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Politique

Général J. Palasset (Ex-chef de la Licorne) : «Nous avons apporté assistance à un peuple en danger»
Publié le mercredi 1 juin 2011   |  L'expression




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L’intervention de la force Licorne, l’arrestation de Laurent Gbagbo, la réunification de l’armée, la lutte contre l’impunité etc. Ce sont les points abordés hier par le général Jean Pierre Palasset lors de son conférence de presse hier au 43ème Bima.

Changement de képi à la tête de la force Licorne. Le général Jean Pierre Palasset rejoint sa base au terme d’un an de commandement de cette opération militaire. Avant de faire son paquetage, le Comanfor a fait ses adieux à la presse hier au 43ème Bima, à Port Bouët. Il a profité de cette tribune pour se prononcer sur l’intervention de ses troupes dans la bataille d’Abidjan qui a abouti à l’arrestation de Laurent Gbagbo. Selon lui, ses soldats ont sauvé la Côte d’Ivoire d’une mauvaise passe. « Nous avons apporté assistance à un peuple en danger. Nous avions le devoir de le faire. Ne pas le faire serait une faute », a-t-il répondu.

Puis d’enchaîner : « Nous sommes heureux d’avoir ramené la paix dans la rue et la joie sur les visages », s’est satisfait le général. L’accueil chaleureux réservé à ses hommes au cours des patrouilles mixtes, même à Yopougon, considéré comme le fief de l’ancien président, en rajoute à sa conviction que le travail a été « bien fait ». Il rejette du revers de la main les accusations « gratuites » qui mettent l’arrestation du président déchu sur le compte des éléments de la Licorne. « C’est une polémique vaine. Ce sont les Frci qui ont arrêté le président sortant et dans aucune des images, vous ne verrez les soldats de la Licorne participer à cette arrestation », a insisté l’ex-patron des forces françaises. Le militaire dit ne pas partager les analystes « alarmistes » de ceux qui disent que le pays a frôlé le pire avec la crise postélectorale. Il se fonde pour cela sur la maturité des Ivoiriens qui ont réalisé un taux de participation record, aux deux tours, qui ferait « pâlir » les grandes démocraties. A ses yeux, le peuple n’était pas prêt à se laisser entrainer dans une aventure qui plongerait le pays dans le gouffre. « Cette maturité politique était un signe avant-coureur que jamais le peuple ivoirien ne se perdrait dans quelque catastrophe que ce soit. Le fait de dire qu’on a frôlé la catastrophe est une expression que je ne reconnais pas », a-t-il soutenu. Ceux qui ont prédit une guerre civile ne connaissent pas bien les Ivoiriens et ont fait de l’exagération du « catastrophisme », a fait remarquer le prédécesseur du colonel Stéphane Pau qui prend les commandes de la Licorne à partir d’aujourd’hui. Le général Jean Pierre Palasset dit avoir tiré cinq leçons d’un an de présence sur la terre d’Eburnie. Le consensus politique est la clé de résolution de toute crise ; ensuite « l’extraordinaire » complémentarité entre les actions diplomatiques et militaires au cours de la crise postélectorale fera école, reste-t-il convaincu.

L’ancien patron de la Licorne a gardé un mauvais souvenir d’un certain journalisme où la diffamation et le mensonge prenaient le pas sur la réalité qui entraine des conséquences « funestes ». Autre leçon, « C’est qu’au paroxysme d’une crise, le militaire est seul. Cette solitude peut aboutir à des dérives et à des emplois inconsidérés de la force. Seul l’emploi d’une force mesurée nous honore car elle épargne des souffrances à la population civile et se concentre sur ce qui permet la résolution de la crise ». Le général part avec la conviction que le temps de la justice est arrivé en Côte d’Ivoire. Il sera « long, implacable, inexorable » et ceux qui se sont bercés d’illusions apprendront que « l’impunité n’est pas de mise », a mis en garde le Français.

Nomel Essis

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