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Politique

Un mois après son assignation à résidence à Korhogo, La prison n`a pas assagi Gbagbo
Publié le samedi 14 mai 2011   |  Le Nouveau Réveil




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L'ancien président de la République, parangon du mauvais perdant, aurait déclaré à la troïka de sages partis le rencontrer dans sa retraite de Korhogo qu'il fallait panser les plaies de la Côte d'Ivoire, la remise sur pied du pays étant plus importante que tout.
On aurait pu crier hosanna et alléluia si ces propos avaient été tenus par quelqu'un d'autre qui pense vraiment ce qu'il dit.
Dieu merci, aucun Ivoirien censé ne peut ajouter foi à ce genre de déclarations faites juste pour amuser la galerie et surtout pour faire croire à ses hôtes que la crise post-électorale a assagi l'ancien président de la République qui aurait ainsi pris conscience, enfin, de l'abîme dans lequel il a plongé le pays depuis 10 ans et des morts innombrables qu'il a causés du fait du hold-up électoral qu'il a voulu faire !
La preuve palpable de cette comédie dans les propos est le refus de l'ancien président de la République de demander à ses partisans de déposer les armes.
Et pourtant, les deux déclarations devaient aller de paire : "Pour permettre au pays de panser ses plaies, je demande à mes partisans de déposer les armes et d'aller résolument à la paix."
Il se trouve que l'ancien président de la République, si confiant dans les révélations de ses prophètes…de malheur, croit dur comme fer que l'Eternel des Armées qui le chérit tout particulièrement à cause des tueries massives et indiscriminées qu'il a perpétrées pendant dix ans, viendra lui-même sur les nuées pour le prendre par la main, ainsi que l'ange du seigneur l' a fait avec Philippe dans les Actes des Apôtres, pour l'installer et même le clouer éternellement sur ce fauteuil présidentiel qui lui tient tant à cœur !
Et puisqu'il a été arrêté le 11 avril, ce prodige se produira de façon certaine le 14 mai 2011.
Faisant sien l'adage "aide-toi le ciel t'aidera", comment pourrait-il ordonner à ses partisans de déposer les armes alors qu'ils sont en train de faire leur part de travail qui justifiera l'intervention inéluctable du Tout Puissant ?
L'ancien président de la République et Messaline-Lucrèce Borgia ne souhaitent nullement qu'aucune plaie soit pansée eux qui, à travers cette distribution massive d'armes de guerre à des populations civiles et les quelque soixante caches d'armes, dit-on, sur toute l'étendue du territoire de "la Côte d'Ivoire utile", voulaient une guerre civile en bonne et due forme pour que la Côte d'Ivoire embrassée fasse appel à eux comme ultime recours et ultime secours salvateurs !
En supposant même que l'idée ait effleuré l'esprit de l'ancien président de la République de voir les plaies être pansées, laquelle des plaies il fallait panser : celle purulente faite depuis une décennie, depuis cinq ans, depuis trois ans ou celle sanguinolente d'il y a deux ans ou qui se fait maintenant avec cette crise post-électorale artificielle qu'il a provoquée.
Ces plaies continuent de s'élargir et d'être encore plus profondes avec ses partisans à qui il refuse de demander de déposer les armes et qui continuent de massacrer de façon atroce et aveugle des populations innocentes dont le seul tort est de les avoir croisés ou d'être sur le même territoire qu'eux ?
Il est ahurissant que cette troïka de sages se soit laissée attendrir par monsieur Laurent Gbagbo dont elle pense qu'il est pour l'apaisement !
Monsieur Gbagbo veut l'apaisement à condition que les armes de ses partisans continuent de crépiter et de faire d'innocentes victimes !
Les 70 corps qu'on vient de découvrir à Yopougon, les massacres faits à Dabou et à Grand Lahou, la forêt de Gueyo transformée en repaire et en champ de bataille par les mercenaires libériens et les miliciens en fuite sont l'illustration parfaite de l'apaisement voulue par monsieur Gbagbo qui n'est vraiment heureux et à son aise que lorsque le sang coule !

"Mille morts à droite, mille morts à gauche, moi j'avance"
Dans l'entendement de monsieur Gbagbo, même en résidence surveillée, il avance, puisque l'Eternel des Armées viendra parachever l'œuvre de ses mercenaires et miliciens !
Ces pourquoi, pour ôter à monsieur Gbagbo toute illusion, comme la mise hors de combat de IB et de ses partisans à Abobo et comme la mise en déroute des mercenaires et miliciens à la base navale de Locodjoro a enlevé leurs illusions aux refondateurs réfugiés au Ghana, il importe que les FRCI ratissent en masse la forêt de Gueyo pour en déloger tous les mercenaires et rebelles afin de faire disparaître cette dernière poche de résistance dans les plus brefs délais.
Tant que cela n'aura pas été fait, personne ne devra crier victoire car nous aurions dans ce cas des rebelles ayant un territoire, se livrant à des escarmouches et faisant parler d'eux.
Il faudrait alors craindre que d'autres contrées ne soient touchées !
Il est donc urgent et vital de ne laisser aucun répit à ces mercenaires et miliciens qui, partis au nombre de deux à trois cents d'Abidjan, auraient reçu un renfort de deux mille hommes.
Pour en revenir à monsieur Gbagbo et à ses plaies qu'il faut panser, il faut plutôt penser le contraire de ce qu'il déclare : que la rébellion se renfonce et s'étende pour qu'il reprenne " son" fauteuil présidentiel !

Tous les Ivoiriens connaissent désormais cet homme qui fait flotter la Côte d'Ivoire sur un océan de sang et dont "l'espoir suprême et la suprême pensée", c'est de revenir au pouvoir et d'y rester à vie, instaurant s'il le faut une dynastie !
Monsieur Gbagbo n'a jamais eu aucune compassion pour les victimes que son régime a broyées, plus prompt à se précipiter sur les lieux d'un magasin qui a brûlé que sur les sites des déchets toxiques ou des maisons qui s'écroulent avec des dizaines de victimes à la suite d'un glissement de terrain.
La compassion et les états d'âme sont étranges et étrangères à monsieur Gbagbo et à sa digne moitié et seuls madame Robinson, messieurs Anan et Desmond Tutu, parce que ne connaissant pas l'homme, peuvent se laisser séduire et tromper par les propos lénifiants de l'ancien président de la République !
Les plaies causées aux Ivoiriens continuent hélas de se creuser et plus que les propos trompeurs de l'ancien président de la République, seules la réaction rapide et la puissance de feu des Forces Républicaines permettront de les circonscrire et sans doute la Commission Dialogue, Vérité et Pardon s'emploiera à les panser !
Doube Binty

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