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Guillaume Soro, hier lors du conseil des ministres  : «Le gouvernement prend acte»
Publié le jeudi 1 decembre 2011   |  Nord-Sud




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«En exécution du mandat d’arrêt, émis par les juges de la Cour pénale internationale (Cpi), Gbagbo a été transféré à La Haye ce 29 novembre 2011. Il y a lieu pour le moment d’en prendre acte. Cette situation nous inspire deux grandes leçons : La première, c’est l’absence de repentance et le manquement d’humilité du Fpi qui ont conduit, Monsieur Laurent Gbagbo, à la Cpi. Comment auriez-vous pu, politiquement, vous battre pour le compte du Fpi, quand ce parti a rejeté votre main tendue. Refus de participer au processus de réconciliation, refus de prendre part aux élections législatives. Manquement aussi de concourir à l’apaisement et à la réconciliation nationale. Dès lors, quel argument aviez-vous à faire valoir ? De tous les temps de sa détention à Korhogo, Laurent Gbagbo n’a entrepris aucune démarche en vue de nouer le dialogue avec nous. Bien au contraire, des mots d’ordre extrémistes ont été donnés par avocats interposés pour entraver la normalisation en cours. Il est temps de revenir à de meilleurs sentiments car l’entêtement de certains pourrait encore conduire bien d’autres sur les mêmes sentiments. Dans mon intime conviction, si le Fpi était représenté aux législatives et s’engageait dans la vraie réconciliation, ce serait autant d’espaces et d’arguments qui auraient peut-être permis de tracer un tout autre destin pour leurs dirigeants, qui sait ?La deuxième leçon, concerne les dirigeants de ce monde. Dans ce siècle nouveau où l’universalité de la démocratie s’impose à toutes les nations, l’on ne peut se jouer du peuple indéfiniment. L’on ne peut être omnipuissant pour défier ou mépriser l’histoire. L’on ne peut commettre des crimes de sang impunément. Cela a été vrai hier au Liberia, au Rwanda. C’est encore vrai en Côte d’Ivoire. Les victimes, les familles des victimes en ont la preuve aujourd’hui ».
Propos recueillis par MAE

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