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Carton rouge à l’organisation
Publié le jeudi 27 octobre 2011   |  Nord-Sud




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Est-ce le fait de vouloir trop bien faire ou simplement le résultat d’un mauvais fonctionnement longtemps décrié ? En tout cas, le hadj 2011 que tous voulaient réunificateur, voire symbolique après la grave crise que la Côte d’Ivoire a traversée, tourne au fiasco total. A quatre jours de la fin des vols vers l’Arabie-Saoudite, près de 4.000 pèlerins sont encore à Abidjan et ignorent leur sort. Cela à cause d’une mauvaise organisation. On ignore si la faute incombe au commissariat du hadj que dirige Mamadou Kourouma ou à la direction générale des cultes avec à sa tête Pascal Kouakou N’Guessan. Ce qui est sûr, c’est que la mauvaise organisation est apparue dès les premiers instants par le manque de communication. Ethiopian Airlines qui était censée assurer le transport des pèlerins ivoiriens devait transporter ceux du Burkina Faso puis du Togo avant de se rendre en Côte d’Ivoire. Mais à cause d’une panne, l’avion a été retardé. Les organisateurs qui savaient que le premier vol prévu vendredi, était compromis n’en ont pas informé les pèlerins. Nombreux d’entre eux, y compris des personnes du troisième âge, se sont donc rendus à l’aéroport et ont été contraints d’y passer la nuit sans comprendre pourquoi leur avion n’était pas là. Ils vont être les derniers informés de la situation. Mais pendant ce temps-là, les organisateurs ne prennent pas la pleine mesure des choses. Un charter sera loué dans la foulée pour assurer le premier vol, finalement reporté au samedi. Ethiopian Airlines n’est finalement disponible que lundi. Il effectuera un seul vol. Un autre vol est parti, hier, dans l’après-midi. Et, cet affréteur ne sera pas en mesure d’effectuer les deux vols par jour prévus dans le programme. Un chamboulement qui n’est pas sans conséquence. Mais, outre le problème d’avion, l’omission de dizaines de pèlerins sur les listes de vols montre combien les choses ont été faites avec légèreté au niveau du commissariat du hadj. A cela s’ajoute la mauvaise distribution des « ihrams » offertes gratuitement par le président de la République. Selon toute vraisemblance, c’est la manifestation d’une crise qui couvait longtemps au sein du commissariat du hadj. Une source très introduite, au sein de l’organisation, informe que le courant ne passe pas entre le commissaire du hadj, Mamadou Kourouma et Pascal Kouakou N’Guessan, le patron de la direction générale. Ce dernier n’aurait pas aimé que l’on confie l’organisation du hadj au premier.

R.T.

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