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‘’ Crash’’ de la Société Nouvelle Air Ivoire, Comment Henriette Lagou a tout provoqué
Publié le jeudi 29 septembre 2011   |  Parole d'Afrique




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La Société Nouvelle Air Ivoire, a repris contact avec le ciel ivoirien et
international a pris du plomb dans l’aile. Cette société aérienne, la seule ivoirienne, qui faisait jadis la fierté de la Côte d’Ivoire, est clouée au sol. Par la faute de la présidente du Conseil d’administration, Henriette Lagou.
Et comment ?

Créée dans les années fastes de la Côte d’Ivoire, la compagnie étatique ivoirienne Air Ivoire a fait la fierté de ce pays dans la sous-région. Ce, jusqu’à ce qu’elle connaisse des difficultés de trésorerie qui l’amèneront d’abord à réduire sa flotte et ses vols, puis à se poser carrément sur le tarmac. Face à cette situation peu reluisante, l’Etat ivoirien va ouvrir le capital au privé tout en détenant la marge majoritaire. Ainsi, Air France viendra en renfort, permettant à Air Ivoire d’effectuer des vols longs courriers sur Paris-Orly. Avec ce nouveau souffle, la société va connaître un regain d’activités fort appréciable. Qui, malheureusement, sera de courte durée pour des raisons beaucoup plus politiques qu’économiques. Depuis 2002, l’ex-pouvoir dirigé par Laurent Gbagbo et son parti, le FPI, entretenaient des relations belliqueuses avec la France suite à l’attaque de septembre 2002.
Pour remplacer ce partenaire financier français, l’on avait évoqué qu’il fallait renationaliser Air Ivoire en y éjectant des capitaux privés ivoiriens. Belle initiative, pouvait-on dire, dans la mesure où il s’agissait de redonner à ce pays sa flotte à l’instar du Sénégal, qui avait Air Sénégal, du Maroc avec Royal Air Maroc, du Burkina Faso avec Air Burkina …Ainsi, des hommes d’affaires ivoiriens vont faire cette aventure en y apportant des actions. Parmi eux Koné Dossongui, richissime homme d’affaires et patron de la Banque Atlantique connue avant sous le nom de COBACI. Qui souscrira sous le sceau d’une de ses nombreuses sociétés CFI Aérien CI, inscrite au registre de commerce et du crédit immobilier sous le numéro CI-ABJ-2008-B-5633 dont il est le président du Conseil d’administration. Au nom donc de la Société CFI AERIEN CI, des fonds seront injectés en partenariat avec l’Etat de Côte d’Ivoire, qui gardera cependant la majorité des actions. Ainsi, de Air Ivoire, la société prendra désormais la dénomination de Société Nouvelle Air Ivoire. Un partenariat qui marchera à merveille, car l’on était redevenu fier de revoir dans le ciel, le logo ivoirien Air ivoire avec une flotte considérable. La sous-région était parcourue par des nouveaux Fokker 100. Mais vu la rude et déloyale concurrence menée par les autres compagnies de la sous-région qui pratiquaient des prix hors normes et surtout la mauvaise gestion étatique, la Société Nouvelle Air Ivoire va connaitre encore un flottement. Et pour remédier à celui-ci, les actionnaires principaux, par la voix de la Direction générale, vont proposer un plan de réorganisation de ladite société en accord avec l’Etat de Côte d’Ivoire. Un plan qui verra l’entrée de la compagnie internationale Lufthansa en tant que partenaire, opérateur stratégique et technique. Ce nouveau plan dénommé pacte complémentaire au contrat de souscription fera l’objet d’un protocole d’accord entre la présidence de la République sous le pouvoir Gbagbo via le Conseiller spécial chargé des relations avec le gouvernement et les relations extérieures, Aubert Zohoré et Koné Dossongui , président du Conseil d’administration de la société CFI Aérien CI. Cette nouvelle donne va propulser la compagnie, au grand bonheur des voyageurs, du personnel et de l’Etat de Côte d’Ivoire. Pour combien de temps ?
Cet embonpoint que venait d’acquérir la Société Nouvelle Air Ivoire va connaitre encore des soubresauts. cette fois-ci pas pour des raisons financières mais plutôt pour des humeurs de gestion.
En effet, la compagnie aérienne qui recommençait à briller dans le ciel ivoirien va connaître des problèmes au sol, c’est-à-dire au niveau de son Conseil d’administration présidé par Henriette Lagou, ponte du PDCI, qui a viré au Front populaire ivoirien. Cette secrétaire de direction, qui a gravi des échelons à une vitesse vertigineuse, se voit propulsée à la tête du Conseil d’administration de la Nouvelle Air Ivoire. Celle-ci, voulant manger à satiété parce que ne s’y connaissant pas en matière du fonctionnement d’une entreprise, va se heurter à des blocus de la Direction générale qui, elle, doit rendre compte de sa gestion aux différents actionnaires. A titre d’exemple, Mme Lagou Henriette, multipliera les Conseils d’administration parce que source de jetons de présence comme le témoigne cette correspondante du 22 avril 2009 adressée par ses soins au Directeur général de CFI Aérien et qui stipule en fin de courrier: « qu’il ne peut s’agir d’une reprise de séance dans la mesure où une nouvelle réunion doit être convoquée en bonne et due forme…. ». Pis, de par sa fonction de présidente du Conseil d’administration, elle va engager un bras de fer avec la Direction générale de par des sautes d’humeur qui vont pourrir l’atmosphère au sein de la société. Le personnel désormais partagé, le laxisme va s’installer dans la gestion quotidienne avec en prime une gestion faite sur la base du clientélisme, de la délation et autres maux. La conséquence, la compagnie va prendre un coup. Comment comprendre et interpréter la réaction de la présidente du Conseil d’administration quand la Direction générale convoque d’urgence une réunion pour statuer sur des cas d’urgence comme ce fut celui de l’airbus A321, qui avait été bloqué au sol en France et que celle-ci s’y oppose rant aux textes ?
De même, ce malheureux bras de fer, qui en réalité n’avait pas sa raison d’être, va se poursuivre lorsque des administrateurs, sous les conseils avisés de la Direction générale, vont proposer un plan de redressement et de relance pour booster ladite compagnie. Ce plan ne verra jamais son application par la faute de la PCA. Et pourtant, ce projet de restructuration, prévoyait une augmentation du capital au niveau des 2 actionnaires que sont l’Etat de Côte d’Ivoire et CFI Aérien CI (voir fac-similé). Un autre plan, selon de certaines indiscrétions, allait relancer la Nouvelle Air Ivoire. Mais hélas, mille fois hélas, Henriette Lagou aurait encore dit niet. Conséquence, la Nouvelle Air Ivoire a ‘’ crashé’’. Et c’est bien dommage pour la Côte d’Ivoire.
Michel Touman

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