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Société

Enlèvement des 2 français, un malaisien et un Béninois à l`hôtel Novotel / Comment l`opération a été menée : Un commissaire et le cerveau arrêtés
Publié le vendredi 20 mai 2011   |  Le Patriote




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Peut-être on saura enfin la vérité, sur le rapt du 4 avril à l'hôtel Novotel-Abidjan. Les français, Stephane Frantz Rippel, directeur de l'hôtel Novotel, Yves Lambelin, chef d'entreprise (SIFCA), un Malaisien et un Béninois tous séjournant dans ce complexe ont été enlevés le 4 avril dernier par des soldats pro-Gbagbo pour une destination jusque-là inconnue. Ce qui apparaissait au départ comme un simple rapt a vite pris les allures d'un crime organisé au moment la Côte d'Ivoire était en pleine convulsion politique. Une équipe d'enquêteurs français depuis quelques jours, a pris pied dans la capitale économique. Avec les fins limiers de la Police criminelle, les auditions d'une vingtaine de témoins et le recoupement, ont permis de mettre aux arrêts le commissaire Ozé Loguey en service au 1er arrondissement au Plateau (adjoint au chef de service) et un jeune milicien Yoro Tapeko Max Landry dit Yota Malan. Ils ont été entendus la mi-journée d'hier (Jeudi) par la juge du 6ème cabinet, Cissé Delphine, qui a décidé de les écrouer. Selon une source proche du dossier, le milicien accuse le commissaire Ozé d'avoir pris part à l'opération. Mieux, il était le chef des opérations. Une accusation que réfute le commissaire. Mais l'accusateur est resté constant avec force détails.

Tout sur le rapt, de A à Z

Yoro Max, une pièce maitresse du commando a décrit avec maestria aux enquêteurs comment l'opération a été minutieusement menée. Le commando au nombre de 12 personnes, est entré du côté du parc des véhicule. Un milicien a escaladé le mur. Sous la menace d'une grenade, le vigile a été contraint d'ouvrir le portail. Puis à l'accueil, le commando s'est divisé en deux. Un groupe par la cuisine et un autre par la terrasse pour enfin se retrouver à l'accueil. Entre temps, un des vigiles a réussi à alerter les journalistes européens et africains qui sont montés en chambre. Ne restaient dans le hall que le personnel de l'hôtel et les vigiles. Les téléphones portables ont été arrachés. Un réceptionniste répondant aux initiales de A.S a été contraint à son tour d'aller montrer la chambre du DG, sise au 7ème étage. Sur place, se trouvait le DG de SIFCA. Dans sa chambre, le commando aurait trouvé un fax se rapportant à des armes. « Nous sommes venus chercher des snipers et les journalistes étrangers », ont lancé le commando. Selon le milicien qui est passé à table, le commando serait reparti à pied en direction du Poste de Commandement de la Garde Républicaine du général Dogbo Blé, au bâtiment central de la Primature et celui des conseillers spéciaux du Palais Présidentiel. A l'en croire, le lendemain, les personnalités enlevées auraient été tuées. Mais les enquêteurs n'ont jusque-là pas pu retrouver les supposés corps. Sont-ils encore vivants ou morts ? Difficile de répondre pour le moment. Les responsables du PC de la Garde Républicaine ont habilement décliné leur responsabilité en affirmant à leur tour qu'ils « ne contrôlaient plus rien. Les miliciens avaient envahi les lieux». Malheur pour le commando, un client a pu filmer la scène. Et c'est cette pièce maîtresse qui permet aux enquêteurs d'avancer méthodiquement. L'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, Jean Marc Simon, quelques jours plus tard a lancé un appel à témoin à grand renfort médiatique. Le président de la République, Alassane Ouattara s'est dit très « préoccupé par ces disparitions ».
Coulibaly Brahima

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