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Bataille de Yopougon / milicien pro-gbagbo, ce qui s’est passé dans les ‘’résidences Méambly »
Publié le jeudi 29 septembre 2011   |  Parole d'Afrique




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Deux résidences sur trois des Méambly étaient occupées par les miliciens à Yopougon

Dans le différend qui l’oppose à Evariste Méambly, Me N’Guessan Koffi, agent d’affaires judiciaires, a accusé le premier d’avoir contribué à la déstabilisation du pays en logeant des hommes en armes dans ses propriétés. Le site www.l’informateur.net a fait le tour des lieux en question, pour recueillir des témoignages.

L’ancienne ‘’résidence Méambly’’ à Yopougon-Ananeraie dans les environs du collège Guchanrolain, non loin de la Coopec. Le mardi 16 août, notre visite des propriétés de l’homme d’affaires commence en ce lieu. La face en garantie du duplex et le standing de la maison contraste quelque peu avec l’ambiance qui règne.
En effet la maison semble un peu trop habitée pour une ‘’résidence’’ de ce type. Nous sommes situés sur l’agitation que nous y constatons quand nous apprenons que l’homme y a habité ‘’jusque vers fin 2006 », selon des témoins qui ont du mal à situer la bonne période. Mais toujours est-il qu’ « il a déménagé d’ici pour aller à Cocody », confie-t-ils. Qui occupent donc les lieux ? Dans le voisinage, ont nous fait savoir que la maison a été découpée ne petits compartiments pour être mise en location. Nous comprenons donc pourquoi tant de gens y habitent. Lorsque nous essayons de savoir ce qui s’y est passé pendant la crise postélectorale, surtout à propos de la présence d’hommes armés, on nous explique qu’il n’y avait rien à signaler. Les témoins sont formels : « Les habitants de la maison sont restés ici, on n’a pas vu d’homme armés ici ».
Tous ceux que nous avons interrogés nous ont confirmé la même chose. Il n’y a donc pas eu d’activité suspecte en ce lieu. Nous poursuivons nos investigations en direction de ‘’l’hôtel Méambly’’ à Yopougon-Niangon. Là-bas, c’est un grand bloc granitique qui nous accueille. Nous apprenons que l’hôtel a été inauguré vers 1998. Le propriétaire des lieux a vraiment le goût de cette pierre imposante. Nous avons à peine échangé avec nos interlocuteurs qu’ils soutiennent mordicus que ‘’des miliciens’’ étaient logés dans l’hôtel. Ce sont des témoins dans le voisinage qui emploient ces termes. Ils expliquent que ce site a servi de base à des groupes armés lors de la crise post-électorale. Et que les combats se sont même déroulés dans les alentours, entre différentes forces.
Ces témoignages semblent corroborer les évènements qui s’y sont produits. Les Frci ont bel et bien ratissé les lieux qu’elles ont occupés, nous dit-on, pendant un moment. Quand nous avons voulu savoir comment ces locataires encombrants sont arrivées-là, personne n’est en mesure de nous donner des détails. Cependant, on nous a indiqué qu’ils s’y sont installés en avril. Et que : « des véhicules 4x4 avec des gens armés entraient et sortaient ».
Des groupes armés ont donc séjourné à l’hôtel Méambly. Notre dernière destination est la résidence familiale Méambly, sise toujours à Niangon, non loin du 17ème arrondissement. Là-bas, le voisinage qui nous a renseignés est tout aussi formel sur la présence avérée de miliciens dans cette demeure. Un certain ‘’commandant S…’’ s’y serait fait remarquer, avec ‘’sa Mercédès’’.
En fait, l’occupation de la résidence familiale Méambly du 17ème par les miliciens n’est un secret pour personne. Les Frc l’ont déclaré ouvertement et délogé le groupe armé qui y était installé, lors de la ‘’pacification’’ de Yopougon. « Les Frci ont occupé les lieux pendant un bon moment », disent les riverains. Sans ajouter davantage de détails.
Mieux, des sources proches des Frci confirment que : « des miliciens ont été chassés de la maison après des combats ». Là non plus, les circonstances de leur arrivée sur les lieux n’ont par été décrites par les témoins. Comment et par qui les miliciens présents dans les propriétés de Méambly lors de la crise postélectorale y ont été logés ? Le mis en cause qui évite ce sujet n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire lorsque nous l’avons précédemment joint. Peut-être sa réaction, le moment venu, nous éclairerait-elle sur ce chapitre obscur. Nous attendons toujours sa version des faits.

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