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Économie

Relance de la filière café-cacao: Les planteurs veulent une structure unique
Publié le lundi 6 juin 2011   |  Nord-Sud




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Comment relancer l’ensemble de la filière café-cacao dans un cadre apaisé ? Pour les producteurs, il faut une organisation fédérative, professionnelle unique.

Déplacement massif des planteurs, désorganisation des infrastructures économiques, abandon des exploitations, déstructuration des coopératives et montée en puissance des acheteurs véreux dans la commercialisation. La crise post-électorale aura été une tragédie sans précédent pour les producteurs de café-cacao. Mais aujourd’hui, il est temps d’essayer de reprendre le dessus, en relançant les activités. «Les planteurs sont divisés. Au-delà du rétablissement de la paix dans la filière, nous voulons poser les jalons d’une organisation consensuelle, représentative et fonctionnelle de la filière café-cacao», a expliqué, samedi à Abidjan, le président de la Coordination pour la relance des activités des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (Crap-cc), Toussaint N’guessan, insistant sur la nécessité d’instaurer un climat d’apaisement et de cohésion sociale au sein des organisations agricoles. «Il s’agit de mener à bien un projet de création d’une organisation professionnelle de type fédératif et consensuel pour une professionnalisation de la filière café-cacao », a-t-il clarifié. Pour ce faire, des ateliers régionaux sont prévus dans les principales zones de production cacaoyère afin de rechercher le consensus, entre les producteurs, en accord avec les autorités compétentes. Selon M. N’guessan, même si tous ces dysfonctionnements ont fait que le nombre d’actifs concernés par cette activité est en diminution constante, rien n’est perdu. En effet, le café-cacao continue de maintenir un certain dynamisme d’autant que les fondamentaux sont en place. Il suffira donc de procéder à la régénérescence de la population agricole, à l’extension des exploitations, à l’accroissement des aides et surtout à la mise sur pied d’une organisation nationale unique. Seul gage pour booster le développement dans les années à venir. Plus de la moitié de la population ivoirienne réside dans des zones rurales, et environ 60% de la population rurale pratique l’agriculture notamment le café-c acao. Outre l’impact de la crise post-électorale, avec son corollaire de division, la filière est minée par de nombreux problèmes de leadership et de com­mercialisation. Elle représente environ 40% de la production économique, faisant ainsi de lui, l’employeur le plus important du pays.

Lanciné Bakayoko

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