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Le DR de l’Agriculture évalue l’impact de la crise de 2002 sur son département
Publié le vendredi 12 aot 2011   |  AIP




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Le directeur régional l’Agriculture, M. N’Guessan Koffi Michel, a évalué, mardi à Korhogo, l’impact de la crise de 2002 sur les services et les activités de son département.

Le DR a indiqué, lors d’une rencontre avec la presse locale, qu’il a trouvé, au moment du redéploiement de l’administration publique, en juillet 2008, des bâtiments dégradés ou détruits avec toute la documentation et le matériel.

Regrettant "la perte de la mémoire", c’est-à-dire la documentation et les archives, M. N’Guessan Koffi dit accomplir son travail "dans le vide", sans aucune base de données, a-t-il ajouté.

N’étant certainement pas au bout de ses peines, les locaux de la direction régionale qui avaient été réhabilités grâce à une aide du Fonds européen de développement (FED), ont été ravagés par un incendie dans la nuit du 15 au 16 mai, a-t-il souligné.

Selon ses dires, les causes de cet incendie qui a encore détruit tout le matériel et la documentation n’ont pas encore été élucidées.

L’absence des services du ministère de l’Agriculture dans la région des Savanes a aussi occasionné la dégradation des barrages hydro-agricoles ainsi que les dispositifs d’irrigation, empêchant les paysans de valoriser tous les périmètres cultivables, a-t-on noté.

L’absence des agents de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) oblige également les paysans à être livrés à eux-mêmes, sans aucun encadrement véritable.

Entre autres conséquence de la crise, le directeur régional de l’Agriculture a évoqué la commercialisation des produits phytosanitaires prohibés sur le marché local, la forte dégradation des pistes villageoises, l’arrêt de la production de semences de coton de qualité et le désordre dans la filière ayant entraîné la mévente de ce produit phare du nord.

Tout cela a eu pour conséquence, la démotivation des producteurs de coton, l’aggravation de la pauvreté et la baisse de la production de certains produits vivriers, parce que le coton soutien la production vivrière, a-t-il déploré.

M. Koffi Michel a fait savoir, par ailleurs, que certains aspects des prérogatives de ses services échappent encore au contrôle de l’administration à cause du bicéphalisme qui existe au niveau de l’administration locale.

Comme grands chantiers à mener dans le cadre de la normalisation, il énonce notamment le contrôle des produits phytosanitaires vendus sur le marché, l’accroissement de la production vivrière, l’appui aux organisations professionnelles agricoles (OPA), le règlement des questions foncières par la mise en œuvre des dispositions de la loi sur le foncier rural et l’équipement des services régionaux du MINAGRI.

Pour la reprise totale des activités des services du ministère de l’Agriculture dans la région, il demande un accroissement du personnel et l’équipement en matériel.

Pour toute la région des Savanes, le ministère dispose de 42 agents. A part le directeur régional et le directeur départemental de Ferkessédougou qui sont véhiculés, les autres agents n’ont ni moto ni véhicule.

Face aux besoins, le directeur régional attend la réaction de la hiérarchie, pour permettre aux services déconcentrés de tourner en plein régime, afin de contribuer à la réduction de la pauvreté.

(AIP)

Nbf/kp

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