pillage devraient se reproduire, il n’y aurait pas meilleur moyen d’aider Gbagbo à atteindre son but : détruire la Côte d’Ivoire. Car si le mauvais perdant (LMP) l’a fait en tuant des milliers d’innocents, il l’a fait également en braquant la Bceao et en injectant dans le circuit économique des milliards de francs de faux billets. Quel cauchemar, si le Plateau et ses beaux magasins devaient être pillés… par une foule en liesse fêtant le départ de Gbagbo. Quel paradoxe ! Quelle catastrophe si les grandes surfaces qui font la fierté d’Abidjan, telles que Sococé, Prima, Cash center, Orca et autre Cap sud devaient être saccagées ou pillées. Assurément la fierté des Ivoiriens et l’économie nationale en prendraient un coup terrible. Pour toutes ces raisons, les autorités ivoiriennes devraient prendre dès maintenant les dispositions nécessaires pour ne pas faire d’Abidjan, un cimetière économique. L’appel du premier ministre Guillaume Soro, lancé ce soir du mercredi 30 mars 2011, aux Forces républicaines et aux populations pour le respect et la sauvegarde des biens et des acquis, tombe donc à pic.

Dozo Woulé

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