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Politique

Chef d`Etat-major armée ivoirienne réfugié à l`ambassade sud-africaine (officiel)
Publié le jeudi 31 mars 2011   |  AFP


Le
© Reuters
Le chef d`état-major, le général Philippe Mangou


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JOHANNESBURG - Le chef d`Etat major de l`armée
ivoirienne Philippe Mangou s`est réfugié mercredi soir à la résidence
officielle de l`ambassadeur sud-africain à Abidjan, a indiqué jeudi le
ministère des Affaires étrangères sud-africain.
Le général Philippe Mangou s`est réfugié tard dans la soirée, avec sa femme
et cinq enfants, à la résidence officielle de l`ambassadrice sud-africaine
Zodwa Lallie, écrit le ministère dans un communiqué.
"Le gouvernement sud-africain a entamé des consultations à son sujet avec
les parties compétentes en Côte d`Ivoire, la Communauté économique des Etats
d`Afrique de l`Ouest (Cédéao), l`Union africaine (UA) et les Nations unies",
ajoute-t-il.
Agé de 59 ans, le général Mangou avait été nommé par Laurent Gbagbo à la
tête de l`armée ivoirienne le 13 novembre 2004, en remplacement du général
Mathias Doué. En décembre, il a de nouveau prêté serment d`allégeance au
président sortant malgré les contestations de sa réélection.
L`officier supérieur avait conduit le 4 novembre 2004 "l`Opération dignité"
des forces armées, consistant en une série de raids contre les positions des
rebelles ivoiriens qui contrôlent le nord du pays depuis le coup d`Etat raté
de septembre 2002.
Cette offensive avait tourné court après le bombardement d`une position de
la force française Licorne à Bouaké (centre), tuant neuf soldats français.
Depuis le début de la crise post-électorale, le général Mangou, considéré
comme un modéré, avait été souvent donné partant par la rumeur abidjanaise
mais avait plusieurs fois réaffirmé sa loyauté au régime.
Sa défection intervient alors que les forces du président ivoirien reconnu
par la communauté internationale Alassane Ouattara avancent depuis lundi vers
le sud du pays.
Elles ont pris le contrôle mercredi de la capitale Yamoussoukro. Jeudi, à
14H00 GMT, elles étaient à 110 kilomètres à l`est d`Abidjan et menaçaient de
marcher sur la ville si Laurent Gbagbo refusait de céder le pouvoir.
Leur offensive éclair a été lancée quatre mois après le début d`une crise
post-électorale ayant fait, selon l`ONU, plus de 460 morts et déplacé près
d`un million de personnes, et après des semaines de négociations avortées.
Au début de la crise, l`Afrique du Sud a semblé ménager Laurent Gbagbo, se
contentant de "prendre note" dans un communiqué des appels de l`UA à sa
démission.
Pretoria a ensuite tenté de pousser une solution de compromis, évoquant
même la possible formation d`un gouvernement d`union nationale. Ce n`est qu`à
la mi-mars que le président Jacob Zuma s`est rallié à la position de la
communauté internationale.
L`Afrique du Sud, membre non permanent du Conseil de sécurité de l`ONU, a
même voté mercredi une résolution qui impose des sanctions au président
sortant et à son entourage, et exige son départ immédiat.

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