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Gagnoa/ Crise postélectorale : Le Rdr inhume ses martyrs
Publié le mercredi 2 novembre 2011   |  L'expression




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Les militants du Rdr de la cité du Fromager tombés pendant la crise postélectorale ont été conduits à leur dernière demeure vendredi.

Les martyrs du Rdr, tombés lors de la crise postélectorale de Gagnoa, reposent depuis vendredi au cimetière municipal de la ville. Traoré Ibrahim et Konaté Moussa sont les dernières victimes de la crise à avoir reçu l’hommage de la « Case verte ». Les populations de la capitale du Fromager sont sorties massivement pour dire adieu à ces jeunes gens tombés pendant la période qui a suivi le 28 novembre 2010. Au nombre de quatre, les trois premiers ont été tués par balle le 20 janvier pendant que le dernier a perdu la vie par le supplice du feu avec l’application de l’article 125 par des jeunes patriotes. L’oraison funèbre a été prononcée par le maire par intérim.

« De décembre 1994 au 11 avril 2011, cela fait 17 ans de haine, 17 ans de frustration, 17 ans d’injustice, 17 ans de douleur et d’atrocité subies par les militants du Rdr. J’en veux pour preuve, le charnier de Yopougon, les tueries de mars 2004 avec les hélicoptères », a rappelé Bamba Médji. Puis d’ajouter : «Nous sommes ici après la grande prière du vendredi pour accompagner nos deux enfants. Il faut savoir que les deux frères qui sont là aujourd’hui auraient pu être chacun de nous. Dieu nous a protégés, mais cela aurait pu être chacun de nous. C’est dire que chacun de nous a échappé d’une manière ou d’une autre à la mort. C’est pourquoi nous avons voulu leur rendre hommage. Cet hommage, nous le rendons à nous-mêmes, car nous avons lutté pour la vérité. C’est sur le chemin du triomphe de la démocratie que nos camarades sont tombés ». Pour le premier magistrat, le sang de toutes ces victimes a permis le triomphe de la démocratie. « Ce vendredi, nous pleurons Traoré Ibrahim et Konaté Moussa. Alors, ce que nous pouvons retenir de leur mort est qu’elle n’est pas gratuite.

Ils sont morts pour la cause de la vérité et pour le triomphe de la démocratie », s’est appesanti le premier magistrat de Gagnoa. Il s’est souvenu de Koné Nohoua, Koné Madou, Diomandé Mamdou, Brou Andokou Christian, Camara Gnaman, Brou Jacques, Kaboré Amadou, Traoré Aliou, Konan Kouassi Raphaël, tombés pour la victoire du président Ouattara. Il a par ailleurs demandé l’union des militants pour guérir la Côte d’Ivoire des maux qui l’ont gangrenée durant plusieurs années. « Je vous demande de respecter leur mémoire en restant toujours uni. Uni pour la cause de la Côte d’Ivoire », a-t-il souhaité. La levée du corps a été suivie d’une procession dans les grandes artères de la ville avec une escale à la mosquée en bois où la prière mortuaire a été dite par le président régional du Conseil supérieur des imams (Cosim), Soumahoro Souhalio. Les cérémonies du septième jour ont eu lieu hier au jardin de Dioulabougou en présence du délégué départemental du Rdr et des cadres Rhdp de la ville.

Gnahoré David, correspondant régional.

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