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Motus : Errance
Publié le samedi 8 octobre 2011   |  Le Patriote




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Pendant dix ans, ils n’avaient que ce refrain à la bouche. Eux les frontistes et refondateurs, étaient les « patriotes », les « nationalistes » et les « résistants », qui ne laisseraient jamais leurs terres à ceux qu’ils qualifiaient grossièrement d’ « étrangers », s’ils n’étaient pas carrément des êtres étranges. Ainsi donc, avec leur grand chef en tête, ils clamaient haut et fort, n’avoir pas « un autre point de chute » et que « la Côte d’Ivoire était la seule terre que leur a léguée leurs ancêtres ». Le message était bien perceptible. Les autres, à savoir les opposants, étaient des « boyorodjans », ces hommes qui n’avaient pas d’histoire avec la Côte d’Ivoire. Avec amusement, on les regardait jaser, chicaner et gloser. Pourtant, « on se connaît en détail dans ce pays » et personne ne viendra « réinventer l’eau chaude ». Quand la crise postélectorale a éclaté, suite à leur refus d’accepter la défaite, parce que grisés par les artifices, délices et jouissances du pouvoir, nombreux parmi ces hommes et femmes, qui n’avaient pas « un autre point de chute », ont pris leurs jambes à leur cou, pour se retrouver au Ghana, au Togo, au Bénin et au Libéria. Le plus vieux des jeunes dits « patriotes », qui aimait bomber la poitrine, pour se convaincre d’être un brave, est parti même avant la chute de son grand chef. A présent, il erre dans la nature, comme un pauvre hère. On le voit aisément. Tout le monde n’est pas Babemba ou le roi Tiéba, qui n’ont jamais inscrit la fuite dans leur trajectoire. Là bas, loin de la terre natale, nos amis socialistes crient leur misère et indigence. Pour la plupart, ils broient du noir. Fidèle à sa politique de paix, de fraternité et de solidarité, qui exclut toute rancœur, vengeance et rancune, le Président de la République, Alassane Ouattara, est allé à la rencontre de ses frères et sœurs et leur a demandé de « rentrer à la maison ». La main tendue a trouvé de nombreux preneurs. Qui n’aimerait pas retrouver la quiétude et les saveurs de la maison familiale ? Il n’y a que les irréductibles et autres extrémistes qui en sont à poser des conditions, comme s’ils n’avaient plus souvenance que ce sont eux, les bourreaux de la Côte d’Ivoire

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