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Côte d`Ivoire: législatives du 11 décembre "truquées d`avance" (Blé Goudé)
Publié le mercredi 5 octobre 2011   |  AFP


Charles
© Getty Images
Charles Ble Goude, chef des "patriotes" pro-Gbagbo


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Abidjan - Charles Blé Goudé, figure de proue du régime du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, a affirmé mercredi que les
législatives prévues le 11 décembre étaient "truquées d`avance", et réclamé une nouvelle commission électorale et un report du scrutin.

Remaniée après l`arrivée au pouvoir du président Alassane Ouattara à l`issue de la sanglante crise post-électorale, "la commission électorale dite indépendante (CEI) ne lest plus en réalité", accuse dans un communiqué l`ex-chef des "jeunes patriotes" pro-Gbagbo, qui se présente comme "exilé politique", sans préciser son lieu de résidence.

"Cest avec une telle commission électorale aux ordres que le pouvoir Ouattara compte organiser des élections législatives truquées davance dans un pays ou les kalachnikov font désormais la loi", poursuit-il.

Jugeant que l`actuelle CEI "ne saurait garantir un scrutin juste, libre et transparent", l`ancien ministre de la Jeunesse de M. Gbagbo, visé par un mandat d`arrêt international lancé par la justice ivoirienne, réclame "une nouvelle composition de la commission électorale afin de la rendre véritablement indépendante".

Il exige aussi un report du scrutin ainsi que "le désarmement effectif" des FRCI (Forces républicaines, nouvelle armée censée fusionner ex-forces régulières et ex-rébellion) "afin de restaurer lautorité de lEtat et enrayer la loi du plus fort".

Invoquant notamment une composition "déséquilibrée" de la CEI, le parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), dont M. Blé Goudé n`est pas membre, a suspendu sa participation à la CEI, et fait planer la menace d`un boycott du scrutin.

M. Ouattara a reçu le 29 septembre une délégation du FPI et d`autres partis pro-Gbagbo, qui ont salué un commencement de "dialogue républicain".

M. Gbagbo a été arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise, dont deux semaines de guerre, née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010. La crise post-électorale a fait quelque 3.000 morts selon l`ONU.

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