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Politique

Crimes dans l`ouest ivoirien: les avocats de Ouattara prônent la prudence
Publié le lundi 4 avril 2011   |  AFP


Fighters
© Getty Images par DR
Fighters from the Republican Forces rebels walk at the village of Pekanhouebly on the border of Ivory Coast and Liberia
Jeudi 24 mars 2011. Frontière du Libéria. Des soldats des FRCI en patrouille près du village de Pekanhouebly


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PARIS - Les avocats d`Alassane Ouattara, président ivoirien reconnu par la communauté internationale, ont dénoncé lundi une "exploitation politique" de la crise et souligné l`importance de "la preuve" de crimes alors que les forces pro-Ouattara sont suspectées de massacres.
Mes Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoit, qui ont adressé le 9 mars un
"mémorandum" à la Cour pénale internationale (CPI) accusant Laurent Gbagbo et
ses services de sécurité de "crimes contre l`humanité", affirment que le
président sortant et "son système" sont "à l`origine de toutes les violences
qui frappent la Côte d`Ivoire", dans un communiqué.
"Nous nous indignons de l`exploitation politique malsaine et désespérée des
drames humains que tentent aujourd`hui Laurent Gbagbo et ses partisans",
affirment les avocats.
Ils rappellent que leur mémorandum à la CPI ne relatait que des crimes
rapportés par l`ONU ou des ONG internationales et demandent "que le même souci
de preuve soit observé s`agissant de faits qui auraient pu être commis,
notamment à l`ouest de la Côte d`Ivoire, par des groupes indéterminés et
certains bien avant la présence des Forces Républicaines (pro-Ouattara)".
Selon l`ONU et plusieurs ONG internationales, la prise mardi 29 mars par
les forces pro-Ouattara de Duékoué (ouest) s`est accompagnée de massacres à
grande échelle, les bilans allant de 330 tués à un millier de "morts ou
disparus".
Selon l`ONU, "la plupart" des 330 morts de Duékoué ont été victimes de
combattants de M. Ouattara, les autres essentiellement de miliciens et
mercenaires libériens pro-Gbagbo.
Le camp Ouattara a vivement contesté ces "allégations", affirmant que tous
les tués étaient des "miliciens". Les Forces républicaines ont annoncé avoir
"compté" 152 corps à Duékoué et non des centaines.
"Tous les faits criminels éventuels devront être prouvés et leurs auteurs
identifiés par les institutions internationales. Ces deux conditions étant
réunies, il ne sera fait aucune exception vis-à-vis des responsables de tels
actes", affirment les avocats, rappelant la position du gouvernement de M.
Ouattara qui a assuré qu`il n`y aurait "pas d`impunité".

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