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Politique

Côte d`Ivoire: combats à Abidjan, massacres et "charniers" à l`ouest
Publié le samedi 2 avril 2011   |  AFP


Forces
© Getty Images
Forces loyal to presidential claimant Alassane Ouattara rest about 20 km (12 miles) north of Abidjan April 1, 2011


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La bataille d`Abidjan pour le contrôle des derniers bastions du président sortant Laurent Gbagbo se poursuivait samedi et des informations alarmantes concernaient l`ouest de la Côte d`Ivoire: 800
personnes tuées en un jour dans une seule ville et découverte de charniers présumés.
Des tirs sporadiques d`armes lourdes étaient entendus dans la matinée à
Abidjan, mais sans commune mesure avec les violents affrontements de la veille.
Pour le capitaine Léon Kouakou Alla, porte-parole du ministère de la
Défense du président reconnu par la communauté internationale Alassane
Ouattara, "l`offensive n`a pas encore commencé (mais) cela ne saurait tarder".
"Nous prenons des dispositions pour affaiblir l`ennemi avant de monter à
l`assaut", a-t-il indiqué à l`AFP, alors que depuis lundi les forces
pro-Ouattara ont conquis la quasi-totalité du pays.
Le camp Gbagbo avait affirmé vendredi avoir repoussé une offensive des
forces de son rival sur le palais présidentiel et la résidence de M. Gbagbo à
Abidjan, précisant avoir également repris le contrôle de la télévision d`Etat
RTI. Le signal a été rétabli dès vendredi, et la chaîne diffusait des
programmes anciens et un clip musical sur des images de campagne de M. Gbagbo.
Samedi matin des militaires fidèles au président sortant ont appelé à
l`antenne de la RTI à la mobilisation des troupes pour la "protection des
institutions de la République".
Dans ce "communiqué numéro 1 du PC du point d`appui", lu par un militaire
accompagné d`une dizaine d`autres, ils demandent aux leurs de rejoindre cinq
unités situées à Abidjan.
Quant au président sortant, son entourage assure qu`il se trouve avec sa
famille dans sa résidence de Cocody (nord de la capitale économique) et qu`il
n`a nullement l`intention d`"abdiquer", alors que les appels de la communauté
internationale pour son départ se sont multipliés vendredi.
Dans de nombreux quartiers de la métropole, les pillages se poursuivaient
et la panique s`emparait de certains habitants. Environ 1.400 Français et
autres étrangers étaient regroupés samedi matin dans le camp militaire
français de Port-Bouët à Abidjan, a indiqué l`armée française.
Mais de plus en plus d`informations alarmantes font état de massacres à
grande échelle commis récemment dans l`ouest du pays, région traversée par de
vifs antagonismes ethniques, frontalière du Liberia, qui sort avec peine d`une
longue guerre civile (1989-2003).
"Au moins 800 personnes" ont été tuées mardi 29 mars lors de violences
intercommunautaires à Duékoué, dans l`ouest de la Côte d`Ivoire, a dit à
Genève le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), citant des
informations recueillies sur place.
"Cet événement est particulièrement choquant par son ampleur et sa
brutalité", s`est alarmé la chef de la délégation du CICR en Côte d`Ivoire,
Dominique Liengme.
Important carrefour stratégique de l`Ouest, Duékoué est contrôlée depuis
mardi par les forces pro-Ouattara, à l`issue de deux jours de durs combats
avec les militaires et miliciens fidèles à M. Gbagbo.
Le gouvernement Ouattara a affirmé samedi avoir découvert des charniers
dans l`Ouest, accusant les partisans de M. Gbagbo d`en être responsables.
Il évoque "la découverte de nombreux charniers dans l`Ouest du pays,
notamment à Toulépleu, Bloléquin et Guiglo, dont les auteurs ne sont autres
que les forces loyales, les mercenaires et les milices de M. Laurent Gbagbo".
Le gouvernement Ouattara a par ailleurs rejeté les accusations de l`ONU,
qui a dit craindre de "graves violations des droits de l`homme" commises par
ses forces, "en particulier dans les régions de Guiglo, Daloa à l`ouest".
Le gouvernement Ouattara "dément toute implication des Forces républicaines
de Côte d`Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) dans d`éventuelles exactions".
Dans le passé, le camp Gbagbo a lui aussi accusé ses rivaux de commettre de
nombreuses exactions sur les civils.
Pour Human Rights Watch (HRW), M. Ouattara doit empêcher ses forces de
commettre des représailles.

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