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Après le pillage du LBTP / Une employée victime de licenciement abusif
Publié le jeudi 16 juin 2011   |  Le Patriote




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Par courrier en date du 27 mai 2011, le Directeur général du Laboratoire du bâtiment et des travaux publics, M. Bodi Kouassi Théodore, a mis fin, pour « faute lourde», au contrat qui liait Mme Diarra Rose, chef de service informatique, à la structure. Et ce, après 16 ans de loyaux services. L’analyse des faits exposés dans les courriers antérieurs à cette décision de M. Bodi, entre la direction du LBTP et l’employée incriminée, montre qu’il s’agit d’un licenciement abusif. Car, motivé par des arguments aussi saugrenus qu’injustes. De quoi s’agit-il?
A l’instar de nombreuses entreprises publiques ou parapubliques, le LBTP a été victime au cours de la crise postélectorale, du vent de pillages systématiques des individus sans foi ni loi. Ainsi, à la reprise effective du travail le 18 avril dernier, la direction de la structure a constaté qu’un certain nombre de données concernant notamment la paie, la comptabilité n’étaient plus disponibles. Ainsi, par courrier du 12 mai 2011, le chef de la Division administrative et des ressources humaines, Mme Kramoh Julienne, a adressé une demande d’explication à Mme Diarra Rose, chef du service informatique. La demande d’explication (voir fax-similé), a mis l’accent sur deux points à clarifier par l’intéressée à savoir pourquoi «les dernières sauvegardes de la comptabilité n’ont été faites qu’en août 2010» d’une part, et d’autre part pourquoi «les données de paie du LBTP n’existent pas sur la sauvegarde externe». En termes clairs, les données de la paie et de la comptabilité du LBTP ne sont plus disponibles après le pillage de ses installations, car non sauvegardées depuis août 2010, aussi bien en interne qu’en externe.

Preuves de l’abus

Aux dires de la DRH, la responsabilité de cette situation incombe au chef de service informatique. Fait que Mme Diarra Rose conteste avec preuve à l’appui.
En effet, avant août 2010, sous le contrôle du service informatique, la sauvegarde des données de l’entreprise LBTP se faisait de deux manières: une sauvegarde interne et une sauvegarde externe sur un site distant. Mais pour des raisons inavouées, en juillet 2010, la configuration du réseau local (interne) a été modifiée avec la bénédiction du Directeur technique aidé en cela par une structure technique extérieure. Un sous réseau a été créé au niveau du Département Finance et Comptabilité avec un serveur dédié. En termes plus simples, la sauvegarde des données de la comptabilité et paie venaient ainsi d’être détachée du service informatique et confiée à une structure externe. En conséquence, depuis juillet 2010, la sauvegarde des données de la comptabilité et de la paie n’est plus de la responsabilité de Mme Diarra Rose. Et ce, d’autant plus qu’à l’époque, cette opération de détachement de la sauvegarde des données de la comptabilité du service informatique, a été menée sans qu’elle (Mme Diarra) n’en soit informée encore moins y soit associée. La preuve, dans un courrier en date du 26 juillet 2010, Mme Diarra a interpellé le Directeur technique, M. Kouakou Koffi Amedé, sur d’éventuels risques que fait courir cette opération à l’entreprise, en ces termes: «Monsieur le Directeur général adjoint technique, nous n’avons pas été associés à cette opération et nous constatons que des personnes extérieures au LBTP ont eu accès aux données via le serveur qui héberge toutes les données du LBTP. Les responsabilités en cas de problèmes seront difficiles à dégager en pareille situation». Cette interpellation n’a semblé émouvoir personne, ni même le Directeur technique le premier concerné. Alors, pourquoi, la DRH attribue aujourd’hui au chef du service informatique la responsabilité du fait que les données de la paie et comptabilité ne soient disponibles. Certainement que les raisons du licenciement de Mme Diarra se trouvent ailleurs. Etait-elle devenue gênante pour des opérations «hibou»? Pourquoi avoir subitement détaché du service informatique, sans en informer la responsable, la sauvegarde des données de la paie et de la comptabilité pour la confier à une structure externe qui n’est pas sous son contrôle? La réponse à ces questions et bien d’autres, permettrait de démêler cette alchimie concoctée par la DRH et le DT pour induire, peut-être, en erreur le DG. En tout état de cause, l’affaire est suivie au plus haut niveau de l’Etat. Car, le président Ouattara ne tolérera pas ces genres d’agissement émailler sa gouvernance. Nous avons joint le secrétariat de Mme Kramoh Julienne, DRH de LBTP. Sa secrétaire à laquelle nous sommes présentés nous a fait savoir qu’elle était en réunion et qu’elle nous rappellerait après. Et depuis, point de coup de fils.
Ibrahima B. Kamagaté

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