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Économie

Scandale dans la filière anacarde / Les paysans menacent : « Nous descendrons à Abidjan si… »
Publié le mardi 14 juin 2011   |  L'expression


Anacarde
© L'expression par DR
Anacarde : Exportateurs, industriels, acheteurs et producteurs de la filière en conclave
Samedi 12 fébvrier 2011. Katiola


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Une vraie crise secoue la filière anacarde. Elle risque de constituer le premier scandale du gouvernement sous Alassane Ouattara qui pourtant a fait de la bonne gouvernance son cheval de bataille. Les producteurs à travers la fédération nationale des producteurs d’anacarde de Côte d’Ivoire(FENPACI), a animé un point presse hier au café de Versailles pour exprimer leur mécontentement. Selon Koné Salifou, SG de la fédération a dressé de deux semaines d’activités auprès de l’Areca et le ministère de l’agriculture pour trouver une solution au problème de non prélèvement opérés aux titres des campagnes de commercialisation des années 2007 à 2011. Selon le conférencier, l’ARECA, structure étatique placée sous la tutelle du ministère de l’agriculture, « l’ARECA à travers son directeur exécutif Kpolo Dominique s’est évertué à saper le fonctionnement de l’Intercajou, structure privée née de la volonté des acteurs de la filière. Ce sabotage se traduit par le blocage des moyens matériels et surtout financier de l’INTERCAJOU ». C’est que la structure refuse de reverser l’argent prélevé au guichet unique pour l’encadrement de la campagne à travers l’INTERCAJOU. Ce qui n’a jamais été le cas depuis 2007. Frustrés par cette situation les délégués des 11 régions de production et les membres de la fédération ont été reçus le mardi 7 juin par l’inspecteur du ministère de l’agriculture le Colonel Cissé entouré par certains de ses collaborateurs. Celui-ci aurait rassuré les producteurs quant au suivi du dossier. Ce qui a amené les producteurs à lever le siège de la direction de l’ARECA. Parce que la colère était en leur sein lorsque la direction de l’agence leur a révélé qu’en lieu et place des 1,5 milliards qui devraient être reversé, il n’y avait dans sa caisse que 60 millions. Les paysans étaient donc dans l’attente de la décision du ministère pour l’obtention du reversement des montants prélevés, lorsqu’ils apprennent selon des bruits de couloir que des agents du ministère de l’agriculture exhortent Sangafowa Coulibaly a prendre un décret pour mettre fin aux activités de l’INTERCAJOU. Pour les producteurs, cette décision ne saurait prospérer pour la simple raison qu’ils entendent par tous les moyens légaux entrer en possession de leur argent. En plus l’élection du conseil d’administration a été validée par la justice ivoirienne. Mieux ceux qui sont actionnés chaque fois par les industriels pour casser les prix ont déposé une plainte à la brigade de gendarmerie de Yopougon pour détournement des biens. Le dossier a été classé faute de preuves fournies par les plaignants. Au surplus ils expliquent que « l’INTERCAJOU n’est pas une société d’Etat mais une structure privée qui a ses statuts propres et donc autonome dans son fonctionnement. Grâce à cette structure les paysans arrivent à vendre leurs produits aujourd’hui à 450f dans certaines régions, ce qui était inimaginable il y a une decennie. Nous allons descendre à Abidjan nous faire entendre du chef de l’Etat si des collaborateurs du ministre veulent l’amener un décret pour bloquer le fonctionnement de l’INTERCAJOU » a-t-il menacé. Le président de la fédération Traoré Issouf a indiqué qu’une mission éclatée parcours le pays pour expliquer la situation aux paysans et sonner la mobilisation.

Kuyo Anderson

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