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Société

Bel Air, Wassakara, Yaosehi, Sideci-Antenne…./ Un mois après la libération de Yopougon Les prostituées reprennent le ” service” : Voici les nouveaux tarifs !
Publié le mercredi 8 juin 2011   |  Le Mandat




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Avec le retour des prostituées sur les trottoirs de Yopougon, depuis quelques jours, on peut dire sans se tromper que la commune retrouve vraiment la normalité. Un mois après sa pacification totale par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

Portées disparues dans la commune de Yopougon dès les premières heures du déclenchement des hostilités provoquées par l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, les prostituées ont, depuis quelques jours, signé leur retour dans la cité de la joie. Un constat que nous avons pu faire le dimanche 5 mai dernier, aux environs de 20 H 13 mn au niveau de la pharmacie Bel Air, devenue célèbre grâce à elles, lorsque nous rentrons à la maison après le travail. En effet, tous leurs endroits de prédilections que constituent les environs de la Pharmacie Bel Air, les quartiers Wassakara, Yaosehi et Sideci-Antenne, d’ailleurs bien connus des habitués ou simples curieux qui cherchent à satisfaire leur libido, déserts pendant la période chaude, connaissent à nouveau la grande affluence. Ces jeunes filles ivoiriennes, ghanéennes, burkinabè, nigériennes, nigérianes, camerounaises, maliennes, en somme de nationalité différentes, à moitié nues, ne cachaient d’ailleurs pas cet immense plaisir de reprendre du service. Pour le conducteur de taxi qui a d’ailleurs attiré notre attention, ces adeptes du plus vieux métier, étaient ‘’au rendez-vous’’ depuis 18 h 30 mn pour certaines et même 18 h 00 pour d’autres, promptes à aborder tous les hommes qui tournent dans leurs sillons et à leur proposer leurs services. Sans aucune gêne. Une révélation que nous a confirmée Miss K. Cynthia, dont l’âge peut être estimé à 16 ans. « J’ai pris mes quartiers depuis 18 h. Quant à mes copines, elles m’ont trouvé là quelques temps après », nous a-t-elle fait remarquer. C’est le même constat qui se dégage du côté de Wassakara, précisément, non loin de la Rue Princesse. A Yaosehi, excepté les femmes ghanéennes qui n’ont pas ouvert le rideau, les filles de joie ont retrouvé l’espace. De même qu’au niveau de Sideci-Antenne. Cet endroit très fréquenté par les ‘’initiés’’, a semble-t-il, retrouvé tout ‘’son monde’’. « Depuis quelques jours, cet autre endroit chaud de la nuit de la commune ne désemplit plus », a même témoigné un riverain. Puisque, les jeunes filles qui avaient hâte de reprendre du service, s’y adonent à cœur joie. Et la grande obscurité qui enveloppe les environs de la Mosquée de Sideci-Antenne où elles exercent leur métier ne leur ébranlerait guerre dans leur ardeur. « Elles se disputent les rares clients qui s’évertuent à ces lieux », a tenu à préciser notre interlocuteur.

Les tarifs revus à la baisse
Cette reprise du travail est également marquée par une nouvelle tarification selon ‘’un fidèle’’ de l’endroit. La situation économique du pays l’exigeant certainement. La pauvreté, le chômage qui touchent actuellement la population sont les principales raisons évoquées pour expliquer cette nouvelle tarification. Ainsi, la passe qui était de 1000 FCFA à 3000 FCFA selon la posture répondant au goût du client, est passée carrément de 500 F CFA à 1000 F CFA. Ces prix ne prennent pas en compte la chambre de passage. Elle varie entre 300 F CFA et 500 F CFA. La posture simple ‘’Tue-moi’’, comme on l’appelle communément, est à 500 FCFA et la posture chat courbé est estimée selon Miss Cynthia à 1000 FCFA. Cela dépend d’ailleurs des heures. En effet, ces prix sont, selon notre interlocutrice, fixés selon le temps du démarrage du service et en fonction de la tête du client. « Lorsque nous sommes encore fraîches, il n’y a pas de négociation. C’est à 500 F CFA ou 1000 F CFA. Quand les clients se font rares et que le temps avance, nous sommes souvent obligés de baisser ces tarifs pour pouvoir rentrer à la maison avec quelques moyens pour la pitance du jour », nous a confié Miss K. Cynthia. Une confidence confirmée par une de ses collègues qui dit-on, paraît être une des baronnes du secteur, vu le respect avec lequel lui parlent les autres filles. Outre les passes, d`autres prestations sont offertes aux clients. Il s`agit en l`occurrence des attouchements sur les zones érogènes dont les tarifs oscillent entre 200 F CFA à 500 F CFA, selon la durée du temps. Tarifs revus également à la baisse pour « satisfaire tout le monde ». Au total, force est de constater que le bastion de la dernière résistance des miliciens et mercenaires de Laurent Gbagbo a repris goût à la vie. Et c’est tant mieux pour tous ces habitants !

JULES CESAR

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