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Yopougon Sideci : Des Frci saccagent un maquis et ouvrent le feu
Publié le vendredi 7 octobre 2011   |  Le Temps




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Toute la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 octobre a été faite de frayeurs, à Yopougon Sideci-Lem où des Frci, identifiés comme des «faux» ont semé la terreur. En effet, les populations ont rapporté des tirs nourris d’arme à feu. Selon les témoignages recueillis sur place, tout est parti d’une dénonciation calomnieuse qui indiquait, sans doute en raison de la référence régionale, que le maquis baptisé «Grand- Ouest» à Sideci-Lem est la propriété d’un «milicien» qu’il faut arrêter à tous les prix. Aussi, une pétition a-t-elle été lancée, à partir d’une réunion tenue dans un clinique dénommée «Petit -à Petit» par les accusateurs qui se sont présentés comme des Frci, nous a-t-on dit, pour pousser les habitants du secteur à mettre la tête du propriétaire du maquis susmentionné à prix, en affirmant qu’il est bel et bien
un milicien pro-Gbagbo. Une démarche que les populations de Sideci-Lem ont rejetée, avant de dénoncer la mauvaise attitude des «chasseurs de prime» en quête de miliciens. Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère de ces éléments des Frci qui ont ordonné la fermeture du maquis. Ce à quoi les habitants du secteur se sont opposés. Mal leur en pris. Des hommes armés jusqu’aux dents, dont certains étaient en civil, ont effectué une descente musclée au maquis le «Grand Ouest» qu’ils ont pillé et ensuite saccagé. Avant de tirer des rafales de kalache dans toutes les directions, pour terroriser les populations pendant des heures. Effrayés, beaucoup se sont rendus au commissariat du 16e arrondissement de police pour porter plainte contre les assaillants. C’est ainsi qu’une équipe de forces de l’ordre, dépêchée sur les lieux, a pu mettre la main sur 18 individus dangereux qui ont été écroués au violon. Selon les autorités militaires, il s’agirait de «faux Frci» qui se sont constitués en bande armée incontrôlée. Hier matin, les membres encore en fuite de cette bande auraient détalé à la vue de la patrouille des éléments des force de l’Onuci qui sont venus constater les dégâts. Fort heureusement, l’on n’a pas dénombré de victimes suite à ses tirs.

K.K.M

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