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Réception des pro-Gbagbo libérés / Laurent Akoun accentue la pression sur le pouvoir : ‘’Nous ne ferons jamais profil bas’’
Publié le lundi 14 novembre 2011   |  L'intelligent d'Abidjan




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Le siège du Cnrd à Cocody cité des arts a vécu une ambiance de fête samedi 12 novembre 2011 à l’occasion de la réception des proches de Laurent Gbagbo arrêtés à partir du 11 avril 2011. Arrivés sous le coup de 15 heures, c’est en file indienne que les ex-prisonniers ont franchi le portail du siège de la coalition des partis qui soutiennent Laurent Gbagbo. La joie monte d’un cran en ce moment-là. Parents, amis, connaissances et surtout camarades de partis ne peuvent s’empêcher de crier ou de faire de chaudes et vives accolades. Gnamien Yao, Kata Kéké, Adèle Dédi Tapé, Serge Boguhet, Martin Dassé, Koné Boubakar, Gui Boni Sinsin, Armand Bohui, Dogo Raphaël, Ettien Amoakon, pour ne citer que ceux-là, et rejoints plus tard par Diabaté Bêh, sont accueillis en héros. Passé les clameurs de l’accueil, place a été faite à la politique. Trois discours se succèdent. C’est Bernard B. Dadié, président du Cnrd, qui ouvre le bal pour exprimer une vive émotion. ‘’ Je suis venu voir si ce que racontent les journaux était vrai. Je suis venu j’ai vu. Nous aussi nous avons été en taule. C’est ça la politique ! C’est ce qui a fait marcher les femmes de Côte d’Ivoire pour qu’on puisse nous juger. (…) Je suis venu voir si vous aussi comme nous, Vous êtes des anciens prisonniers’’, a dit brièvement, d’un ton poétique, l’auteur de « Climbié ». Laurent Akoun, secrétaire général par intérim du Fpi, pour sa part, ne concédera rien au régime Ouattara. ‘’Camarades, vous venez du sous-sol de la société et je suis fier de vous voir en liberté même provisoire’’, a-t-il commencé. Et de poursuivre : ‘’que Gbagbo sache à Korhogo que nous sommes là et que rien, rien ne nous fera déroger ou à la limite écarter de cette voie de la lutte démocratique. Il faut Gbagbo ici et maintenant chez lui. Camarades, vous aviez cette noble mission parce que vous vouliez dans ce pays, bâtir un état de droit. C`est-à-dire quitter la soumission pour se mettre au respect de l’ordre juridique. Nous allons respecter la loi et non faire profil bas. Et nous ne ferons jamais profil bas’’. Pour le secrétaire général du Fpi, la période actuelle est celle de la ‘’victoire temporaire’’ des armes sur la démocratie. Aussi invitera-t-il ses camarades libérés à tenir ferme pour la suite de la ‘’lutte’’ qui, dit-il, ne connaîtra son épilogue qu’à la sortie du dernier des prisonniers. ‘’Vous êtes des acteurs ayant de la conviction. (…) vous devez comptabiliser ce temps comme un gain’’, a exhorté Laurent Akoun invitant les membres de son camp à resserrer les rangs. Et comme pour marquer l’adhésion des élargis au discours du secrétaire général du Fpi, Joseph Kata Kéké a salué la démarche de tous ceux qui ont œuvré à leur libération. ‘’Nous n’avons pas l’intention de faire des commentaires sur ce qui se passe maintenant. Nous sommes tous prêts pour le service. Vous pouvez nous appeler dès maintenant, nous sommes prêts à travailler là où vous nous enverrez’’, a affirmé le ministre de la recherche scientifique du gouvernement Aké N’Gbo. Danièle Boni Claverie, Georges Armand Ouégnin, Bolou Bi Toto, Chantal Léba n’étaient pas de la fête. Ils se sont excusés car happés par leurs familles biologiques, nous a appris un membre influent du Fpi. On notait également les absences de Sylvain Miaka Ouretto, président du Fpi, Gervais Coulibaly (Cap-Udd), Laurent Dona-Fologo (Rpp) même s’ils étaient représentés.
S.Débailly

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