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Sécurisation et défense du territoire / Le gouvernement formel : « L’Etat de Côte d’Ivoire n’a pas besoin des dozo »
Publié le vendredi 5 aot 2011   |  L'expression


Des
© Reuters
Des dozos à Abobo pour un meeting
Traditional hunters (or Dozo) sit with their guns as they attend their first annual meeting at Abobo, in Abidjan July 25, 2011. Typically traditional hunters from the north, many of the Dozo joined forces with pro-Ouattara soldiers belonging to the Republican Forces of Ivory Coast (FRCI), against troops loyal to former President Laurent Gbagbo during the post electoral crisis.


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Après plusieurs mois d’interruption, le Centre d’information et de communication gouvernementale (Cicg) a remis en scelle hier, sa tribune d’échanges avec la presse dénommée ‘‘Les matinales du Cicg’’. Pour ce come back, c’est le porte-parole du gouvernement qui était l’invité de Mme Anne Marie Konan-Payne.

Le ministre des Postes et des Technologies de l’information et de la communication était l’invité des ‘‘Matinales du Cicg’’ pour exposer sur le thème « Comprendre l’action du gouvernement dans les six mois à venir ». Pour cette séance inaugurale sous l’ère Ouattara, aucun sujet n’a été tabou pour le porte-parole du gouvernement, Brunot Nabagné Koné. Soumis au feu des journalistes sur huit thématiques, l’invité du Cicg a éclairé la lanterne des Ivoiriens sur des questions de grande importance comme celle des Frci, de l’occupation des commissariats, les crimes commis à l’Ouest et l’équation des chasseurs traditionnels appelés dozo. Sur ce dernier aspect, Koné Brunot a indiqué que l’Etat de Côte d’Ivoire n’a pris aucun engagement avec ces dozo qui ont commencé à rouspéter pour leur prise en compte dans certains programmes gouvernementaux. « Il y a des gens dont on peut louer le courage qui ont accepté de faire un combat que beaucoup d’Ivoiriens n’ont pas voulu mener. Il y eu un combat pour faire respecter les résultats sortis des urnes. Certains ont refusé de combattre, d’autres l’ont fait. Ce n’est pas parce que des gens ont participé à cette lutte qu’aujourd’hui ils doivent absolument faire partie des forces de sécurité de ce pays. J’insiste là dessus et je pense que c’est la vision du président de la République et du Premier ministre. Ces personnes ont mené un combat, il faut leur être reconnaissant ; mais en même temps cela n’exige pas d’engagement. Ces personnes une fois la mission terminée, doivent retourner à leur travail initial », a indiqué le porte-parole du gouvernement.
Crimes contre l’humanité : « Personne ne sera protégé »
Sur la question des droits de l’Homme et des allégations de crimes contre l’humanité imputables aux Frci commis à l’Ouest, l’invité du Cicg ne s’est pas non plus débiné. Il a précisé que les Ong internationales qui ont produit beaucoup de rapports sur le conflit à l’Ouest ont travaillé dans une totale indépendance. S’il a émis des réserves sur la crédibilité de ces rapports, Koné Brunot a toutefois rappelé que les autorités ivoiriennes ne protégeront aucun criminel de guerre. « La situation des droits de l’Homme s’est notoirement améliorée en Côte d’Ivoire. C’est ce qui a permis à ces Ong de dire tout ce qu’elles ont dit, même si cela n’est pas avéré. C’est aussi la preuve que ces organisations ont la liberté d’aller et venue et d’enquêter en tout lieu. Sur les cas de graves violations des droits de l’Homme, le gouvernement a mis sur pied une commission d’enquête et à ce niveau je peux vous dire qu’aucun crime ne restera impuni d’où qu’il vienne et les auteurs de ces crimes subiront la rigueur de la loi. Le président de la République et le Premier ministre ne les protégeront pas », a déclaré l’invité du Cicg.

Redressement des grades : « Résultats surprenants, mais positifs »
Au chapitre du redressement des grades, le ministre Koné Brunot a commenté le résultat catastrophique qui a été publié mercredi par le ministère de la Défense. L’invité de Mme Konan Payne a estimé que la vingtaine de dossiers qui ont été retenus sur les 1.796 candidatures est la preuve que la commission a fait son travail avec sérieux et rigueur. « C’est vrai que les résultats sont surprenants. Il y a eu près de 2.000 demandes et il n’y a eu qu’une vingtaine qui ont été satisfaites. Mais il fallait le faire parce qu’une personne frustrée n’est pas bien dans sa tête et quand elle a une arme, elle devient un danger. Il était donc important que ce travail soit fait, que ces personnes soient écoutées, ne serait-ce que pour ça et leur dire la vérité. S’il s’avère qu’ils sont dans leur grade normal, qu’on le leur dise. Il y a des critères codifiés de passage des grades dans l’armée et ces critères tiennent compte de l’âge, de l’aptitude physique et intellectuelle. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles ces personnes ont été évaluées. Ceux qui n’ont pas été retenus savent pourquoi ils n’ont pas été retenus », a précisé le porte-parole du gouvernement avant de faire toute la lumière sur les confusions qui se font sur les éléments des Frci. Koné Brunot a donné une définition claire du soldat Frci. « N’importe qui n’est pas Frci. Est membre des Forces républicaines de Côte d’Ivoire tout élément qui est rattaché à un commandement. Aujourd’hui à Abidjan, il y a beaucoup de gens incontrôlés du fait de la guerre qu’il y a eu en Côte d’Ivoire. Il ne suffit pas de porter une tenue militaire avec des sandales et se faire appeler Frci. Il y a deux catégories de soldats qui constituent les Frci : ce sont les ex-Fds et les ex-Fafn », a-t-il ajouté.

Assainissement et insalubrité : « De grandes surprises arrivent »
Au-delà des questions militaires et des droits humains, la thématique de l’assainissement et de l’insalubrité a été abordée hier, par le porte-voix du gouvernement aux matinales du Cicg. Sur la question des grands travaux d’assainissement en cours dans le district d’Abidjan, Koné Brunot a indiqué que le gouvernement ne s’arrêtera pas en si bon chemin. « (…) Vous allez voir dans les semaines à venir de grosses surprises. Il y a des résidences qui gênent considérablement les systèmes de drainage. Toutes ces habitations seront purement et simplement détruites » a prévenu le porte-parole du gouvernement avant de balayer du revers de la main toutes les allégations de maltraitance dont seraient objets les cadres de l’ancien régime qui sont en résidence surveillée. Koné Brunot a invité les défenseurs de ces thèses à ouvrir les yeux en ces termes. « Leur situation est bien meilleure que ce que des gens ont subi ici. Ne faisons pas comme si rien ne s’était passé dans ce pays». Au terme de 120 minutes d’échange avec la presse, Mme Anne Marie Konan Payne, Directrice générale du Cicg, a remercié le porte-parole du gouvernement avant de donner rendez-vous aux journalistes pour le prochain rendez-vous des matinales du Cicg.

Kra Bernard

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