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Candidatures aux législatives
Publié le jeudi 10 novembre 2011   |  Le Nouveau Réveil




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Désillusion, amertume, frustration, déception, c’est avec le cœur serré mais animé d’une farouche détermination que le Pdci-Rda a décidé d’affronter ces élections législatives. Entre les intérêts individuels et les ambitions partisanes, la mayonnaise de l’alliance n’a pas pris dans le choix des candidats du Rhdp. Pis, des incompréhensions entre le Rdr et le Pdci ont propulsé ces deux dernières semaines le Rhdp dans une zone de turbulence et d’incertitude. Accusations, suspicions et invectives ont fusé de toute part. On est allé jusqu’à prêter à l’un, l’intention de vouloir phagocyter l’autre ou d’opérer sur elle une fusion-absorption. Mais après avoir traversé l’épreuve du fer et du sang, le Rhdp peut-il fondre aussi facilement sous la brulante canicule des législatives? L’essentiel dans cette bataille n’est-il pas ailleurs ? Assiste t- on à une véritable guerre ou à une guéguerre de leadership entre les deux locomotives du Rhdp ?

Quelque chose a été tenté. Ça n’a pas marché. Pour autant, il faut être vraiment un niais politique pour croire que la vie du Rhdp s’arrêtera à ce carrefour mal négocié des législatives. Car malgré les éclats de voix, les récriminations et parfois les mauvais procès d’intention, le véhicule ne s’est pas retrouvé dans le ravin les quatre roues en l’air. Le Rhdp continue de respirer, les présidents Ouattara et Bédié continuent de se parler, de se consulter et d’envisager l’avenir dans une totale et parfaite convergence de vue. En témoigne la sérénité qui fut la leur au cours de ces dernières semaines alors que d’aucuns croyaient la citadelle Houphouétiste lézardée et sur le point de fondre comme un château de cartes. En démocratie, quand on n’est pas d’accord, on dit non. C’est ce que les cadres Pdci du Nord ont fait. On peut épiloguer sur le ton, sur la manière. Mais en tout état de cause, il aurait fallu s’asseoir avec eux, discuter, pour trouver la meilleure parade, les corrections à apporter pour les apaiser. Malheureusement, les choses sont allées trop vite. Le président Bédié a été trop vite saisi. Et les délais impartis par la Cei ne lui ont pas vraiment laissé le choix.
Dans son communiqué du 3 novembre qu’il a fait publier après avoir consulté ses pairs de la conférence des présidents, le président Bédié a essayé de couper la poire en deux. Autoriser les candidats Pdci du Nord à se présenter et conseiller que là où les alliances ne posaient pas de problème que celles-ci soient respectées. Finalement, sur le terrain, cette dernière consigne n’a pas été respectée. Des listes d’union Pdci-Rdr ont été brisées partout à Abidjan sauf à Port-Bouët et à Marcory. Le Pdci et le Rdr ont présenté des candidats pratiquement dans toutes les circonscriptions. Et c’est à juste titre que le ton qui est monté d’un cran ces dernières semaines continue de susciter des inquiétudes sur l’avenir du Rhdp.

Pdci, Rdr même combat ?

L’euphorie de la victoire encore perceptible à travers certains actes ne peut prendre à défaut les certitudes et la réalité politique. Le Pdci-Rda reste le Pdci-Rda et le Rdr demeure le Rdr, chaque formation politique conserve intactes ses forces et ses faiblesses sur le terrain. Le Pdci a ses bastions, le Rdr en a les siens. Tous savent d’où ils viennent, la traversée du désert a été dure, longue. Elle a surtout coûté cher à la Côte d’Ivoire et aux Ivoiriens. Le Rhdp est une alliance qui a une colonne vertébrale solide. Bédié et Ouattara. Ils se sont réconciliés à Paris, fortifié cette alliance dans une plate-forme signée en 2005 à Paris, le 18 octobre 2010 ils ont adopté à Yamoussoukro un programme commun de gouvernement. Mieux, dans une mémorable démarche empreinte d’humilité et de sincérité, les deux hommes forts du Rhdp sont allés s’incliner sur la tombe du père-fondateur et juré de se soutenir mutuellement pour le bonheur de la Côte d’Ivoire, l’héritage commun.
Dans toutes les décisions qu’il a été amené à prendre, Bédié n’a cherché qu’une seule chose, l’intérêt du Pdci, du Rhdp et de la Côte d’Ivoire. Il ne lui viendra jamais à l’idée de brader cet héritage essentiel, capital.
De même, le Président Alassane Ouattara n’a pas le souci d’absorber le Pdci. Sur ce point, il n’y a aucun doute. Et Bédié sait que sa collaboration avec le chef de l’Etat est bâti sur la confiance réciproque. Le Pdci et le Rdr iront à ces élections en rangs dispersés mais pas opposés. Car au finish, les parlementaires issus du Rhdp, quel que soit leur nombre, se battront pour aider Alassane Ouattara à appliquer le programme commun de gouvernement adopté le 18 octobre 2010 à Yamoussoukro. Tout le reste est une question de détail. Si l’on en croit d’ailleurs des sources proches de la direction du Pdci-Rda, le président Bédié qui s’était réuni avec ses plus proches collaborateurs au sein du parti leur aurait donné une dernière consigne. A savoir faire tout pour assurer au président de la République, Alassane Ouattara, une « majorité écrasante » à l’Assemblée nationale afin de lui permettre de dérouler le programme commun de gouvernement.
Faut-il le rappeler, le plus grand souci du président Houphouet-Boigny était de voir ses enfants unis même si cela devrait se faire contre lui. C’est dans l’union que le Rhdp a triomphé de la dictature et de la tentative de hold-up électoral de Gbagbo. Les présidents Bédié et Ouattara ont été les moteurs de ce vaste élan de solidarité nationale. Ils ont été suivis dans ce combat par les jeunes du Rjdp, les femmes, et l’ensemble des cadres du Rhdp. Gagner la présidentielle a été la première victoire, d’autres challenges les attendent, ils ont donc intérêt à se retrousser les manches pour y parvenir, ensemble. Ce qui s’est passé entre le Pdci et le Rdr est à classer dans le lot des maladies infantiles de toute alliance. Il ne faut donc pas leur donner outre mesure plus d’importance qu’il n’en faut.
Akwaba Saint-Clair

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