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Entrée des déchets toxiques à Abidjan, Les preuves qui accablent les anciens responsables du Port autonome d’Abidjan
Publié le jeudi 29 septembre 2011   |  Parole d'Afrique




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L’histoire des déchets toxiques déversés sur les bords de la lagune Ebrié sous le pouvoir des refondateurs restera gravée à jamais dans la mémoire des Abidjanais. L’enquête ouverte pour situer les responsabilités n’a jamais produit de résultat. Et pourtant, le Probo Koala, bateau transportant ses déchets hautement toxique, a bel et bien été autorisé à accoster au Port autonome d’Abidjan. Qui donc a donné cette autorisation qui a par la suite coûté la vie à bon nombre d’Abidjanais ?
Ce qui s’est
réellement passé
C’est le 19 août 2006 que le Probo Koala, un bateau grec battant pavillon panaméen et ayant un équipage russe est arrivé au Port d’Abidjan (Paa), après avoir été refoulé dans plusieurs pays d’Afrique et d’ailleurs. Il transportait dans sa soute environ 528m3 de déchets hautement toxiques. Dans la nuit du 19 au 20 août, plusieurs camions citernes vont déverser dans le district d’Abidjan une grande partie de la cargaison dangereuse. Le 23 août, les autorités sanitaires sont saisies par le ministère de l’Environnement et des Eaux et Forêts qui les informent que des déchets dégageant une forte odeur ont été déposés en divers endroits de la ville. D’après les informations collectées par une équipe de l’Undac, à la date du 18 septembre, 17 sites de déversement avaient été identifiés et cartographiés. Plusieurs camions utilisés pour le transport des déchets étaient encore remplis de leur chargement, mais n’ont pu être localisés. Ces camions pourraient quitter Abidjan.

Les substances
chimiques
contenues dans ces déchets toxiques
Le jeudi 24 août, un échantillon prélevé à bord du navire par le Centre ivoirien anti- pollution(Ciapol) a été analysé par les laboratoires de la Société ivoirienne de raffinage (Sir) et du Ciapol. Il ressort de cette analyse qu’il s’agit de produits pétrochimiques. Et que les principaux groupes chimiques sont : l’hydrogène-sulfuré, les mercaptans, les phénols, des hydrocarbures et de l’hydroxyde de sodium (soude caustique). Il s’agit donc de déchets toxiques appartenant à la classe 6 (code Imdg). Les résultats des analyses corroborent à la fois ceux des analyses effectuées à Amsterdam avant le démarrage du navire de la Hollande. L’équipe française dépêchée à Abidjan aurait abouti aux mêmes résultats.
Les responsables
du drame
Selon les règles du Port autonome d’Abidjan, l’accostage de certains navires n’est possible que sur la seule autorisation du Directeur général du port. C’est le cas du navire de la mort. Le commandant du port et ses proches collaborateurs, bien sûr n’ignorent pas le contenu de tout navire qui doit accoster au port. Ainsi donc, le commandant Bombo, qui gênait par ses prises de position franches, a été éjecté de son poste en remplacement d’un chef de département, proche du Directeur général du port, Marcel Gossio. M. Abou Yao sera donc nommé commandant du port. Et comme le dit la règle, ce nouveau commandant ne s’opposera pas à son ami Marcel Gossio qui autorisait le Probo Koala à accoster sur les bords de la lagune Ebrié. C’est donc avec l’accord du DG et du commandant du port, Abou Yao, que le navire qui a endeuillé les Abidjanais a accosté au Port. Même si par la suite, certains cadres de l’ancien régime, tels que l’ex-gouverneur du district d’Abidjan, Amondji Djédji Pierre, ont autorisé le déversement de ces déchets à travers tout le district, il faut reconnaître que seuls Marcel Gossio, ancien Dg du port et l’ancien commandant, Abou Yao pouvaient autoriser le navire à accoster. Vu les circonstances, ces deux hauts cadres du port d’Abidjan, comptés parmi les hommes forts de l’ex-régime sont les premiers responsables de l’arrivée des déchets toxiques à Abidjan.

Les stratégies
utilisées pour faire face à la situation
Au niveau de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), il y a eu un appui technique et matériel aux autorités sanitaires nationales pour la gestion de la crise. Il y a eu des informations sur les risques d’intoxications et sur les mesures préventives à prendre. Il y a eu également un appui à la mobilisation des ressources nécessaires à la gestion de la crise.
Au niveau national
Les autorités d’alors n’ont pas pensé aux conséquences que pouvaient engendrer ces déchets de la situation sur le terrain qu’elles se sont empressées de prendre des décisions pour faire face à la crise. Un comité interministériel a été mis en place afin de rencontrer les partenaires multinationaux et bilatéraux en vue de solliciter leur appui. Une enquête judiciaire a été mise en cours. Mais jamais celle-ci n’a livré de résultat. Hors, tout était bien établi pour situer les responsabilités dans cette affaire qui continue de faire des dégâts dans de nombreuses familles. L’ex-pouvoir, qui ne voulait pas livrer ses enfants, a créé une confusion en accusant à tort des responsables de l’opposition d’être parmi les auteurs de ce drame. Les ministre Anaky Kobénan Innocent, Jacques Andoh… ont été victimes de cette méchanceté des ex-dirigeants ? Pendant ce temps, les vrais responsables se la coulaient douce et se pavanaient tranquillement à travers le monde. Aujourd’hui, la lumière doit être faite sur cette affaire pour que les Ivoiriens sachent réellement qui a autorisé le Probo Koala à accoster au port d’Abidjan. L’ex-commandant du port, Abou Yao, devrait être l’une des premières personnes à être interrogée aujourd’hui sur le sujet. Des sources révèlent que cet inconditionnel de l’ex-président, Laurent Gbagbo, serait le cerveau de l’opération de contournement de l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire sous le régime de la refondation. Il aurait contrôlé à lui seul les navires qui entraient au port d’Abidjan de la période allant d’octobre 2010 à janvier 2011. En réalité, tous ces navires provenant de pays dont les chefs d’Etat soutenaient de façon souterraine l’ancien président contenaient des armes. Selon nos sources, c’est donc l’ancien commandant du port qui, pour détourner l’attention des uns et des autres sur l’achat d’armes par l’ancien régime, aurait trouvé la stratégie de brandir les armes contenues dans les navires comme étant des colis appartenant à l’armée française. Et l’ex-régime de Laurent Gbagbo ne cessait de montrer chaque fois à la télévision ivoirienne des navires dans lesquels étaient disposées des armes détachées, même des avions de guerre en pièces détaché. Notre source indique que bon nombre de ces armes auraient été distribuées à des jeunes patriotes qui auraient été recrutés comme Gabier par le commandant Abou Yao. Tout ces actes étaient faits en parfaite accord avec l’ex-Dg du port, Marcel Gossio. L’histoire des déchets toxiques continue de faire des vagues car de nombreuses victimes attendent d’être indemnisées. Les auteurs ne doivent donc pas rester impunis.

Nina Ben Gazzy

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