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Issia/Des armes et 4500 faux extraits de naissance saisis
Publié le lundi 6 juin 2011   |  Nord-Sud




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En marge de la cérémonie d’allégeance des chefs traditionnels de la sous-préfecture de Boguédia qui a eu lieu le mardi dernier, dans le département d’Issia, le lieutenant, Doumbia Alassane, commandant, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) d’Issia a bien voulu nous faire le point de la sécurité dont il a la charge dans cette ville. Trois semaines après avoir pris fonction à la tête des Frci d’Issia, en remplacement du Lt Tagro, le Cdt Doumbia avoue que les choses semblent aller comme il le souhaite : « Depuis 3 semaines que nous sommes là, nous sommes à 50 véhicules qui ont été restitués à leurs propriétaires », a-t-il fait savoir. Pour ce qui est des armes, la moisson du Cdt Doumbia n’est pas maigre. Aussi a-t-il dressé un bilan : « Sur la même période, on a récupéré par-ci par-là des armes et nous sommes à ce jour à une bonne soixantaine saisie ». Pour ce qui est des personnes interpellées, il a expliqué qu’il continue les auditions dans le strict respect des dispositions légales en la matière. Depuis le 30 mai 2011, le Cdt a annoncé une découverte incroyable au niveau de l’état civil. Et d’annoncer : « Pour ce qui est de l’état civil, nous avons saisi le lundi 30 mai dernier, 4.500 faux documents administratifs dans de faux registres d’état civil. Ces faux documents ont été confectionnés par Désiré Tagro, ancien ministre de l’Intérieur et fils d’Issia. Les 4.500 faux extraits de naissance ont été établis pour 4.500 personnes dans l’optique des élections non seulement présidentielles, mais aussi pour les autres élections locales. Ces faux documents sont contenus dans 45 registres de 100 pages que je détiens dans mon bureau. Déjà avec le sous-préfet, nous avons rédigé un rapport à soumettre à ma hiérarchie et au ministère de l’Intérieur qui auront à se prononcer sur la suite à donner à notre dossier ». Pour ce qui est du racket des éléments des Frci dans la zone, le Cdt avoue qu’il s’attelle à sensibiliser ses éléments en vue de changer leur mentalité en dénonçant que ce mal ternit l’image des Frci. « Le gros problème est que beaucoup de nos éléments ne sont pas rémunérés. Mais, nous qui sommes des militaires, avons le devoir d’essayer de leur donner l’éducation nécessaire pour éradiquer cette pratique », a rassuré confiant Cdt Doumbia.

Bayo Fatim à Daloa

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