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Côte d`Ivoire: récession après la crise mais forte reprise économique en vue
Publié le mercredi 7 decembre 2011   |  AFP


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© Reuters
Le Port Autonome d`Abidjan


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Abidjan - Après une récession de près de 6% en 2011,
causée par la crise post-électorale, la Côte d`Ivoire devrait enregistrer une croissance d`environ 8% l`année prochaine et pourrait, si la stabilité est au rendez-vous, retrouver son rôle de locomotive régionale d`Afrique de l`Ouest.

"La Côte d`Ivoire est au travail", martèle inlassablement le nouveau chef de l`Etat Alassane Ouattara, à l`occasion de ses nombreux déplacements à l`étranger, en vantant les atouts de la première économie d`Afrique de l`Ouest francophone et plus important producteur mondial de cacao.

Cet ancien dirigeant du Fonds monétaire international (FMI) espère que les législatives de dimanche seront l`occasion de tourner définitivement la page d`une décennie perdue conclue sur une grave crise qui a fait environ 3.000 morts entre décembre 2010 et avril 2011.

Sur le terrain, la reprise est palpable. Les chantiers se multiplient à Abidjan, métropole vibrionnante de cinq millions d`habitants. Le gouvernement a lancé une politique de grands travaux, symbolisée par le lancement du chantier pour le troisième pont de la ville, en suspens depuis une vingtaine d`années.

Début novembre, les autorités ont annoncé qu`un organe public de régulation de la filière cacao et un prix garanti aux paysans seraient restaurés après plus d`une décennie de libéralisation de ce secteur stratégique, moteur du "miracle" ivoirien des années 1960 et 70.

"La reprise économique est partout visible. La Côte d`Ivoire est en
chantier", se réjouit Hadja Allou, 40 ans, une chef d`entreprise dans le BTP, un secteur sinistré ces dernières années mais qui devrait fortement rebondir à la faveur de la reconstruction.

"La reprise est nette", insiste Bruno Nabagné Koné, porte-parole du
gouvernement.

"Des affaires à faire"


"Le premier exemple, c`est l`indicateur du taux de croissance qui était de -12% au plus fort de la crise. Aujourd`hui, avec les efforts qui ont été faits, il n`est plus annoncé qu`aux environs de -5%", explique-t-il à l`AFP.

Et "nous escomptons entre 8 et 10% de croissance en 2012", précise-t-il. Un rebond confirmé par le FMI qui table sur une hausse du produit intérieur brut de 8,5% l`an prochain, puis une moyenne de 5,7% sur 2013-2016.

Les bailleurs de fonds accompagnent fortement cette reprise, les prêts ont repris comme les réductions de la dette, les hommes d`affaires affluent de nouveau dans les hôtels d`Abidjan.

"Il y a des affaires à faire, les besoins en investissements sont énormes", relève un Français installé de longue date dans le pays. Si les infrastructures n`ont pas été détruites, elles accusent en effet le coup d`un long sous-investissement.

Ancienne puissance coloniale, la France, à laquelle M. Ouattara doit une bonne partie de sa victoire en avril, reste le premier partenaire commercial du pays, à travers de grands groupes comme Orange, Total ou Bolloré.

Mais de nombreuses entreprises locales, notamment des PME, ont subi de
plein fouet la crise politico-militaire entamée en 2000. En une décennie, la moitié ont disparu et il n`en reste qu`environ 14.000, estimait récemment le président de la Chambre de commerce et d`industrie, Jean-Louis Billon.

Pour lui, il faut établir très vite "un Etat de droit de plein exercice, une sécurité judiciaire et juridique, des infrastructures de qualité, un système d`éducation qui permet d`avoir des ressources humaines plus compétitives".

Il y a urgence, les attentes sont énormes. Le président Ouattara "a promis 200.000 emplois par an, nous ne voyons rien venir à l`horizon", tonne Roger, sans emploi, espérant qu`après le "pain noir", "le pain blanc viendra".

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