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L`orientation dans l’enseignement supérieur : une autre paire de manches après le succès au Bac !
Publié le jeudi 13 octobre 2011   |  Ministères


Education
© Ministères par DR
Education nationale: l`orientation après le Bac, un nouveau sujet d`inquiétude


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Chaque année, malgré les résultats catastrophiques enregistrés au bac, des élèves, de plus en plus nombreux, viennent grossir les effectifs des étudiants (33.000 environ en 2009, 41.350 en 2010, et probablement autour de 40.000 en 2011).

Nombre d'entre eux se retrouvent face à une situation nouvelle devant laquelle ils sont sans armes, se préparant ainsi à l'échec après le succès au BAC.

Il suffirait pourtant de se poser les bonnes questions et, surtout, d'aller vers les personnes ressources qui détiennent les bonnes réponses. En effet, Il existe aujourd'hui en Côte d'Ivoire de nombreux conseillers d'orientation, de même que des cabinets privés spécialisés tant dans l'orientation scolaire que dans l'orientation professionnelle. Mais, peu de parents et d'élèves les sollicitent. Ils préfèrent, dans leur grande majorité, se fier aux rumeurs et autres informations de salon pour faire un choix aussi crucial que celui de l'orientation après le BAC.

Or, quelle est la réalité aujourd'hui? Les capacités d'accueil des établissements publics d'enseignement supérieur sont inférieures à la demande (I). L'orientation, année après année; devient de plus en plus difficile pour les parents et les élèves (II). Beaucoup de parents et d'élèves se compliquent encore plus la tâche en commettant de nombreuses erreurs qu'ils auraient pu éviter facilement (III).

Les capacités des structures publiques d'accueil après le BAC sont largement dépassées par l’afflux des bacheliers chaque année ?

L’Etat de Côte d’Ivoire dispose de 3 universités publiques (Cocody, Bouaké, Abobo Adjamé), 2 URES (Korhogo et Daloa), et 5 grandes écoles supérieures publiques pour gérer l’ensemble des titulaires du Bac.

Malheureusement, Toutes ces structures publiques réunies ne peuvent plus répondre, depuis au moins une dizaine d’années, à l'ensemble de la demande d'accueil de nouveaux bacheliers. Ce qui explique que, le privé s’installe en force pour venir à la rescousse. Ainsi, au titre de l'enseignement privé, on dénombre: 35 universités privées, 152 grandes écoles supérieures privées.

Le problème premier avec le privé, c'est que peu de personnes savent quels sont les établissements supérieurs privés qui sont réellement agréés. Le second problème, c’est la quasi absence de moyens objectifs fiables pour juger de la qualité de l’enseignement qu’ils dispensent. Du coup, au plan de l’orientation, c’est au jeu du hasard ou des « prises en charge » que les parents et les élèves choisissent tel ou tel établissement supérieur privé.

En 2011, comme chaque année, l'orientation des nouveaux bacheliers sera encore plus difficile que les années précédentes…

Trois générations entières de bacheliers sont en concurrence sur les places offertes dans l’enseignement supérieur public (2009, 2010, 2011). Les bacheliers de 2009 et 2010 sont inscrits, mais en raison du grand flou dans le cycle des années scolaires, ils sont encore en première année. Quand on sait que les capacités d’accueil étaient déjà insuffisantes en 2009 et 2010, on imagine les difficultés auxquelles vont devoir faire face les bacheliers de 2011.

Bien évidemment, ils pourront, par dépit, comme beaucoup d’autres avant eux, s’orienter vers les établissements supérieurs privés. Les coûts annuels d'accès à l'enseignement supérieur privé s'élèvent à 1.000.000 de francs CFA en moyenne pour les universités, et à 400.000 francs environ pour les écoles supérieures préparant les BTS. Une vraie barrière pour beaucoup ! Comparativement, il faut savoir que dans es écoles supérieures publiques, la scolarité est encore quasiment gratuite (moins de 20.000 francs de frais d'inscription par an).

Pour espérer obtenir l’inscription dans la filière de son choix, plusieurs erreurs sont à éviter par le nouveau bachelier et ses parents.

Ce sont: le manque de vision (I), Les choix de filière par suivisme (II), Les choix sans rapport avec les moyennes obtenues en classe et à l'examen du Bac (III), les choix par les parents et tuteurs en lieu et place du bachelier (IV), Les choix sans information sur la capacité d'accueil de la filière désirée (VI), et les choix sans information préalable sur les possibilités offertes par la série de son BAC (VII).

1. Le manque de vision des parents

Beaucoup de parents ne pensent à l'orientation de leur enfant qu'après l'obtention du bac par l’enfant. Or, les premiers choix en matière d’orientation doivent être faits et mis en œuvre dès le secondaire (à partir de la classe de 3è). Un choix fait à partir de ce moment permet de mieux conformer le comportement et les notes de l’élève aux exigences de la filière envisagée. La première preuve de ce besoin de vision est le choix de la série dans laquelle l’enfant sera orienté en seconde. En effet, selon la filière rêvée, l’enfant sera orienté en classe de seconde dans la série qui prépare à cette filière (A, B C, G). A partir de la classe de seconde, l’enfant devra être particulièrement suivi dans les matières retenues dans les critères d'orientation de ladite filière.

