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Affaire / Etats-Unis Quand le ‘’DSK gate’’ soulève encore de nombreuses questions
Publié le mercredi 18 mai 2011   |  L'intelligent d'Abidjan




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Dominique Strauss-Kahn alias DSK, vient de passer sa deuxième nuit en prison. Sur accusation d’une femme de chambre de l’hôtel Sofitel de Manhattan (New York), afro-américaine, dit-on. Avec ce ‘’Dskgate’’ les esprits ne finiront pas de s’interroger. Il est vrai qu’à l’étape actuelle des choses on assiste à une sorte de one man show. Ni Dsk, ni sa défense n’ont encore abordé le débat de fond sauf à proposer une liberté sous caution. L’affaire enfle sous une poussée fortement médiatique. L’identité de la plaignante reste un mystère. Les paparazzis avancent deux noms pour la même femme de chambre. Toute chose qui nous amène à nous interroger. Si en prison, on tient compte du statut de Strauss-Kahn et qu’on ne le met pas parmi les grands délinquants, qu’on lui attribue une cellule individuelle, et une garde personnelle, pourquoi dans la procédure ni la police, ni la justice n’en ont pas tenu compte ? En
estimant que les moyens, les appuis et l’influence de DSK étaient susceptibles d’être utilisés pour manipuler la procédure, la justice américaine ne donne-t-elle pas de raison de douter d’elle ? Ne montre-t-elle pas qu’elle doute ? Dans cette Amérique que nous connaissons, comment faire admettre que DSK pourrait fuir et quitter le territoire américain si la justice le lui interdit ? Même si DSK avait tort, le seul fait qu’il ait commis l’acte pour lequel on le poursuit, est le vrai déshonneur. La police et la justice n’avaient pas à en rajouter. La sévérité et la méchanceté de la police et de la justice risquent de rendre sympathique DSK aux yeux de beaucoup. La juge, elle-même, a répondu qu’au stade de la procédure, elle ne dit pas que DSK est coupable ou non. Mais elle s’inquiète qu’il fuit. Si elle n’est pas sûre que DSK est coupable pourquoi alors refuse-t-elle la liberté sous caution ? Comment rattraper
les dégâts ? Parce que dégâts, il y en a eu. L’image d’un fonctionnaire international de la trempe de DSK, menotté comme un bandit de grand chemin. Une image qui fait le tour du monde. Cela se passe en Amérique. C’est peut-être un signal et une leçon aux démocraties européennes. Mais avait-on besoin d’exposer ainisi ce haut fonctionnaire international ? L’Amérique qui donne des raisons au monde, qui aide les Ivoiriens à établir la justice, l’Amérique de la mondialisation ne doit pas se braquer derrière les spécificités de son système judiciaire, pour continuer d’opérer de cette façon.
S. Débailly

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