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Commémoration de la convention des nations unies relative au droits de l`enfant - Déclaration du gouvernement
Publié le dimanche 20 novembre 2011   |  Ministères


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© Abidjan.net par DR
Dr Coffie Raymonde Goudou, Ministre de la famille de la femme et de l`enfant.


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La Côte d’Ivoire, à l’instar de la communauté internationale célèbre le 22ème anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant (CDE).
Cette convention, adoptée le 20 novembre 1989 par les Nations Unies, et ratifiée par la Côte d’Ivoire le 4 février 1991, est un instrument de droit international visant à assurer à tous les enfants, en tant qu’êtres humains particulièrement vulnérables, la reconnaissance de droits sociaux, économiques, civiles et politiques.
Le thème retenu cette année : « Protection des Enfants en Côte d’Ivoire : Bilan et Perspectives » nous amène encore une fois, à faire l’évaluation de la mise en œuvre de la CDE dans notre pays.
Depuis la ratification de la Convention relative aux Droits de l’Enfant par la Côte d’Ivoire, d’importants progrès ont été enregistrés dans la reconnaissance et le respect des droits fondamentaux de l’enfant.
En effet, le cadre juridique de protection de l’Enfant a été renforcé par des protocoles additionnels à la CDE, à savoir :
-le Protocole relatif à l’implication des enfants dans les conflits armés, en août 2011,
-le Protocole se rapportant à la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, en octobre 2011.
Des lois ont été également adoptées dans des domaines spécifiques notamment la loi n° 2010- 272 du 30 septembre 2010, portant interdiction de la traite et des pires formes de travail des enfants.
Cette loi a permis d’assurer la protection des enfants victimes de traite et de pires formes de travail et leur a offert des moyens de recours.
Sur le plan institutionnel, Son Excellence, Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire a signé un Décret n°2011-365 du 3 novembre 2011 mettant en place un comité interministériel de lutte contre la traite des enfants aux fins de coordonner les actions des acteurs clés et assurer la mise en œuvre des programmes et projets en vue de l’éradication de la traite et du travail des enfants.
On note par ailleurs, l’implication de la Première Dame à un très haut niveau à preuve, la mise en place du Comité de surveillance de lutte contre la traite et le travail des enfants.
A côté de ces mesures d’ordre législatif et institutionnel, le Gouvernement a mené des actions concrètes de protection des enfants ayant trait à :
-la lutte contre la pauvreté
-la protection sanitaire des femmes et des enfants ;
-l’accès à l’éducation pour tous, en particulier des filles ;
-la lutte contre le VIH/SIDA ;
-l’élimination de la traite et des pires formes de travail des enfants.

Malgré tous ces efforts, les tâches à accomplir restent encore importantes.
En effet, 34% des enfants ne sont pas enregistrés à l’Etat Civil (MICS, 2006) ;
Ce qui ne leur permet pas leur inscription à l’école ou leur accès aux examens et concours.
De nombreux enfants n’ont pas encore accès aux soins de santé, situation qui les prive ainsi de leur droit à la santé.
A cela s’ajoutent, la dislocation des familles et la démission de certains parents face à leur responsabilité.
Les crises successives qu’a connu la Côte d’Ivoire ont amplifiés d’autres maux tels que le phénomène des enfants abandonnés, des enfants de la rue et des enfants non accompagnés.
984 enfants ont été victimes d’agressions physiques et sexuelles, de maltraitance, d’enlèvement, de torture et de mutilations génitales.
Malgré les campagnes de sensibilisation sur les MGF, demeurent des poches de résistances culturelles au sein des communautés.
Au regard des problématiques indiquées, il est plus qu’impérieux de conjuguer les efforts Etat-Parents-Partenaires au Développement-Société Civile pour renforcer la lutte contre toutes ces violations qui font obstacle au bien être et à l’épanouissement de nos enfants.

Chers compatriotes
Le Gouvernement saisit l’occasion du présent anniversaire pour encourager tous les acteurs clés à redoubler d’efforts pour la protection et la promotion des droits de l’enfant. Cela ne sera possible que dans un environnement de sécurité et de paix.
Le Gouvernement invite chacune et chacun à créer des conditions de réconciliation vraie à l’effet d’offrir aux enfants un cadre propice à leur bien-être et à leur épanouissement.

Chers compatriotes œuvrons tous à la protection des enfants.
Je vous remercie.

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