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Election à la Fif : Ils ont utilisé le nom de Ouattara et Soro pour sévir / La vérité sur le complot contre Anouma et Dieng
Publié le jeudi 21 juillet 2011   |  L'intelligent d'Abidjan




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Les langues commencent à se délier autour de l’histoire de la non-candidature de Jacques Anouma, et de Dieng. Un vaste trafic d’influence dans lequel, des apprentis stratèges et risk profiler, veulent entraîner le chef de l’Etat.

selon le site connectionivoirienne, les cerveaux de l’affaire seraient un conseiller spécial du Premier ministre, et filleul de Sidi Diallo, ainsi qu’un ancien international franco-ivoirien. Sans avoir au préalable demandé l’avis des présidents de club, ils ont décidé de faire de Sidi Diallo Augustin, le prochain président de la Fédération Ivoirienne de Football. Selon eux, il suffit d’avoir l’onction du Président de la République, (ou plutôt de prétendre avoir cette onction), pour faire la pluie et le beau temps dans le football ivoirien, sans l’aval de ceux qui vont mettre le bulletin dans l’urne. Ainsi, ils auraient convaincu le Premier ministre Guillaume Soro qui, à son tour, aurait plaidé le cas Sidi Diallo auprès du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara. Tous les moyens ont été utilisés contre Anouma et d’autres éventuels candidats, y compris le chantage direct, lorsque les campagnes de presse, ont
échoué. Chantages de poursuites judiciaires, ou de représailles contre toute personne se mettant sur le chemin du supposé candidat de Ouattara. Tout cela rappelle fort l’histoire d’Aké M’Gbo, lors de l’élection du président du conseil de l’Université de Cocody. Pourtant Ouattara n’est pas Gbagbo ! Ouattara ne sera pas Gbagbo ! C’en était trop pour Anouma ! Soutenu par Dieng, révolté comme lui, Anouma a préféré claquer la porte, pour laisser la bande qui s’agite, prendre la fédération et faire ( avec sa bénédiction et sous son œil vigilant), le bonheur des sportifs ivoiriens. Toutefois, comme il fallait s’y attendre, de nombreux observateurs ont dénoncé un hold-up et une tentative de passage en force. « On utilise le nom de Ouattara pour nous forcer la main. Pour que ça passe, il faudra que le Président de la république nous convoque un à un, pour nous donner des ordres de vote pour M. Sidi. Peut-être
qu’ils vont nous mettre tous en prison. Pourquoi, ils ne demandent pas au Président de la République de nommer Sidi Augustin Diallo Président de la Fif, ou ministre des sports, au lieu de tout ce théâtre ? Sinon, ceux qui parlent au nom du Président de la République, ne vont pas nous convaincre », protestent des présidents de club. Qui n’ont pas manqué de huer avant-hier, Anouma, quand il leur a dit, qu’il pourrait appeler à voter Sidi Diallo, après s’être retiré. « Président tu es libre de ne pas être candidat, mais s’il te plait, nous sommes des adultes. Ne nous impose pas un candidat. Nous prendrons nos responsabilités », ont-ils prévenu. Déjà, l’on parle d’une réaction de la FIFA, qui pourrait mettre en garde les autorités ivoiriennes contre toute intrusion de la politique dans la gestion du football ivoirien…. Pendant ce temps, Sidi Diallo semble lui-même, est mécontent de la tournure que prend
l’affaire. Il inquiète ses mentors, car il n’est pas prêt à se battre et ne veut pas faire une campagne, qui l’amènerait à subir le courroux de certains dirigeants de club. Au lieu de descendre dans l’arène, de rencontrer des présidents de clubs, de présenter sa vision, et d’assumer ses ambitions, Sidi veut un consensus, pourtant impossible, au vu des méthodes déloyales, et sans finesse employées. Tout porte à croire que le retrait de Jacques Anouma et de Dieng, n’a rien arrangé pour lui. Ces retraits se sont en effet, effectués sous pression politique de personnes prétendant parler au nom de la Primature…et de la Présidence ivoiriennes. Un gros trafic d’influence auquel le Premier ministre et le Président de la république, sont pourtant totalement étrangers. Pour marquer leur désaccord total, et dire non au chantage de ceux qui utilisent à des fins politiciennes, et malveillantes, les noms de Guillaume Soro et
Alassane Ouattara dans cette affaire de la Fif, les présidents de clubs ont établi hier, une liste de candidatures sur laquelle, figure Eugène Diomandé. Elle devait être conduite provisoirement par Salif Bictogo, en sa qualité de président de la conférence des présidents. La fronde est réelle dans le milieu du football ivoirien. Malgré ce qu’ils peuvent bien reprocher à Jacques Anouma, de nombreuses personnes désapprouvent totalement la tentative de passage en force, au profit d’un candidat, prétendument soutenu par le Président de la République. Le Président de la République, peut apprécier le citoyen Sidi, qui devait même rejoindre son cabinet. Mais, il est inacceptable que le nom du chef de l’Etat soit utilisé pour faire du tort, à d’autres citoyens. Parmi les nombreux présidents de clubs, il y’a des Alassanistes, des militants du RDR, des cadres issus du PDCI. Ils sont pro-Ouattara, ils sont RHDP, mais ils ne veulent
pas rouler pour Sidi Diallo. Hier, les réunions se sont multipliées et Jacques Anouma, a presqu’à genoux, supplié les dirigeants de clubs, de ne pas publier leur liste de candidature établie. Une liste dans laquelle ils ne veulent pas entendre parler de Sidi Diallo. «Si les autorités veulent qu’elles nous donnent un autre nom, mais le tout sauf Diallo est une réalité», a-t-on appris. Le suspens reste entier…L’élection reste prévue le 10 septembre…Rien n’est encore joué !
Charles Kouassi

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