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Gratuité des soins: Des hôpitaux refusent…
Publié le samedi 18 juin 2011   |  Nord-Sud


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© Autre presse par Save the Children
Social: l`ONG "Save the Children" appelle à la gratuité des soins de santé en Côte d’Ivoire


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La gratuité annoncée par le communiqué du conseil des ministres a du mal à redémarrer dans les centres de santé communautaires, des structures de proximité. Les malades sont obligés de payer pour recevoir des soins.

La poursuite de la gratuité des soins connaît quelques perturbations. La majorité des centres de santé communautaires, partenaires de l’Etat dans le cadre de cette politique, réclame désormais des frais aux malades. Leurs responsables disent attendre toujours du ministère de la Santé et de la lutte contre le Sida un courrier officiel demandant l’application de la mesure de gratuité. Précédemment, (mi-avril et début juin, lors de l’instauration puis de la prorogation de la politique), le ministre de la santé leur avait adressé des notes écrites. « Sans la lettre officielle, les populations continueront à payer. Nous ne nous référons pas aux communiqués parus dans les journaux», a signifié un responsable de centre de santé communautaire à Koumassi. Nos tentatives pour avoir une réaction au niveau de la tutelle sont restées jusque-là sans succès. Toutefois, ce préalable sur la forme ne semble pas être la vraie raison de la résistance des centres de santé communautaires. Fonctionnant d’habitude sur fonds propres, ces structures se sont engagées dans la gratuité tout en exigeant qu’en retour, l’Etat leur reverse les frais, afin qu’ils puissent faire face à leurs charges. Cela devait s’appliquer à compter du mois de mai, vu que ces centres avaient fonctionné normalement jusqu’à la mi-avril, date d’instauration de la mesure. Le gestionnaire de l’un de ces hôpitaux indique avoir déposé, depuis le 20 mai, ses états de salaire de mai auprès du ministère de la santé, pour un montant de 1,8 million Fcfa. Deux semaines plus tard, il a aussi transmis la facture des prestations accordées aux patients, pour un montant global de 5 millions de Fcfa . « Chaque fois que nous nous rendons au cabinet du ministre, on nous signifie que le dossier est en train d’être traité et que nous serons payés. Mais quand ? Nous ne pouvons pas faire de gratuité si cela doit nous porter préjudice », s’inquiète-t-il. Cette situation est plus alarmante dans les centres de santé communautaires où plus de 80% des agents du privé ne sont pas des fonctionnaires de l’Etat. Cependant, selon une source hospitalière, même s’ils ne s’en plaignent pas encore, les hôpitaux à gestion publique sont également touchés par ce problème. Les hôpitaux généraux et les centres hospitaliers universitaires (Chu) ont 20% d’agents privés. Les salaires de ces travailleurs proviennent généralement des fonds générés par les frais de consultations. Tous les frais ayant été suspendus dans le cadre de la gratuité, les grands hôpitaux publics risquent, eux aussi, d’être handicapés par le manque de moyens pour rémunérer leurs salariés non-fonctionnaires et faire face à certaines charges courantes. D’ailleurs, jusqu’à ce jour, ces salariés privés n’ont pas encore perçu leur solde du mois de mai. Après les centres de santé communautaires, les hôpitaux généraux et les Chu pourraient être amenés à faire payer les prestations aux malades. La gratuité n’existerait alors que de nom.

Adélaïde Konin

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