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Démission de Koulibaly Première grosse défection après la chute de Gbagbo
Publié le mardi 12 juillet 2011   |  Le Patriote




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Il se trouvera des personnes pour banaliser, minimiser ou à la limite, tourner en dérision, le départ de Mamadou Koulibaly du FPI. Mais la vérité, c’est qu’avec son geste, il crée un vide et désarticule son désormais ex-parti politique. Pour ceux qui ne le sauraient pas, ou qui feignent de l’ignorer, Mamadou Koulibaly est quand même le numéro 3 du parti. En sa qualité de 3éme vice-président , il compte parmi les décideurs de l’ancienne formation politique au pouvoir. Il aura joué son rôle à fond. En essayant de recadrer les choses. Car depuis leur accession à la magistrature suprême du pays dans des conditions que Gbagbo lui-même a qualifié de ‘’calamiteuses’’, Mamadou Koulibaly n’a eu de cesse de donner de la voix. Dans des courriers ou des lettres ouvertes, il a crié sa colère et demandé à ses camarades de revenir aux idéaux vrais du socialisme prôné par Gbagbo dans l’opposition. Il est allé jusqu’à citer nommément l’ex-ministre de l’Intérieur Désiré Tagro pour les pratiques qui avaient cours notamment dans les concours d’entrée à l’Ecole nationale de Police. En dépit de toutes mises en garde, rien n’a changé jusqu’à la chute du régime et à la capture de Gbagbo. Même dans cette posture, le Député de Koumassi ne s’est pas tu. Dans uns interview à RFI, le 24 mai dernier, il tirait dèjà les leçons de la chute de son mentor : « (…) Oui, disons que nous sommes tombés dans le piège des partis qui accèdent au pouvoir et qui se laissent entraîner par l’ivresse du pouvoir. » Plus réaliste, il disait que les élections législatives n’étaient pas du tout gagnées pour eux. A la question du journaliste «Vous vous donnez combien de temps dans l’opposition. Cinq ans? Dix ans? Peut-être plus?» il répondait sans ambages: «A court terme, cinq ans. C’est quasiment sûr que les législatives à venir vont être catastrophiques pour nous, mais je pense que dans cinq ans, le président Ouattara trouvera en face de lui un candidat FPI de taille.» Certainement fatigué de prêcher dans le désert, il a préféré partir. Ce départ, le premier, du moins officiel depuis la chute de Gbagbo va entrainer à coup sûr, d’autres défections. Parce qu’il y a certainement des responsables de l’ex-Refondation qui épousent les idées de Koulibaly et qui attendaient qu’il fasse le premier pas.

YMA

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