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Politique

Côte d`Ivoire: Bruxelles appelle Gbagbo et Ouattara à protéger les civils
Publié le lundi 4 avril 2011   |  AFP


Smoke
© Reuters
Smoke rises from the city centre of Abidjan April 2, 2011


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BRUXELLES - La Commission européenne a appelé lundi Alassane Ouattara, le président ivoirien reconnu par la communauté internationale, et le président sortant Laurent Gbagbo à "protéger les civils" et à tout faire pour éviter de faire basculer "davantage" leur pays dans la guerre civile.
"Pour le bien de la Côte d`Ivoire et pour le bien des pays voisins,
j`appelle Laurent Gbagbo et le président élu Alassane Ouattara à protéger les
civils et à éviter de faire basculer davantage la Côte d`Ivoire dans la guerre
civile", a déclaré la commissaire européenne en charge de l`aide humanitaire,
Kristalina Georgieva.
Des combats se déroulent à Abidjan, la capitale économique du pays et
Guillaume Soro, Premier ministre du président reconnu par la communauté
internationale Alassane Ouattara, a affirmé que la situation était "mûre" pour
une offensive "rapide" de son camp contre les forces restées fidèles au
président sortant Laurent Gbagbo.
Mais ce dernier, replié avec ses combattants dans le palais présidentiel,
sa résidence et les bâtiments de la radio-télévision, refuse d`abdiquer et de
s`exiler.
"La violence a toujours pour conséquence des désastres humanitaires", a
averti la commissaire européenne.
Mme Georgieva s`est déclarée préoccupée par les informations faisant état
de tueries à caractère ethnique et de chasse à l`homme en Côte d`Ivoire.
Selon l`ONU et plusieurs organisations internationales, la prise mardi 29
mars par les combattants d`Alassane Ouattara de Duékoué, important carrefour
de l`Ouest ivoirien, s`est accompagnée de massacres à grande échelle, les
bilans allant de 330 tués à un millier de "morts ou disparus".
Selon l`ONU, "la plupart" des 330 morts de Duékoué ont été victimes de
combattants de M. Ouattara, les autres essentiellement de miliciens et
mercenaires libériens pro-Gbagbo.
Le camp Ouattara a vivement contesté ces "allégations", affirmant que tous
les tués étaient des "miliciens". Les Forces républicaines de M. Ouattara ont
annoncé avoir "compté" 152 corps à Duékoué et non des centaines.

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