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Conseil des ministres à Yamoussoukro : Les avoirs d’une trentaine de pro-Gbagbo dégelés
Publié le jeudi 21 juillet 2011   |  Notre Voie




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Le gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara a annoncé hier, le dégel des avoirs d’une trentaine de personnes proches de Laurent Gbagbo sur plus de 240 frappées depuis plus de deux mois par la mesure de gel des avoirs. L’information a été livrée hier à Yamoussoukro par le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Jeannot Ahoussou Kouadio, au sortir du premier conseil des ministres du gouvernement Ouattara à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Elle a été confirmée quelques instants plus tard par le ministre des Nouvelles technologies de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Bruno Koné. «Le conseil a proposé que certains des avoirs gelés jusqu’à présent soient dégelés. Il s’agit des personnes qui avaient subi ces sanctions au plan national. Certaines mesures demeurent, même si des discussions sont en cours, en particulier les mesures assises sur les mesures de l’Union européenne», a précisé M. Bruno Koné. La liste des personnes concernées par ce dégel sera rendue publique par le ministère de la Justice, a ajouté le porte-parole du gouvernement.
Deuxième mesure prise hier par le gouvernement Ouattara, c’est la suppression des Hautes autorités de développement créées par Laurent Gbagbo. Il y en avait une bonne demi-dizaine. Laurent Gbagbo estimait que ces Hautes autorités étaient nécessaires pour aider certaines régions du pays à combler un tant soit peu l’écart de développement qu’elles accusaient par rapport aux autres. Alassane Dramane Ouattara, lui, trouve que ces structures marchent sur les plates-bandes des autres structures décentralisées et déconcentrées que sont les communes, les départements et les régions prévues par la Constitution et les lois ivoiriennes. «Il y avait des conflits de compétence que le gouvernement a voulu régler en supprimant purent et simplement ces Autorités», a justifié M. Koné.
Troisième mesure, la création d’une Commission nationale d’enquête sur les atteintes aux droits de l’homme et au droit humanitaire à la suite de la présidentielle de novembre 2010. Cette commission rendra ses conclusions dans six mois. «Beaucoup de choses ont été dites notamment par les organisations de droits de l’homme. A ce jour, personne ne sait où se trouve la vérité», a indiqué le porte-parole du gouvernement. Selon lui, cette commission devra rechercher tous les faits et comprendre les causes de ces faits graves pour que cela ne se reproduise plus jamais.
Enfin, au titre des décisions importantes, le gouvernement a décidé de promouvoir à titre définitif au grade de commandant, un certain nombre de militaires qui portaient déjà ce grade depuis longtemps. M. Bruno Koné a dit que cela est prévu par les accords de Ouagadougou signés le 4 mars 2004 entre l’ex-rébellion et le régime de Laurent Gbagbo. Il a précisé que jusqu’à présent, seulement des mesures transitoires avaient été prises concernant lesdits militaires. Même si le ministre Bruno Koné ne les a pas cités, on imagine nettement qu’il s’agit de la plupart des anciens chefs de guerre connus sous l’appellation de commandants de zone ou Com’Zone qui ont contribué à la prise du pouvoir de M. Alassane Ouattara. Et dont certains sont ouvertement accusés par les organisations de défense de droits de l’homme d’avoir perpétré et/ou supervisé les massacres des partisans de Laurent Gbagbo à l’ouest et à Abidjan. Le porte-parole du gouvernement a indiqué que le décret pris permet aux concernés «désormais d’afficher complètement ces grades et surtout de pouvoir progresser à partir de ces grades dans notre armée puisque ces personnes comme tous les autres militaires ont le droit de progresser dans leurs grades».
Au passage, selon M. Koné, le conseil a adopté définitivement le plan d’action du gouvernement issu du séminaire qui s’est tenu récemment à Abidjan. Le gouvernement a également prévu de tenir plus souvent ses réunions à Yamoussoukro. Ce qui, selon M. Koné, devrait contribuer à rendre effectif le transfert de la capitale décidée depuis 1983.

Augustin Kouyo
envoyé spécial

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