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Les avocats français de Gbagbo refoulés à l`aéroport d`Abidjan
Publié le vendredi 6 mai 2011   |  Libération




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Les deux défenseurs français du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo ont été refoulés vendredi avant son premier interrogatoire, alors que son successeur Alassane Ouattara doit prêter serment.
Les deux avocats, Me Jacques Vergès et Me Marcel Ceccaldi, ont été interdits d’entrée à l’aéroport d’Abdijan faute de visas en règle et ont été placés dans un avion pour Paris.
Cet incident est intervenu alors que M. Gbagbo, 65 ans, devait être entendu par le Procureur de la République à Korhogo (nord), où il se trouve en résidence surveillée depuis son arrestation il y a près d’un mois à Abidjan.
Il devait être interrogé dans le cadre d’une enquête préliminaire portant sur la crise née de la contestation du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, au cours de laquelle 3.000 personnes ont trouvé la mort, selon les autorités.
«Je suis très pessimiste»
Des accusations d’exactions, de concussion et d’appels à la haine pèsent notamment contre M. Gbagbo, qui avait refusé de reconnaître la victoire de M. Ouattara. M. Outarra doit finalement prêter serment vendredi devant le Conseil constitutionnel.
«Manifestement, on ne veut pas que le président Gbagbo soit défendu. Je suis très pessimiste sur l’avenir d’un régime qui traite les avocats de cette manière», a commenté Me Vergès.
Le célèbre avocat est arrivé à Abdijan muni d’un visa délivré par le consulat ivoirien de Nancy (est de la France), mais les autorités ivoiriennes ont soutenu que le document n’avait pas été validé par l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris.
«Les autorités se livrent à une palinodie de justice», a dénoncé Me Ceccaldi, qui ne disposait pas de visa mais avait écrit au Procureur pour lui demander de «favoriser» son entrée dans le pays.
La troisième membre de l’équipe assurant la défense de M. Gbagbo, l’avocate franco-camerounaise Lucie Bourthoumieux, détentrice d’une carte de résident, a pu passer les contrôles mais a décidé de repartir avec ses collégues vers Paris.
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