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«Meeting de libération de la Côte d’Ivoire le 15 octobre» : La Jfpi doit être entendue par le Procureur de la République
Publié le mercredi 12 octobre 2011   |  Le Nouveau Réveil




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Le samedi 15 octobre 2011, le Front populaire ivoirien (Fpi), ex-parti sanguinaire et dictatorial au pouvoir en Côte d’Ivoire jusqu’au lundi 11 avril 2011, organise une cérémonie dite «meeting de libération de la Côte d’Ivoire» à Yopougon. Ce n’est pas un lapsus linguae, la dénomination de cette rencontre des refondateurs, d’un message en live, d’une personne prise dans le feu d’un speech. Le choix des mots a été savamment mûri. Les mots utilisés sont forts. Le message a été relayé par tous les supports possibles : sms, internet, le téléphone arabe (le bouche à oreille), et surtout par les journaux bleus des opposants qui en ont fait leurs choux gras pendant des semaines. Par conséquent, il est bon qu’on s’y attarde un peu compte tenu de la posture que les partisans de Gbagbo ont adoptée depuis le jour où ils ont perdu le pouvoir d’Etat.

Meeting de libération de la Côte d’Ivoire » ?! Les idées se bousculent dans nos têtes, toutes noires. Car, le libellé du meeting porte une charge violente et insurrectionnelle. Libérer qui, quoi, et comment ? Et avec quels moyens ? A y voir de près, le Fpi ne porte pas de gants pour dévoiler ses intentions. Qu’il suffise de s’en tenir aux déclarations et aux actes de la galaxie refondatrice. Le Fpi a quitté la Commission électorale indépendante (Cei). Dans tous leurs discours, nombreux sont les frontistes qui ne reconnaissent pas Alassane Ouattara comme le président de la République de Côte d’Ivoire. Pour eux, en dehors de Gbagbo, aucun autre Ivoirien ne doit, et ne peut diriger ce pays. Par conséquent, il faut mettre tout en œuvre pour que leur président, Laurent Gbagbo, recouvre son fauteuil. Comment et avec quels moyens? Pensez au libellé de leur meeting du samedi 15 octobre 2011. Et pensez aux propos des jeunes, principalement, ceux de Koua Justin, secrétaire général par intérim de la Jfpi, tenus, par exemple, le samedi 08 octobre 2011 à Koumassi : «Nous allons rendre ce pays ingouvernable». Et puis, s’étant rendu compte de la gravité de ses propos, d’ajouter : «démocratiquement». Mais, nul n’est dupe. Le Fpi a décidé de rendre le pays ingouvernable. Assoa Adou, porte-parole des refondateurs exilés au Ghana, ne dit pas autre chose à Accra: «Nous allons nous organiser en privé pour sortir Gbagbo de sa prison et nous occuper du régime Ouattara». Ici à Abidjan, Laurent Akoun, Tapé Kipré, Amani N’guessan Michel, Marie-Odette Lorougnon, présidente des femmes frontistes, même le président par intérim du Fpi Miaka Oureto, Miaka Oureto, ne disent pas autre chose. Si Gbagbo n’est pas libéré, on ne va pas aux élections législatives du 11 décembre 2011. Et comme Gbagbo ne sera pas libéré, d’ailleurs on parle de plus en plus de le transférer à la Cour pénale internationale de La Haye (en Hollande), nous allons le libérer autrement. Jean Gervais Tchéidé, chargé des Finances au Fpi, au cours d’un meeting dans le village de Lopou, dans la sous-préfecture de Dabou, le dimanche 09 octobre, déclarait : «Gbagbo se repose avant de venir nous retrouver…il fera jour et on viendra faire la fête avec vous». Et Akoun Laurent de renchérir : «Quand le Fpi va frémir, ils verront». A-t-on besoin d’être un devin pour savoir que quelque chose se trame contre la République ? Des éléments militent en faveur d’une possible déstabilisation du pouvoir Ouattara, le samedi 15 octobre 2011. Ceux qui relativisent cette option doivent se raviser. Le maire de la commune de Koumassi N’dohi Yapi Raymond déclarait dans la presse que ses services n’ont pas été saisis d’une quelconque manifestation, le samedi 08 octobre, au quartier Houphouët-Boigny (Grand campement) de la part des responsables du Fpi d’Abidjan-Sud. C’est dire qu’à tous les niveaux de la chaîne de commandement du parti frontiste, il n’y a plus d’autorité en Côte d’Ivoire. En dehors d’eux. Ils font donc ce qu’ils veulent. L’autre élément qui pèse dans la balance de déstabilisation du pouvoir et qui pousse les refondateurs à bomber la poitrine, ce sont les nombreuses armes cachées par les miliciens pro-Gbagbo à Abidjan et dans des régions Akyé, Abbey, Bété, Dida et Guéré. Puisque le président Ouattara parle de réconciliation, et que la vigilance des premiers jours a dû baisser d’un cran, les escadrons de la mort, miliciens, et autres mercenaires ont, sûrement, déterré ces armes qu’ils avaient cachées. A cela, il faut ajouter l’ire des refondateurs de voir Alassane Ouattara réussir là où l’incompétent Gbagbo a échoué lamentablement. En 100 jours, il suffit de parcourir les rues d’Abidjan, pour se rendre compte que le pays ne danse plus, mais par contre, il est au travail. Alors, des instructions et des moyens sont parvenus aux jeunes du Fpi pour empêcher Ouattara de réaliser ses promesses, sinon Gbagbo va avoir honte. La programmation du meeting du samedi 15 octobre 2011 s’inscrit dans ce plan machiavélique. Le libellé est clair : meeting de libération de la Côte d’Ivoire ! Et, Marie-Odette Lorougnon, la Secrétaire nationale de l’Organisation des femmes du Front populaire ivoirien (Offpi), qui est dans le secret des Dieux, de lancer cet appel dans un communiqué dans «Notre Voie» du mardi 11 octobre 2011, « La libération du président Laurent Gbagbo en dépend ».

Le message est éloquent : il n’est point question de justice dans l’entendement des militants du Fpi pour savoir si l’ex-chef d’Etat est coupable ou non. Il faut passer par d’autres voies et moyens. La posture du Fpi est insurrectionnelle. C’est pourquoi, nous pensons que les initiateurs de ce meeting du samedi 15 octobre 2011 doivent être entendus sur les motivations réelles de leur rassemblement. Par le Procureur de la République ou par la DST ou par la gendarmerie. Qu’entendent-ils par «libération de la Côte d’Ivoire» ? La Côte d’Ivoire est prisonnière de qui ? Non, les propos sont graves. Ne pas interpeller les organisateurs, c’est ouvrir la boîte de pandore. Et la foire au désordre, à la chienlit et qui sait demain à une autre guerre. Au risque de nous répéter, nous disons qu’inviter des militants d’un parti d’opposition dont le leader est en prison, dans la situation actuelle où nous nous trouvons, à un «meeting de libération de la Côte d’Ivoire» a une connotation insurrectionnelle. Et que les initiateurs s’acheminent vers un trouble à l’ordre public. Par conséquent, la force publique doit jouer son rôle de protection des personnes et des biens, et doit convoquer et entendre maintenant les organisateurs de cette manifestation prévue pour ce samedi à Yopougon.
Le cabri, avant de manger l’igname de quelqu’un, regarde d’abord le visage du propriétaire ! Alors nonosbtant l’interpellation du procureur de la République, ne vaudrait-il pas mieux, au nom de la paix sociale qui est encore fragile, interdire le meeting du 15 octobre 2011 à Yopougon ?
Par Denis Kah Zion

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