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Gbagbo donne enfin raison à Ouattara pour le poursuivre...
Publié le jeudi 16 juin 2011   |  L'intelligent d'Abidjan


Annan,
© Getty Images
Annan, Tutu et Robinson rendent visite à Gbagbo à Korhogo
Les membres du groupe dit des Elders (Anciens) Kofi Annan, Desmond Tutu et Mary Robinson, sont arrivés lundi matin à Korhogo, dans le nord de la Côte d`Ivoire, pour rencontrer le président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, placé en résidence surveillée


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Dans le communiqué du porte-parole de l’ex-président, relatif aux enlèvements du 4 avril dernier à l’hôtel Novotel à Abidjan, il est clairement indiqué que les avocats de Laurent Gbagbo « ont été instruits de déposer plainte en diffamation contre toute personne ou organe qui a, ou aura, propagé ces rumeurs infondées et vont exiger de la justice ivoirienne une recherche impartiale de la vérité ». Cela dit, l’ex-chef d’Etat, par cette nouvelle ligne d’attaque enclenchée par ses avocats, légitime les poursuites judiciaires engagées contre lui par l’Etat de Côte d’Ivoire. En portant plainte, ce qui est de son droit, en tant que citoyen ordinaire, contre des organes de presse qui l’auraient indexé ou faire propager des rumeurs infondées à son encontre dans l’affaire des meurtres ou enlèvements de Yves Lambelin et du DG de Novotel, Laurent Gbagbo donne ainsi raison au Président de la République, Alassane Ouattara, qui a saisi la justice ivoirienne pour enquêter sur les événements survenus durant la crise postélectorale. S’il est légitime que les avocats de Laurent Gbagbo traduisent devant les tribunaux, des journaux ivoiriens ou étrangers, il est aussi légitime que Laurent Gbagbo et son entourage soient traduits devant la justice nationale et internationale pour des faits et actes qu’ils auraient commis après leur perte du pouvoir d’Etat. Par ailleurs, Laurent Gbagbo donne tort à ses partisans qui demandent sa libération immédiate, au nom de la réconciliation nationale.Tout simplement parce que, lorsque ses avocats réclament « une enquête judiciaire sérieuse pour en déterminer les auteurs » des enlèvements ou meurtres des deux Français et des employés de la société SIFCA, ils doivent accepter à leur tour, ce processus judiciaire, engagé contre leur client, son épouse et leurs proches collaborateurs. Par conséquent, les farouches partisans de Laurent Gbagbo doivent attendre que la justice ivoirienne fasse son travail pour faire toute la lumière sur ces tristes et douloureux événements qu’a connu la Côte d’Ivoire. La stratégie de défense des avocats fragilise également son parti politique ainsi que la presse qui lui est proche. Si les journaux anti-Gbagbo sont dans le collimateur de l’ancien président, nul doute que les journaux pro-Gbagbo, devront eux aussi répondre de certaines allégations.

Joël T.

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