Mieux, un parent qui observe bien son enfant, peut déceler des aptitudes à développer chez cet enfant dès les premières années du secondaire premier cycle. Cette observation précoce lui permettra d'aider son enfant à s’orienter très tôt vers des filières où il pourra évoluer à son aise.

2. Les choix par suivisme notamment le suivisme par effet de mode

Nombre de parents et d'élèves ne savent pas grand chose des possibilités de carrière. On observe que beaucoup de parents désirent pour leur enfant, soit leur propre métier, quand ils en sont fiers, soit les métiers qui font parler d’eux par la notoriété ou la richesse des revenus.

Certains élèves font des choix en fonction du choix de leurs groupes d’amis. Ils suivent la volonté des autres pour une raison ou une autre.

Dans les deux cas, choix par suivisme du parent ou de l’enfant, le risque d’échec est le même. L’enfant fait un choix qui le conduit plus vers l’échec que vers le succès faute de réelle motivation personnelle dans le choix opéré.

3. Les choix qui ne tiennent pas compte des notes obtenues par l’élève en Terminale et au Bac.

L’élève qui ne choisit pas au regard des possibilités offertes par ces notes court tout simplement le risque de ne pas être orienté dans les filières qu’il désire. Exemple simple : L’INPHB recrute les bacheliers sur entretien. Mais avant l’entretien, L’Institut examine les dossiers afin de retenir uniquement les bacheliers qui remplissent les conditions de notes et de moyennes. Ainsi, un bachelier qui dépose une demande à l’INPHB alors qu’il n’a pas les notes requises sera recalé purement et simplement. Au final, il aura perdu et l'argent de l'inscription au concours et son temps.

4. Les choix en lieu et place de l’étudiant

Nombre de parents ou tuteurs ne requièrent pas l'avis de leur enfant sur les filières qu'ils veulent suivre, ou sur les métiers qu'ils rêvent d'exercer. Ils croient connaitre ce qu'il y a de mieux pour leur enfant. Ils se fondent sur leur propre expérience de la vie, de l'environnement économique et professionnel pour choisir à la place de l'élève. C'est une erreur d'autant plus grave que l'enfant peut se retrouver dans une filière dont il n'a pas les aptitudes ou dont il n'a pas du tout l'amour. Dans les deux cas, le résultat est le même: l'échec assuré.

5. Les choix opérés sans information préalable sur la capacité d'accueil de la filière.

Les capacités d'accueil des structures d'enseignement supérieur sont largement inférieures aux demandes. Conséquence mathématique, elles ne peuvent offrir la place qu'aux plus méritants. Autrement dit, les bacheliers ayant obtenu les meilleures notes en classe de terminale et aux épreuves du BAC seront les premiers retenus. Il est donc important de mettre en rapport les notes du candidat en rapport avec les critères d'orientation de la filière envisagée. Une filière comme les sciences économiques, par exemple, reçoit chaque année plus de 7.000 demandes alors qu’elle n’offre pas plus de 400 places. Du coup, les élèves ayant des notes passables dans les matières de sélection devraient savoir qu’ils n’ont aucune chance d’être retenus.

6. Les choix opérés sans information préalable sur les éventuels débouchés de la filière

Les filières de formation font l'objet de fausses croyances quant aux débouchés professionnels qu'elles proposent. Ainsi, pendant longtemps on a pensé que les étudiants en géographie ne pouvaient, au terme de leur formation, embrasser que le métier d'enseignant des lycées et collèges. Cette fausse croyance, comme tant d'autres perdurent et font beaucoup de victimes dans les rangs des nouveaux bacheliers. Il est vivement conseillé aux parents et aux élèves de s'adresser à des conseillers d'orientation ou à des cabinets conseils en orientation pour avoir l'information juste sur les débouchés offerts par les différentes filières.

7. Les choix dans l’ignorance des possibilités réelles offertes par la série du BAC obtenu.

Il n'est pas rare de voir des parents proposer que leur enfant aille dans une filière qui n'est pas ouverte à la série du bac obtenu par l'élève. Par exemple, on ne peut s'inscrire Sciences économiques un élève titulaire d’un BAC A ou d’un BAC F.

Pour finir, il faut signaler que le nouveau bachelier peut faire trois choix par Établissement supérieur public. Dès lors qu’il est retenu dans l’un de ses choix, les choix opérés dans les autres établissements sont automatiquement supprimés. Toutes ces informations sont disponibles dans "le guide du nouveau bachelier", un document rédigé par le CIERCAP à l'attention des parents et des élèves. Il ne coûte que 1.000 francs CFA et on peut le trouver dans tous les points d'affichage des résultats du BAC 2011.

S. BAKAYOKO CAPIT
Conseiller en développement personnel
Consultant auprès du CIERCAP, cabinet d'orientation
Site web. www.ciercap.ci
E-mail: sbcapit@hotmail.fr

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