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Alassane Ouattara en visite au Ghana pour appeler au retour des exilés pro-Gbagbo
Publié le jeudi 6 octobre 2011   |  RFI


Tournées
© Présidence par Aristide
Tournées du chef de l`Etat: le Président Alassane Ouattara a rencontré son homologue ghanéen, SEM Atta Mills
Dimanche 29 mai 2011. Accra (Ghana). Photo: Le Président Alassane Ouattara et son homologue ghanéen, Atta Mills


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Après l`effondrement du régime Gbagbo, le Ghana était en passe de devenir le cauchemar sécuritaire des nouvelles autorités ivoiriennes. En fuite, nombre de personnalités de l`ancien pouvoir faisaient planer la menace d`un retour en force. Depuis, des émissaires ont fait la navette entre les deux pays et des officiers comme Boniface Konan sont revenus à Abidjan.

Selon plusieurs sources, les exilés ivoiriens au Ghana se divisent désormais en trois catégories. Il y a tout d`abord les seconds couteaux qui vivotent tant bien que mal et espèrent rentrer au plus vite. Ensuite, il y a les caciques pro-Gbagbo qui veulent revenir mais qui craignent de subir les foudres de la justice. Enfin, il y a quelques ultras qui sont toujours dans une logique de confrontation. « Ils ne sont pas un danger pour le pouvoir mais ils peuvent encore mener des actions de déstabilisation », assure une source militaire française.

Le chef de l`Etat ivoirien devrait ainsi lors de ce voyage appeler ses compatriotes exilés à rentrer, mais aussi demander à son homologue de faire appliquer les mandats d`arrêt lancés contre les personnalités de l`ancien régime installées au Ghana.

D`abord emprunte de méfiances, la relation entre Alassane Ouattara et John Atta Mills s`est décrispée. « Le chef de l`état ghanéen joue franc jeu, il a notamment permis le retour de Paul Yao Ndré, l`ex président du conseil constitutionnel, explique un membre de l`entourage du président ivoirien. Le problème, c`est son prédécesseur et mentor Jerry Rawlings qui continue de faire pression sur lui ».

Au chapitre économique, cacao et pétrole

Le sujet du cacao n’a jamais fait officiellement l’objet de différends entre les deux grands pays. Certains producteurs ivoiriens semblent préférer vendre leurs fèves via le Ghana, qui propose des prix attractifs, mais ce préjudice reste marginal ; il n’empêche pas la Côte d’Ivoire de garder sa place de premier exportateur de cacao.

En revanche, dans un passé récent, les gisements de pétrole en off-shore, au large des côtes ivoiriennes et ghanéennes ont provoqué des discussions serrées entre Accra et Abidjan. John Atta Mills était parvenu à trouver un accord avec Laurent Gbagbo, le prédécesseur d’Alassane Ouattara. Cet accord va-t-il tenir ou être revu ? Pour l’instant, les priorités du régime ivoirien semblent plutôt politiques, et d’obtenir de John Atta-Mills qu’il étouffe toute velléité de déstabilisation de la Côte d’Ivoire venue des exilés dans son pays.

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