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Transfèrement à la cpi : Laurent Gbagbo a passé sa première nuit à la prison de la Haye
Publié le lundi 5 decembre 2011   |  Parole d'Afrique


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© Autre presse
Cour pénale internationale (CPI) a la Haye au Pays-Bas


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Laurent Gbagbo a été transféré mercredi 30 novembre 2011 devant la Cour pénale internationale (CPI) huit mois après sa capture par les forces républicaine de Côte d’Ivoire (Frci) au terme d’un bref mais sanglant conflit armé.

De sa résidence de Korhogo, l’ancien président a été conduit mardi par hélicoptère vers une destination secrète, puis transféré dans un avion qui s’est envolé pour les Pays-Bas. L’avion est arrivé en milieu de nuit, soit à 4 heures du matin à Rotterdam. Laurent Gbagbo a ensuite été conduit jusqu’au centre de détention de La Haye. Où il a passé sa première nuit.Son extradition intervient à moins de deux semaines des élections législatives du 11 décembre.Selon Toussaint Alain, ce transfert n’est qu’une manœuvre désignée à liquider politiquement Laurent Gbagbo.»A un peu plus d’une semaine des élections législatives en Côte d’Ivoire, (ce transfert) risque d’attiser encore les tensions existantes dans le pays et les exactions dont sont régulièrement victimes les partisans du Front populaire ivoirien (FPI)» de l’ex-président, a déploré Lucie Bourthoumieux, l’un des avocats de l’ancien chef de l’Etat, dans un communiqué diffusé à Paris. Justin Koné, porte-parole de Laurent Gbagbo interrogé en Côte d’Ivoire, a quant à lui dénoncé «un acte grave» que les Ivoiriens n’accepteront pas.

Le FPI boycotte les législatives pour protester contre la détention d’un grand nombre de ses partisans. Mais, après le transfert de Gbagbo à la Haye, certains partis membres du CNDR ont décidé de se retirer également des législatives. Ce sont notamment le CAP UDD de Gervais Coulibaly, l’Alternative de Kabran Appiah et de l’UDCY de Mel Théodore. Ceux-ci avaient auparavant déposé leur candidature afin de prendre part aux législatives du 11 décembre 2011.

Le mandat d’arrêt de la CPI «rappelle aux dirigeants ivoiriens que personne ne doit être au-dessus des lois», s’est félicité Human Rights Watch, qui rappelle que des exactions ont également été commises par les deux camps. «Les efforts déployés pour traduire en justice ceux qui ont combattu dans les forces fidèles à Ouattara sont également essentiels», ajoute Elise Keppler, conseillère juridique du mouvement de défense des droits de l’homme, dans un communiqué.En septembre dernier, Alassane Ouattara avait annoncé que Laurent Gbagbo serait jugé par la CPI. L’ex-chef de l’Etat et son épouse ont été inculpés le 18 août de crimes économiques. Les charges retenues sont «infractions économiques, vol aggravé, pillage, détournement de fonds publics».»Il sera jugé bien sûr en Côte d’Ivoire pour les crimes économiques dont il a déjà été inculpé, et il sera également jugé par la Cour pénale internationale, à notre demande, pour que le procès soit transparent», avait dit le président Alassane Ouattara sur TF1.

Ce que risque Laurent Gbagbo en cas d’inculpation.

La Cour pénale internationale (Cpi), première juridiction internationale permanente apte à juger les pires criminels, a décidé à la demande des autorités ivoiriennes d’enquêter sur les violations graves des droits de l’homme. Un examen qui ne sera pas sans conséquences pour l’ex-président et ses proches.

Les enquêtes diligentées, en Côte d’Ivoire, par la Cour pénale internationale (Cpi) n’ont pas encore livrée leur conclusion, mais déjà on peut prédire le sort qui sera réservé aux personnes qui seront inculpées. Même si la peine de mort n’est pas encourue par ces derniers. Il n’en demeure pas moins que la Cour pourra prononcer des peines d’emprisonnement à perpétuité ou de trente ans au plus, ainsi que des peines d’amende. Les personnes si elles sont condamnées par la Cour effectueront leur peine d’emprisonnement soit dans l’établissement pénitentiaire de l’Etat hôte (les Pays Bas) soit dans celui d’un Etat partie volontaire. Il ne fait de doute que l’ex président Laurent Gbagbo et ses proches font partie des personnes visées par les enquêtes. Quoique, le procureur de la cour pénale, Louis Moreno Ocampo ait tenté de le masquer, lors de sa récente visite à Abidjan. Au terme de son séjour de 24 heures en terre ivoirienne, il s’est surtout prononcé sur la manière dont seront conduites les enquêtes sur la crise post-électorale. « Nous envisageons diligenter nos enquêtes à l’égard de trois à six personnes. Nos efforts seront concentrés sur les personnes les plus responsables et les crimes les plus odieux. En ce qui concerne les autres personnes présumées coupables ou responsables, elles feront l’objet d’enquêtes des autorités judiciaires ivoiriennes compétentes», a-t-il précisé. Interrogé sur l’identité de ces personnes qui feront l’objet de poursuites à la Cpi, Moreno-Ocampo a expliqué qu’il ne les connaissait pas encore. « Je suis en train de recueillir les informations », a-t-il ajouté. Au cas où ces personnes incriminées seraient hors du territoire ivoirien, il a indiqué que leurs arrestations se feraient avec le concours des pays où elles se seront refugiées. « La responsabilité de la mise aux arrêts des inculpés relèvera essentiellement des autorités territoriales. En principe, les Etats-membres ont l’obligation de mettre en œuvre le Traité de Rome », a-t-il dit. S’agissant de la volonté des uns et des autres de voir les enquêtes remonter à 2002, voire 1999, Luis Moreno-Ocampo a fait savoir qu’il y travaillait.

Kouassi Victoire

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